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Nos chercheurs à l'ACFAS


De nombreux chercheurs de l’UQAM – professeurs, chargés de cours et étudiants – participeront au 80e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui se tient cette année au Palais des congrès de Montréal, du 7 au 11 mai 2012. Le plus important rendez-vous scientifique multidisciplinaire de la francophonie célèbre ses 80 ans sous le thème Parce que j’aime le savoir et réunira plus de 5 000 participants. Voici quelques-uns des colloques organisés par des Uqamiens dans divers domaines de la connaissance.

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Féminisme et mouvements sociaux : convergences et dissonances

C’est une intervention d’une jeune militante au colloque organisé l’an dernier par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF), dans le cadre de l’ACFAS, qui a fourni aux membres de l’Institut le thème de leur rencontre annuelle pour 2012 : Féminismes et autres mouvements sociaux : quels liens, quels enjeux, quels débats? (8 mai). «L’étudiante avait parlé de son expérience dans un groupe qui se disait ouvertement féministe et qui, pourtant, reproduisait dans ses structures et son fonctionnement tous les stéréotypes les plus machos», raconte Rachel Chagnon, professeure au Département de sciences juridiques et responsable de l’événement.

Peut-on être féministe à l’intérieur de mouvements sociaux dont le but premier n’est pas la revendication des droits des femmes? Les valeurs féministes peuvent-elles s’intégrer à d’autres luttes sociales? Certaines féministes – radicales depuis toujours ou désillusionnées – sont convaincues que cela est impossible et que seul un mouvement de femmes peut porter les revendications féministes. D’autres croient au contraire que le féminisme n’est pas une lutte en soi, mais un positionnement qui devrait orienter toutes les batailles menées en vue d’une plus grande justice sociale. «Les deux tendances s’exprimeront lors du colloque, affirme Rachel Chagnon. Certaines conférences montreront les dangers pour le féminisme d’être récupéré ou instrumentalisé par différents mouvements, alors que d’autres décriront la richesse des alliances qui ont pu se nouer entre  féminisme et post-colonialisme, par exemple, ou entre féminisme et environnementalisme.»

Parmi les membres de l’IREF qui feront des présentations, Janik Bastien-Charlebois abordera le problème spécifique du contre-mouvement masculiniste. De son côté, Mickael Chacha Enriquez s’intéressera aux liens entre la militance trans, en plein essor, et le féminisme. Josée-Anne Riverin livrera quant à elle le résultat de ses recherches sur l’articulation entre les revendications féministes de femmes autochtones en Asie et les enjeux collectifs qui les lient à leur peuple.

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Mobiliser les connaissances

Organisé par le Bureau du vice-recteur à la Recherche et à la création Yves Mauffette, en collaboration avec la doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation, Monique Brodeur, et le professeur du Département de sociologie Jean-Marc Fontan, le colloque Quel rôle pour les universités dans la mobilisation des connaissances (7-8 mai) abordera les conditions favorables à la circulation, au transfert et à l’appropriation des connaissances issues de divers acteurs dans la société, dont les chercheurs universitaires.

Les organismes socioéconomiques et gouvernementaux sont de plus en plus avides de collaborations de toutes sortes avec les universités. Cette évolution entraîne un renouvellement des pratiques de recherche partenariale. «Les organismes subventionnaires eux-mêmes reconnaissent ces collaborations, observe Yves Mauffette. Ils ont d’ailleurs développé des programmes qui stimulent et financent les partenariats avec les milieux pour maximiser les retombées des recherches.»

Les divers partenaires impliqués dans la mobilisation des connaissances participeront à la réflexion : les universités, les organismes gouvernementaux et subventionnaires, les organismes de soutien, de liaison et de transfert, ainsi que les milieux de pratique. Selon le vice-recteur, «la notion de mobilisation des connaissances implique un élargissement du nombre d’acteurs qui participent au développement de la recherche. Elle prend des formes diverses et repose sur une coconstruction de savoirs par les chercheurs et leurs partenaires.»

