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Un nouveau pdg chez Gestion Valeo


Par Pierre-Etienne Caza

Gestion Valeo et MSBi Valorisation (MSBiV), deux sociétés de valorisation de la recherche universitaire, ont annoncé en septembre qu'elles engageaient des discussions visant à favoriser le rapprochement de leurs opérations. Les deux organisations souhaitent partager leur mode de gestion et ont annoncé à cet effet la nomination de Didier Leconte, président-directeur général de MSBiV, à titre de p.-d.g. par intérim de Valeo. «L'innovation n'a plus de frontières, explique celui-ci. Pour être compétitifs sur la scène internationale et relever avec brio le défi de la commercialisation des résultats de la recherche universitaire, il faut regrouper une masse critique d'expertise et de moyens financiers. C'est le but visé par le rapprochement entre les deux sociétés.»

Les modèles de fonctionnement des deux organismes sont complémentaires, note le nouveau p.-d.g. «Gestion Valeo, dont la mission est de valoriser les résultats de la recherche effectuée par les universités membres du réseau de l’Université du Québec, dont l'UQAM, et l’Université Concordia, s'assure que les technologies les plus prometteuses soit soutenues et valorisées, que la propriété intellectuelle qui en découle soit protégée et que les meilleures propositions d'affaires soient envisagées», précise-t-il. Chez MSBiV, qui valorise les technologies provenant de l'Université McGill, de l'Université de Sherbrooke et de l'Université Bishop's, ainsi que de leurs hôpitaux et centres de recherches affiliés, le processus de protection de la propriété intellectuelle a été réalisé en amont, au sein des universités. «Nous ciblons les projets qui pourraient bénéficier d'une injection de capital pour accélérer leur développement, explique Didier Leconte. MSBiV donne un coup de pouce financier pour la création d'entreprises dérivées ou pour le développement de technologies prêtes à être transférées à des sociétés existantes.»

Didier Leconte estime qu'ici comme à l'étranger, il y a environ 10 à 15 % des chercheurs universitaires qui sont susceptibles de développer des innovations menant à une forme de commercialisation. «Le ratio entre chaque dollar investi en recherche et le nombre de déclarations d'invention pourrait être plus élevé, ce qui serait profitable à long terme, mais il ne s'agit pas non plus de transformer chaque universitaire en entrepreneur, précise-t-il. Cela dit, la plupart en possèdent déjà les qualités : ils gèrent des équipes de recherche, des relations avec des clients et des fournisseurs et des budgets souvent substantiels.»

Innovations technologiques et sociales

L’UQAM compte quelques succès en matière de transfert technologique. «On pense immédiatement à des innovations technologiques en sciences pures ou en sciences de la santé, mais cela peut aussi être des innovations technologiques dans d'autres domaines, comme la musique», précise Didier Leconte. C'est le cas du Wobble, un nouvel instrument de musique numérique créé par Leonardo Borrero Luz, étudiant à la maîtrise en communication (média expérimental), qui est soutenu par Gestion Valeo.

«Pour une université comme l'UQAM, le défi réside entre autres du côté de l'innovation sociale», poursuit Didier Leconte, pour qui il n’existe pas de hiérarchie entre innovation technologique et innovation sociale. «Nous nous concentrons sur la valeur de l'innovation, explique-t-il. Qu'il s'agisse de technologie ou de savoir-faire, notre but est d'amener des investisseurs à reconnaître cette valeur et à développer ces innovations.»

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXIX, no 5 (31 octobre 2012)

Catégorie : Recherche et création

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