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Le vélo BIXI.
Photo: Nathalie St-Pierre.

Une politique environnementale revue et améliorée


Par Pierre-Etienne Caza

La création du Fonds d'action en matière d'environnement et de développement durable, ou Fonds vert de l'UQAM, constitue sans contredit l'ajout majeur de la deuxième mouture de la Politique environnementale de l'Université, adoptée par le Conseil d'administration de l'UQAM, le 21 octobre dernier.

Ce fonds, géré par le Comité institutionnel d'application de la politique en matière d'environnement, servira à financer les initiatives et les projets de développement durable à l'Université. Les membres de la communauté universitaire pourront bientôt soumettre leurs idées. «Les gens au sein des unités sont les mieux placés pour évaluer les besoins en matière d'environnement», croit fermement Cynthia Philippe, conseillère au développement durable au vice-rectorat aux Ressources humaines. Un comité de sélection, au sein duquel siègeront deux membres extérieurs à l'UQAM, choisira les projets que le Fonds vert priorisera.

Toutes les donations sont les bienvenues, qu'elles proviennent d'un particulier, d'une association, d'un établissement public ou d'une entreprise privée, sous quelle que forme que ce soit. «Il s'agit d'un legs pour les générations futures», souligne Cynthia Philippe, qui insiste sur le caractère volontaire du geste. Le Fonds vert de l'UQAM sera officiellement lancé dans les mois à venir.

Les autres modifications

La Politique environnementale de l'UQAM, dont la première version avait été adoptée en janvier 2004, s'intitule désormais «Politique en matière d'environnement». «Nous l'avons actualisée en prenant en considération les nouveautés dans le domaine, notamment en ce qui a trait à la terminologie employée», explique Mme Philippe.

Outre le Fonds vert, quelques changements sont à noter. La représentation étudiante au sein du Comité institutionnel d'application de la Politique en matière d'environnement, par exemple, passera de trois à huit membres. Dorénavant, les sept associations étudiantes facultaires auront leur écoambassadeur.

Le code de conduite des fournisseurs de l'Université, qui existe depuis quelques années et qui met de l'avant des principes d'écoresponsabilité et d'écodesign - un concept à la mode -, a également été intégré à la nouvelle version de la politique. «On ne peut pas imposer ces principes aux fournisseurs, mais en tant qu'institution d'enseignement, il faut les sensibiliser à ces sujets et leur démontrer les avantages à prendre le virage vert», note Cynthia Philippe.

La promotion de l'activité physique et de la saine alimentation font également leur apparition dans le document. Le transport durable, pour sa part, est axé sur la marche et le vélo, deux activités qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre tout en étant bénéfiques pour la santé. «Nous remplacerons au printemps les supports à vélo du campus pour augmenter les espaces pour les cyclistes, et nous nous joindrons au programme de vélo en libre-service de la ville de Montréal - BIXI - qui sera fonctionnel en avril prochain, ajoute-t-elle. Plusieurs bornes d'emprunt seront situées près de l'UQAM.»

«La Politique en matière d'environnement n'est pas un document qui a force de loi, rappelle Cynthia Philippe. Il fournit toutefois des balises pour s'assurer que nous allons de l'avant en matière d'environnement.»

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXV, no 6 (10 novembre 2008)

Catégories : Développement durable, Employés

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 10 novembre 2008