Le colloque traitera également des mécanismes institutionnels les plus appropriés, dans les universités, pour reconnaître et soutenir les initiatives de mobilisation des connaissances. «L’UQAM est bien placée pour s’acquitter de cette mission puisqu’elle s’est dotée, depuis plus de 20 ans, d’un  Service aux collectivités qui appuie des projets en partenariat avec des groupes sociaux, note Yves Mauffette. Nous avons aussi créé le Service des partenariats et de soutien à l’innovation qui se consacre à l’établissement de liens entre les chaires de recherche et des partenaires de tous les horizons, dont des entreprises et des organismes publics et privés.»

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Scénarios apocalyptiques

«Tapez le mot apocalypse sur Google et vous obtiendrez plus de 100 millions de résultats : textes, discours et images de toutes sortes. Les visions apocalyptiques, présentes dans la plupart des cultures, marquent notre imaginaire depuis les temps bibliques», souligne le professeur Joseph Josy Lévy, du Département de sexologie. Celui-ci est coresponsable du colloque Apocalypse(s) et imaginaires de la fin (10-11 mai) avec son collègue Patrick Bergeron, professeur à l’Université du Nouveau-Brunswick. Réunissant des chercheurs de toutes disciplines, le colloque s’inspire de l’aura apocalyptique conférée à l’année 2012 par diverses prophéties relatives à une fin du monde imminente. Il propose de réfléchir sur les imaginaires de fin du monde et sur les scénarios de mort universelle qui l’accompagnent.

Si les visions apocalyptiques ont de tout temps fait partie des récits par lesquels l’humanité a pensé ou imaginé l’avenir de la vie sur terre, il semble que nous assistions à une résurgence de discours, mythes et métaphores liés, de près ou de loin, à l’idée de catastrophe totale. «Les scénarios apocalyptiques modernes, dit Joseph Josy Lévy, s’alimentent à des sources diverses : la littérature et le cinéma-catastrophe hollywoodien, les menaces naturelles – tsunamis, séismes – que l’humanité ne contrôle pas, les dangers associés aux épidémies – pensons au sida et à la grippe H1N1 –, ou encore les prédictions touchant le réchauffement climatique.» Certains exploitent la composante sexuelle en suggérant que la promiscuité et la débauche appellent le châtiment des mondes divin ou naturel. «Le sida, par exemple, a été associé à des fléaux du passé, comme la peste, et a été utilisé dans les discours religieux fondamentalistes pour nourrir des perspectives de type apocalyptique.»

La thématique des imaginaires de la fin constitue un point de rencontre, qui aurait paru improbable il y a 15 ou 20 ans, entre la recherche universitaire et la culture populaire, avec, notamment, l’étude de fictions apocalyptiques dans la bande dessinée, les téléséries et les jeux vidéo. Les intervenants au colloque feront le point sur cette question. Ils tenteront aussi de dégager des perspectives sur notre souci de l’avenir et de mieux comprendre les impacts des imaginaires de la fin sur les individus et les populations, en particulier les plus vulnérables.

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La mode sous la loupe

Le colloque L’état de la mode contemporaine (7 mai), présenté en collaboration avec le Bureau de la mode de Montréal, réunira pour la première fois près d’une trentaine de chercheurs européens, américains et canadiens autour du thème de la mode. Les quelque 20 conférences offertes seront regroupées autour de 4 axes : la mode et les consommateurs, la gestion de la mode, la mode éthique, le design et les textiles. La professeure Agnès Rocamora, du London College of Fashion, spécialiste des blogues de mode, s’entretiendra du phénomène des blogueuses «qui aident à faire connaître les designers et ont énormément d’impact et d’influence sur les choix des consommatrices», relève la responsable du colloque, Mariette Julien, professeure à l’École supérieure de mode.

Le sociologue Michel Messu, de l’Université de Nantes, prononcera une conférence sur le cheveu punk, alors que la diplômée Marie-Eve Faust parlera du vanity sizing, «un procédé qui permet aux consommatrices de croire qu’elles sont plus minces qu’en réalité grâce à la manipulation des tailles indiquées sur les étiquettes». La doctorante en communication Marie-Pierre David s’est pour sa part intéressée aux produits de luxe en lien avec le paraître et le désir d’être. Le professeur Jocelyn Bellemare, de l’École supérieure de mode, discutera des retards du Canada dans l’implantation du sur-mesure de masse (mass customization), une voie de l’avenir en marketing.

