UQAM - Université du Québec à Montréal
Entrevues
UQAM › Entrevues › Changement de garde en soccer féminin
Micro

Changement de garde en soccer féminin


Par Pierre-Etienne Caza

Le nouvel entraîneur de l'équipe féminine de soccer de l'UQAM, Alexandre Da Rocha, a complété sa première journée de travail avec ses joueuses le lundi 3 septembre. Trois jours plus tard, la saison s'amorçait face aux Martlets de McGill. «Nous n'avons pas eu de camp d'entraînement, mais cela ne m'inquiète pas, dit l’entraîneur. Nous avons 19 bonnes joueuses et une équipe d'entraîneurs aguerris.»

Alexandre Da Rocha n'a pas pu diriger de camp d'entraînement, car il était au Japon au mois d'août, à titre d'entraîneur adjoint de l'équipe canadienne de soccer féminin des moins de 20 ans, dans le cadre de la Coupe du Monde Féminine U20. «Je fais encore connaissance avec mes joueuses», dit-il en riant.

Un entraîneur expérimenté

Sur la rive-sud de Montréal, Alexandre Da Rocha a joué aux niveaux A et AA avec ceux qui allaient devenir les vedettes de l'Impact, Patrick Diotte, Gabriel Gervais et Patrice Bernier. Il a fait ses débuts comme entraîneur-chef au Séminaire Sainte-Trinité, en 1994. Deux ans plus tard, il était embauché par le FC Sélect Rive-Sud, puis par le programme sport-études du Collège Français. Il a été associé dès 1997 avec les équipes du Québec, d'abord comme adjoint, puis comme entraîneur-chef de 2003 jusqu'à sa nomination avec les Citadins. Au cours de ces 18 années, il a guidé ses troupes à la conquête de plusieurs championnats canadiens.

Il a entraîné surtout des clubs féminins, mais aussi des garçons, ce qui demande deux approches bien différentes. «J'ai toujours retenu la phrase de la joueuse américaine Mia Hamm : Coach me like a man, treat me like a woman. Les exigences peuvent être les mêmes qu'avec les garçons, et même supérieures, car les filles sont plus fortes pour saisir rapidement les tactiques et les stratégies, mais la façon de communiquer est différente. Les filles sont plus sensibles.»

Les filles s'imposent souvent des limites physiques, note l'entraîneur, tandis que les gars veulent toujours se surpasser physiquement. «Il faut convaincre les filles qu'elles sont capables. Une fois que c'est fait, la progression est rapide!»

Être compétitif avant tout

Alexandre Da Rocha a accepté de succéder à Sophie Drolet pour relever un nouveau défi. Et celui-ci est de taille, puisque les Citadins, une équipe de milieu de peloton, n'ont jamais participé aux séries éliminatoires. L'an dernier, le club a terminé au sixième rang du classement avec une fiche de trois victoires, sept défaites et quatre matchs nuls. «Mon objectif est que nous soyons compétitifs à tous les matchs, dit-il. Participer aux séries éliminatoires constitue la deuxième étape.»

Avant le début de la saison, il a proposé aux joueuses deux façons de gagner : en misant sur l'anti-jeu, une version de la trappe telle que pratiquée au hockey, ou en installant un système de jeu et une cohésion qui rendront l’équipe redoutable à moyen et à long terme. Les filles n'ont pas hésité une seconde, elles ont choisi la seconde option.

Presque la moitié de l'équipe est composée de nouvelles recrues. Parmi les vétérans, on note la présence de la gardienne de but Constance Laroche-Lefebvre, nommée sur la deuxième équipe d'étoiles du Québec en 2011.

Les Citadins ont perdu leurs deux premiers affrontements par la marque de 3-0 face aux Martlets de McGill et au Vert & Or de Sherbrooke. «Le meilleur reste à venir, car nous n'avons pas été déclassés», conclut le nouvel entraîneur, qui aura pour assistants Louis-Frédérick Levasseur, Alexandre Rouge et Élodie Laroche-Lefebvre, la sœur de Constance.

Cette année, les Citadins disputeront leurs matchs locaux au Collège de Bois-de-Boulogne.

***

Du côté masculin

L'équipe masculine a conservé son noyau, puisque 14 des 20 joueurs étaient avec l'équipe l'an dernier. Les joueurs étoiles Gabard Fénelon, Imad Agday et Sallim Dahman sont de retour. Parmi les recrues à surveiller : James Louis-Jeune, Guillaume Rochon, Rémi Veilleux et Simon-Pierre Côté-Kougnima, le frère d'Éric, joueur de l'équipe de basketball. «Notre objectif est d'être meilleurs que l'an dernier et d'atteindre de nouveau les séries éliminatoires», souligne l'entraîneur-chef, Christophe Dutarte.

L'an dernier, les Citadins avaient terminé au quatrième rang, avec une fiche de cinq victoires, cinq défaites et deux matchs nuls. Ils s'étaient inclinés en demi-finale face aux Carabins de l'Université de Montréal.

Séparateur

Source : Journal L'UQAM, vol. XXXIX, no 2 (17 septembre 2012)

Catégories : Sports, Employés

Séparateur

Flèche Haut

UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 17 septembre 2012