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Photo: Andrew Dobrowolskyj

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Bilan positif pour les Citadins


Éric Dion
Photo: François L. Delagrave.

Par Pierre-Etienne Caza

Les Citadins ont vécu de belles histoires depuis les cinq dernières années. «Nous avons instauré un nouveau programme de gestion des sports d'excellence qui a porté fruit», affirme fièrement Éric Dion, animateur au Centre sportif. Le championnat provincial remporté par l'équipe masculine de basketball, en 2006, en est sans doute le meilleur exemple, et les filles ne sont pas en reste, car leur défaite en prolongation face au Rouge et Or, l'an dernier en finale, n'a fait que confirmer la progression de l'équipe depuis ses débuts. Le son de cloche est le même au soccer : l'équipe masculine a participé à la demi-finale provinciale l'an dernier et les filles ont connu cette année leur meilleure saison depuis cinq ans. «Ces succès sont attribuables en grande partie aux entraîneurs qui ne comptent pas leur temps», précise Éric Dion.

La réussite académique avant tout

Le bilan du sport d'excellence compte en effet plusieurs bons coups depuis la création des deux équipes de basketball, en 2003. L'embauche des entraîneurs à demi-temps en fait partie, de même que les efforts déployés dans le but de faciliter la conciliation sport-études. «Plutôt que de devoir travailler à l'extérieur pour se payer leurs chaussures de sport, leurs uniformes et leur matériel, les joueurs de basketball et de soccer s'engagent à offrir 25 heures de leur temps au Centre sportif durant l'année», explique M. Dion.

Un programme de monitorat a également été implanté depuis deux ans pour leur offrir un meilleur encadrement académique. «C'est mon collègue Jean-Yves Groulx qui a développé ce projet, explique Éric Dion. Des étudiants de troisième année donnent un coup de main à ceux qui le souhaitent.» Les étudiants-athlètes ne rechignent pas à s'investir dans leurs études, note-t-il, car ils doivent réussir 18 crédits par année, sans quoi ils sont exclus de l'équipe. Et pour obtenir une bourse - il y en a de plus en plus - ils doivent aussi maintenir une moyenne minimale de 65 %. «Plusieurs d'entre eux ont des notes juste un peu en deçà de ce qu'ils pourraient obtenir s'ils ne pratiquaient pas de sport, admet Éric Dion. Mais je crois sincèrement que l'expérience vécue au sein d'une équipe sportive d'excellence vaut la différence entre un A et un A+ ou un B+ et un A-.»

L'association avec CHOQ.FM, qui assure la description et la diffusion des matchs de basketball en direct, de même que la création du Club les Citadins, un conseil d'administration formé d'un représentant de chacune des sept équipes, figurent aussi parmi les réalisations à souligner.

Tournés vers l'avenir

«Le bilan est positif, mais il y a encore du travail à faire, par exemple en ce qui concerne la flexibilité des horaires d'examens, souligne Éric Dion. La plupart des étudiants-athlètes réussissent à s'entendre pour réorganiser leurs horaires avec leurs professeurs, mais c'est encore trop souvent à l'arraché. On devrait leur faciliter les démarches, car ce sont des étudiants motivés qui obtiennent presque tous leur diplôme en bout de course.»

Les défis des prochaines années? Recruter de bons joueurs pour que les Citadins soient toujours compétitifs, améliorer les conditions de travail des entraîneurs et, surtout, attirer la communauté universitaire aux matchs. «Ce sont les parents etamis des joueurs qui viennent encourager les équipes de basketball et de soccer, constate avec regret Éric Dion. Les étudiants-athlètes proviennent pourtant de toutes les facultés et sont d'excellents ambassadeurs de l'Université. Le soutien de la communauté est leur unique salaire.»

«Peut-être que le basketball et le soccer ne sont tout simplement pas des sports qui attirent la communauté universitaire? s'interroge-t-il. Dans la ligue récréative du Centre sportif, il y a environ 60 joueurs de basketball et 80 joueurs de soccer, tandis qu'il y a 200 joueurs de hockey cosom.»

L'Université de Montréal a déjà mis en branle sa formation féminine de hockey sur glace pour l'automne 2009 et la ligue de hockey collégiale masculine renaîtra en 2010. Peut-on rêver à une équipe de hockey un jour à l'UQAM? «Ce projet devra être soutenu par des étudiants, car ce sont eux qui ont le pouvoir de faire bouger les choses. On l'a vu avec l'équipe de cheerleading, une initiative étudiante qui connaît un succès dont nous sommes fiers», conclut Éric Dion.

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXV, no 5 (27 octobre 2008)

Catégories : Sports, Employés

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