Parmi les nombreux autres sujets du colloque : la mode des jeunes, la mode et les baby-boomers, l’importance de la marque lors de l’achat, une recherche inusitée réalisée auprès de plus de 1 100 consommatrices, le profil des fashionistas, la protection juridique du design contre le piratage et la contrefaçon, la mode éthique au Québec, la condition des créateurs de mode à Montréal, les vêtements ludiques et participatifs, les tissus intelligents, la conservation des tissus dans les expositions de vêtements présentés dans les musées, le sexisme dans la mode et le rapport mode/pédophilisation.

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Comment attirer et retenir les employés?

«L’attraction et la rétention des employés constituent deux défis majeurs pour un nombre grandissant d’entreprises au Québec. Est-ce que ce qui attire peut aussi retenir?», se demandent les organisateurs du colloque intitulé Vers une compréhension intégrée des facteurs déterminants de l’attraction et de la rétention des employés (10 mai), organisé par les professeures Lucie Morin et Kathleen Bentein, du Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion, et par le professeur Pascal Paillé, de l’Université Laval, en collaboration avec la Chaire en gestion des compétences de l’UQAM.

«Il existe un corpus significatif de connaissances sur chacune de ces problématiques, mais très peu d’efforts d’intégration ont été réalisés à ce jour, note Lucie Morin. Notre objectif est de réunir des chercheurs afin de construire une compréhension intégrée des principaux déterminants de l’attraction et de la rétention, en espérant que cette mise en commun des connaissances facilitera ensuite l’implantation de pratiques cohérentes et efficaces en milieu organisationnel.»

Entre autres sujets, des présentations aborderont la santé et le bien-être au travail à titre de facteurs de rétention. «Le soutien au sein de l’organisation, qu’on parle d’aide pour l’utilisation des équipements, de formation ou d’écoute, constitue également un facteur de rétention», note la chercheuse. Du côté de l’attraction, on traitera entre autres de la rémunération, de l’éthique et de l’image de marque de l’employeur. «Toutes les recherches qui seront présentées ont été effectuées au sein de véritables organisations, au Québec ou à l’international», précise la professeure.

Les participants ont déjà accepté de soumettre un texte pour un ouvrage collectif sur le sujet qui paraîtra à l’automne 2012 aux Presses de l’Université Laval et qui s’adressera avant tout aux entreprises.

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Les bases de l’apprentissage

On n’insistera jamais assez sur l’importance sociale de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. «Les élèves qui éprouvent des difficultés en lecture et/ou en écriture sont plus à risque de peiner ou d’échouer dans les autres matières», note Nathalie Prévost, professeure au Département d’éducation et formation spécialisées. Et les défis peuvent surgir à tout moment : au primaire et au secondaire, mais aussi au collégial ou à l’université. Voilà pourquoi Nathalie Prévost et sa collègue France Dubé ont souhaité réunir des chercheurs et des spécialistes qui travaillent sur l’apprentissage du français lors d’un colloque intitulé Apprenants en difficulté et littératie : du préscolaire au postsecondaire (9 mai).

Les présentations aborderont la prévention des difficultés, les interventions efficaces lors de l'entrée dans l'écrit, l'enseignement explicite de stratégies en lecture et en écriture, l'utilisation de ces stratégies par les apprenants lors de situations d'enseignement-apprentissage, l'effet de ces apprentissages sur la réussite, etc. L'apprentissage et l'enseignement de la lecture et de l'écriture auprès des populations à risque et en difficulté du préscolaire au postsecondaire fait également partie du programme, dont l’objectif global est de faire un état de la situation afin de pouvoir définir de nouvelles pistes de recherche et d'intervention.

