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Gym liquide : ça baigne au Centre sportif!


Par Pierre-Etienne Caza

Le Centre sportif de l'UQAM est à l'avant-garde en matière de conditionnement physique dans l'eau. «C'est un moyen d'agrandir notre salle d'entraînement de l'intérieur!», lance en riant Andrée Dionne, animatrice au Centre sportif et responsable de la mise sur pied du gym liquide.

Muni de matériel d'entraînement musculaire, de vélos et de tapis roulants aquatiques, le gym liquide se distingue des cours d'aquaforme, lesquels consistent la plupart du temps à exécuter des mouvements en eau peu profonde, et où la routine axée sur le cardio est la même pour tous les participants. «Notre approche s'apparente plutôt à un entraînement musculaire en salle, mais dans l'eau et adapté aux besoins spécifiques de chacun, explique la kinésiologue. Il s'agit d'une solution idéale pour les gens affectés par un problème de santé qui les empêche d'être actifs.»

Les bienfaits de l'eau

Les effets bénéfiques de l'eau sont connus : les impacts sur les membres inférieurs y sont moindres que sur terrain sec. Une personne qui pèse 70 kg, par exemple, ne pèse que 7 kg immergée jusqu’au niveau du cou. «Comme la résistance de l'eau sur le corps est constante – on dit multidirectionnelle – et nous met en déséquilibre, cela nous oblige à travailler les muscles stabilisateurs de la colonne et ceux du dos, ce qui nous force à maintenir une bonne posture», explique le docteur Serge Goulet, médecin de famille sur la Rive-Sud et collaborateur du Centre sportif.

Selon lui, le gym liquide constitue un outil thérapeutique de choix dans la reprise de l'entraînement après des blessures. Il serait particulièrement efficace dans les cas d'hernie discale, mais aussi pour les fractures de stress, les blessures au genou ou à la hanche et l'arthrose, précise le médecin, qui n’hésite pas à référer ses patients à l'UQAM.

Plusieurs personnes ont contacté le Centre sportif après la diffusion d'un reportage sur le gym liquide à l'émission Découverte, au printemps dernier. C'est le cas d'Yves Legendre, 37 ans, qui a été opéré pour une hernie discale en avril dernier. Il a fait du gym liquide pendant huit semaines. «Lors du suivi post-opératoire à la fin juin, la neurochirurgienne était étonnée et ravie que je me sois remis aussi rapidement», souligne-t-il.

Joggeuse et marathonienne, Audrey Sylvestre, 39 ans, souffrait de deux périostites et d'un tendon déchiré. «Après huit semaines d'entraînement, j'ai pu à nouveau participer à une course avec intervalle de marche», dit-elle. Antoine Bilodeau avait un objectif précis en s'inscrivant au gym liquide: renouer avec l'exercice physique et perdre une centaine de livres. «Depuis le mois de juin, j'ai perdu près de 50 livres», souligne fièrement le jeune homme de 28 ans. Sylvie Bernard souffrait d'une déchirure du ménisque et d'arthrose qui l'empêchaient de marcher longtemps et de s'accroupir. «Je me suis inscrite au printemps et dès l'été j'ai pu aller faire de la randonnée en Californie», raconte cette dame de 57 ans.

Objectif autonomie

Les séances de gym liquide sont offertes à raison d'une ou deux fois par semaine, à l'heure du lunch les lundis et mercredis (12h-14h) pour les membres du Centre sportif (c'est gratuit pour eux), et les mardis et jeudis matins (7h30-8h45) ou le mercredi soir (19h-20h30) pour les non-membres. «Il n'est pas nécessaire de savoir nager», précise Andrée Dionne.

Chaque nouveau participant doit remplir un questionnaire sur sa condition physique et médicale. «Nous regroupons les gens selon leurs problèmes de santé, explique l'animatrice. Nous sommes 5 ou 6 instructeurs dans l'eau, avec des petits groupes de 5-6 personnes, et nous changeons d'entraîneur aux 15 minutes, en variant les exercices et en les modifiant selon les blessures et les limitations de chacun.» La kinésiologue évalue après chaque séance le seuil de douleur des participants afin de réajuster les programmes et de permettre à chacun de progresser à son rythme.

À la fin du trimestre, on remet aux gens un programme personnalisé afin qu'ils puissent poursuivre leur entraînement par eux-mêmes. Le but est de rendre les personnes autonomes et actives. «Les gens de l'UQAM devraient profiter de cette activité, parce que c'est à proximité… et il est prouvé que la proximité du lieu d'entraînement favorise l'assiduité!»

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXIX, no 4 (15 octobre 2012)

Catégories : Sports, Employés

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