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Jean-Philippe Ayotte-Beaudet.
Photo: Nathalie St-Pierre

Faire de la recherche dans un environnement stimulant

Parallèlement à sa maîtrise, Jean-Philippe Ayotte-Beaudet collabore à plusieurs groupes de recherche en sciences de l'éducation.


Par Jean-François Ducharme

Jean-Philippe Ayotte-Beaudet est un véritable passionné de recherche. L'étudiant à la maîtrise en éducation a la chance de combiner passion et travail, puisque parallèlement à la rédaction de son mémoire, il collabore à divers groupes de recherche, dont le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE-UQ), le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l'environnement et à l'écocitoyenneté (Centr'ERE), la Chaire UNESCO de développement curriculaire (CUDC) et l'équipe de recherche en éducation scientifique et technologique (EREST).

«Ces expériences sont tellement riches que j'ai parfois l’impression de faire deux maîtrises à la fois, souligne-t-il avec gratitude. Faire de la recherche est souvent perçu comme une activité solitaire, mais le climat de coopération et les échanges entre étudiants et chercheurs sont très importants. Être conseillé et épaulé par des gens d'expérience enrichit grandement ma formation.»

L'étudiant publie également des textes dans des revues scientifiques comme les Cahiers de la CUDC, la revue Spectre de l’Association pour l'enseignement de la science et de la technologie au Québec et Perspectives, la revue d'éducation comparée de l’UNESCO. «Ces expériences sont très formatrices. J'obtiens le support de chercheurs qualifiés qui me donnent beaucoup de rétroaction.»

Des professeurs renommés mais accessibles

Après avoir exploré le journalisme, la psychologie et l'administration, Jean-Philippe se tourne vers l'éducation et choisit de s'inscrire au baccalauréat en enseignement secondaire, concentration Science et technologie. Son choix d'université est facile à faire, la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM jouissant d'une grande renommée. «Les professeurs de l'UQAM sont reconnus pour leur pensée critique et leur implication dans les débats sociaux et les médias, souligne-t-il. Ce que l'on connait moins, c'est la relation entre les enseignants et les étudiants, le fait que les professeurs sont très faciles d'accès et qu'un étudiant peut même aller prendre une bière avec un professeur à l'occasion!»

Au baccalauréat, il fait la rencontre de plusieurs professeurs inspirants, dont Philippe Jonnaert, titulaire de la CUDC; Lucie Sauvé, titulaire du Centr'ERE; Renald Legendre, professeur émérite et auteur du Dictionnaire actuel de l'éducation; ainsi que Patrick Charland, qui deviendra par la suite son directeur de maîtrise. «Ces professeurs m'ont fait confiance dès le début, souligne l'étudiant. C’est d'ailleurs grâce à Philippe Jonnaert que j'ai pu décrocher un emploi à la CUDC dès la fin de mon baccalauréat.»

Vivre un stage à l’international

Les étudiants aux baccalauréats en enseignement à l'UQAM peuvent, à condition d'avoir une moyenne académique suffisante, réaliser leur troisième stage à l'extérieur du Québec. Jean-Philippe profite alors de cette occasion pour faire son stage dans une école secondaire du Bénin. «Vivre une expérience de stage à l'international est une grande richesse, dit-il. Cela nous permet d'expérimenter un autre système d'éducation et de prendre du recul par rapport à certaines choses que nous prenons pour acquises.»

Ce pays d'Afrique occidentale est un endroit extrêmement formateur pour faire un stage. «Pour enseigner les sciences au Bénin, il n'y a pas de laboratoires scientifiques ou de techniciens; il n'y a que du béton, des bureaux et un tableau. On apprend donc très rapidement à développer sa créativité!»

Combiner les passions

Après son baccalauréat, l'étudiant a envie de vivre une démarche scientifique et de poursuivre à la maîtrise en éducation. Amoureux du Bénin, de la recherche en éducation et de l'éducation relative à l’environnement, il combine ses trois passions dans son projet de mémoire pour tracer le portrait de la situation actuelle en matière d'éducation relative à l'environnement au secondaire en République du Bénin. «Le Bénin n'est pas responsable des problèmes environnementaux sur la planète, mais le pays s'est malheureusement éloigné de ses pratiques traditionnelles écologiques en raison de l'occidentalisation et de ses engagements liés aux traités internationaux. De plus, les écoles béninoises manquent d'argent pour des initiatives environnementales et les enseignants sont peu formés en éducation relative à l'environnement.»

Jean-Philippe réalise que de petits gestes peuvent avoir des impacts considérables. «Dans mon école de stage au baccalauréat, j'ai fondé un petit club environnemental qui consiste à aller ramasser les ordures en groupes. Même si ce projet est très simple, les élèves participent de façon très enthousiaste. Leurs réactions me laissent croire que les jeunes ne se sentent pas démunis devant les question environnementales et qu'ils désirent apporter leur contribution.»

Un retour au Québec

Après le dépôt de son mémoire de maîtrise, Jean-Philippe souhaite poursuivre dans la même voie, mais en étudiant cette fois-ci l’éducation relative à l'environnement au Québec. Dans ce domaine, il est essentiel d'aborder les questions environnementales d’un point de vue positif, selon lui. «Les problèmes environnementaux liés à l'humain sont indéniables. Par contre, l'environnement est un sujet passionnant et non problèmatique. Tout le monde apprécie la nature, les parcs et l'air pur, et il faut exploiter ce plaisir lié aux bienfaits de l'environnement dans notre enseignement.»

Pour sa thèse doctorale, il sera encadré par une sommité dans le domaine: Lucie Sauvé, titulaire du Centr'ERE et fondatrice du programme court de 2e cycle en éducation relative à l’environnement. «Lucie est reconnue à travers le monde, au Québec comme en Afrique. C'est un privilège de pouvoir compter sur une directrice de doctorat de son envergure.»

Jean-Philippe Ayotte-Beaudet va donc continuer à travailler sur sa passion pour de nombreuses années. «J'aime faire de la recherche en sciences de l'éducation, c'est un milieu stimulant qui me remet constamment en question et qui me force à travailler pour demeurer pertinent», conclut-il.

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Source : Brochure de la Faculté des sciences de l'éducation , Janvier 2013

Série thématique : Brochure de la Faculté des sciences de l\'éducation

Catégories : Éducation, Développement durable, Étudiants

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 20 janvier 2013