Spécialiste du préscolaire, Nathalie Prévost présentera les résultats d’une recherche sur les apprentissages qui se font dès la maternelle. «On a cru pendant longtemps que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture débutait véritablement en première année du primaire, mais on s’aperçoit aujourd’hui que les enfants en apprennent les bases dès la maternelle, précise-t-elle. Voilà pourquoi les chercheurs québécois ont un intérêt marqué pour le préscolaire.»

Ce colloque s’inscrit dans les activités du nouveau groupe de recherche Apprenants en difficulté et littératie (ADEL). On peut retrouver des textes en lien avec le sujet sur leur site web.

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À qui appartient la science ?

La démocratisation de la science, que les expressions «science citoyenne» et «science participative» ont contribué à mettre à l'avant-scène, sera au centre des discussions du colloque Science et démocratie (9 mai), dont les coresponsables sont les professeurs Florence Millerand (communication sociale et publique) et Yves Gingras (histoire).

«Il faut garder une attitude critique face à la tendance qui amalgame qualité scientifique et principes démocratiques, comme si le fait d’ouvrir davantage la science au public entraînait automatiquement de meilleures pratiques scientifiques», note Florence Millerand. Cela dit, la chercheuse reconnaît que la participation des citoyens dans les débats et les activités scientifiques est souhaitable. Reste à voir quels seraient les mécanismes de participation les plus appropriés, et au regard de quels critères. «Aux États-Unis, vers le milieu des années 90, des associations de malades ont participé à la recherche sur le sida. Ils ont acquis une formation dans le domaine et ont contribué à la définition de protocoles d’essais cliniques.»   

Selon Florence Millerand, Internet joue un rôle important dans la démocratisation de la science en créant un espace qui facilite l’expression et la confrontation de voix différentes. «Grâce au Web, dit-elle, une association de parents d’autistes, en France, a créé un forum de discussions qui a permis de remettre en cause l’hégémonie du discours psychanalytique sur cette maladie. Le réseau Tela Botanica, sorte de Wikipedia de la botanique, a favorisé de nouvelles relations entre amateurs et professionnels de la botanique. En alimentant des banques de données à partir de leurs propres observations, des botanistes amateurs participent à la diffusion et la vulgarisation des connaissances dans cette discipline. Il ne suffit pas, toutefois, de mettre en ligne le savoir scientifique. Encore faut-il que les citoyens possèdent les outils nécessaires pour repérer les informations pertinentes et pour assimiler les connaissances.»

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Santé et société

Quels sont les déterminants sociaux de la santé et quels sont les processus d’adaptation qui permettent aux membres d’une collectivité de vivre en meilleure santé physique et mentale? Ces questions seront au cœur du colloque Contribution de la recherche au développement de la santé et de la société (8, 9 mai) organisé par l’Institut santé et société de l’UQAM. Sous la responsabilité de la professeure du Département de communication sociale et publique Mireille Tremblay, directrice de l’Institut, et de Diane Lacombe, agente de recherche et de planification, ce colloque abordera la santé sous des angles variés.

Parmi les présentations proposées, on note une conférence de Ginette Lafleur, doctorante en psychologie, au titre évocateur : «Est-ce que la santé est dans le pré? Résultats d’une enquête sur la santé psychologique d’agriculteurs du Québec, de la France et de la Suisse». Karen Messing, professeure associée au CINBIOSE, et ses collaborateurs s’intéresseront pour leur part aux conséquences sur la conciliation entre travail et vie personnelle des horaires imprévisibles générés par ordinateur dans le commerce de détail.

Parmi les conférenciers du volet consacré à la santé mentale, la professeure du Département de psychologie Janie Houle parlera de l’autogestion de la santé comme processus visant à redonner du pouvoir aux personnes souffrant de dépression. De son côté, la professeure du Département de musique Debbie Carroll fera deux présentations, l’une sur la musique dans le développement du jeune enfant et l’autre sur la musicothérapie. Finalement, parmi les nombreuses autres conférences de ce colloque, une présentation de la professeure Rachel Cox, du Département de sciences juridiques, et de ses collègues fera le point sur le cas des hypersensibilités environnementales dans la reconnaissance des maladies en émergence.

