UQAM - Université du Québec à Montréal
Entrevues
UQAM › Entrevues › Mise à niveau du plan d'urgence
Micro

Mise à niveau du plan d'urgence

De nouvelles capsules vidéo présentent des mesures à prendre en cas d'urgence à l'UQAM.


Par Valérie Martin

Que faire si un incendie se déclare dans l'UQAM? Si on aperçoit une personne armée? Si une personne se blesse gravement? «Composer le 3131 le plus rapidement possible!, rappelle Alain Gingras, directeur du Service de la prévention et de la sécurité. Les gens ont l'habitude de composer le 911. À l'intérieur de l'UQAM, mieux vaut faire le 3131 pour gagner du temps.»

Alain Gingras et son équipe, en collaboration avec le Service de l'audiovisuel (SAV), ont récemment mis en ligne trois capsules vidéo mettant en scène différentes situations de danger potentiel à l'UQAM. «L'objectif est de montrer à la communauté uqamienne, en particulier aux étudiants, quoi faire en cas d'urgence et quels sont les bons comportements à adopter», explique Madeleine Ouellet, conseillère en sécurité publique du service.

Après la fusillade au Collège Dawson, en 2006, le Service de la prévention et de la sécurité a mis en place une série de mesures pour mettre à niveau son plan de gestion des situations d'urgence, suivant ainsi les recommandations du gouvernement du Québec. «Dès qu'ils fréquentent l'école primaire, les enfants apprennent les consignes à suivre en cas d'incendie. La situation est bien différente lorsque les gens sont en présence d'un tireur: ils ne savent pas quoi faire, car on en parle peu. C'est un sujet délicat», avance Madeleine Ouellet.

La procédure est claire en présence d'un tireur: il faut appeler les secours et quitter les lieux discrètement. Si on se trouve en classe: éteindre les lumières, s'éloigner des corridors et se barricader. Et, surtout, ne jamais confronter un individu dangereux. «Ces situations doivent être prises au sérieux, dit Alain Gingras. Pendant la fusillade, au Collège Dawson, des étudiants se promenaient encore sur les étages du campus!»

Améliorer les communications d'urgence

La mise à niveau du plan des mesures d'urgence vise également à faciliter les communications. «Nous avons changé notre méthode d'intervention. Nous diffusons dorénavant l'information à l'interne d'abord, sur le site Web de l'UQAM, entre autres», note Alain Gingras. L'équipe de la prévention et de la sécurité, en collaboration avec plusieurs unités, dont le SITEL, le Service des communications, le Service des immeubles et de l'équipement et le SAV, travaille sur plusieurs projets qui s'étaleront sur trois ans, dont un guide des mesures d'urgence, un système de répartition assistée par ordinateur et le déploiement d'un réseau de diffusion de messages d'urgence qui passerait par les alertes texto, les écrans numériques dans les pavillons et les réseaux de communication phoniques (haut-parleurs).

De nouvelles caméras de gestion d'urgence sont installées dans les endroits où l'on retrouve une plus grande densité de personnes. «Il faut que nous ayons en main un plan détaillé et une bonne connaissance des lieux, explique Alain Gingras. Ces caméras sont en place pour mieux gérer à distance une situation exceptionnelle et contribuer à la localisation éventuelle d'un feu, d'un tireur ou d'un blessé, et non pour surveiller les étudiants. Plus il est facile de localiser un événement, plus l'intervention des policiers sera efficace.»

Le Service travaille de plus sur un projet de mise en place d'équipes volontaires de gestion d'urgence. «Notre but, c'est que chaque unité ait un ambassadeur formé pour répondre aux situations d'urgence et aider ses collègues», explique Alain Gingras.

Deux autres capsules, l'une sur le déversement de matières dangereuses et l'autre sur les cas de harcèlement et de menace, sont aussi prévues.

Séparateur

Source : Journal L'UQAM, vol. XXXIX, no 11 (18 février 2013)

Catégories : Direction, Étudiants, Employés, Professeurs

Séparateur

Flèche Haut

UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 18 février 2013