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L’humour, c’est sérieux

Alors que le Québec constitue une véritable pépinière d’humoristes, qu’il compte un festival et une école consacrée à l’humour, l’une des seules au monde, il n’existe ici aucune association scientifique dédiée à l’humour. Réunir chercheurs et praticiens pour lancer un observatoire sur la question : voilà le but premier du colloque L’humour, reflet de la société (10 et 11 mai), dont Florence Vinit, professeure au Département de psychologie, est coresponsable avec Louise Richer, directrice de l’École nationale de l’humour.

«Dans le milieu universitaire, cette thématique n’est pas toujours prise au sérieux, souligne Florence Vinit avec un sourire. Pourtant, beaucoup de gens font de la recherche, à partir de toutes sortes de perspectives, sur le rire et l’humour. L’objectif  est de les réunir dans un observatoire qui permettra d’échanger des idées pour voir comment l’humour, analysé sous différents angles, permet de dire quelque chose sur la société québécoise.»

Les thèmes du colloque sont variés et font appel à de nombreuses disciplines, autant les sciences humaines, que la psychologie, les lettres ou la communication. On se demandera s’il existe un humour typiquement québécois ou typiquement féminin et s’il est possible d’enseigner l’humour. On se penchera sur le style des jeunes humoristes, au Québec et en France, ainsi que sur les tendances de l’humour. On s’intéressera également à la présence des clowns dans le milieu de la santé (c’est dans ce cadre que Florence Vinit fera une présentation) et à l’utilisation de l’humour en entreprise. Finalement, les conférenciers, chercheurs et praticiens, s’interrogeront sur les limites de l’humour, sur ses liens conflictuels avec les religions et sur la rectitude politique.

En plus de Louise Richer, plusieurs personnes qui vivent de l’humour ou s’y intéressent de près, comme Stéphan Bureau, Lise Dion ou Émilie Ouellette participeront à l’événement en compagnie des chercheurs.

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S’adapter aux changements climatiques

Organisé par le professeur Laurent Lepage, de l’Institut des sciences de l’environnement (ISE), le chargé de cours Nicolas Milot, de la maîtrise en sciences de l’environnement, Denis Salles, de l’Institut national de recherche en sciences et technologie pour l’environnement et l’agriculture de Bordeaux, en France, et Caroline Larrivée, d’Ouranos, le colloque Adaptation aux changements globaux : climat et environnement, de la science à l’action (8 mai) invite, comme son titre l’indique, à passer à l’action. «Les chercheurs ont fait le constat que malgré la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et ce, peu importe le rythme auquel ces réductions surviendront, nous entrons dans une ère de bouleversement du climat se traduisant notamment par la multiplication et le degré d’intensité d’événements extrêmes, explique Laurent Lepage, qui est aussi titulaire de la Chaire d’études sur les écosystèmes urbains.

Ces bouleversements risquent d’affecter les populations et les écosystèmes les plus vulnérables.» Au Québec, les changements climatiques se manifestent notamment par des périodes de canicule dans les villes, par la perte du pergélisol au nord du territoire, par l’érosion côtière et par des transformations de l’agriculture. Des coûts sont à prévoir, ainsi que des répercussions sur la santé humaine et sur la sécurité des infrastructures. «Dans tous les pays du monde, il faudra faire face à ces nouveaux défis en développant des stratégies d’adaptation et des politiques publiques ayant pour but de réduire la vulnérabilité des populations», dit le chercheur.

Parmi les conférences présentées, une étude sur les mesures prises par la Ville de Montréal lors de la canicule qui a sévi en juillet 2010. «Ces mesures ne semblaient pas protéger vraiment les populations à risque, révèle Laurent Lepage. Par exemple, on a installé des aires de rafraîchissement éloignées des lieux de résidence des personnes âgées.»

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXVIII, no 16 (30 avril 2012)

Catégories : Arts, Éducation, Communication, Politique et droit, Sciences, Sciences humaines, Mode, Recherche et création, Professeurs

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