
Pierre-Paul Lavoie
Photo: Nathalie St-Pierre
«Il y a une université parce qu'il y a des étudiants, mais aussi parce qu'il y a des employés : professeurs, cadres, employés de soutien, etc., tous centrés sur une même mission, affirme Pierre-Paul Lavoie, vice-recteur aux Ressources humaines. Le personnel est au cœur de notre réussite.» Animé par cette philosophie, M. Lavoie a proposé et fait entériner par la Direction, qui y a totalement adhéré, tient-il à préciser, le projet d'une Journée reconnaissance à l'UQAM qui sera reprise chaque année.
À l'occasion de la Fête de Noël, qui aura lieu cette année le 17 décembre à l'UQAM, quatre événements rendant hommage à trois catégories d'employés ainsi qu'aux retraités se succèderont tout au long de la journée. Les activités de reconnaissance, auparavant célébrées à différents moments de l'année, seront ainsi moins perdues dans les nombreux événements de l'Université. Les célébrations débuteront avec la Fête des employés lauréats de prix et distinctions, de 10h30 à 12h, et se poursuivront avec celle des retraités à 14h. La Fête des employés de 25 ans de service se tiendra à 15h et, finalement, tous les employés seront conviés au Centre de design à 16h pour célébrer la Fête de Noël.
«On le sait, l'Université traverse une période de turbulence depuis les événements liés à la dérive immobilière. Les employés peuvent être fatigués de tout cela. Espérons que nous allons bientôt pouvoir relancer l'Université grâce aux fonds consentis par le Gouvernement. Mais c'est avec les gens qui sont là que nous devons la relancer et c'est pour cela qu'il est important de reconnaître ce qu'ils font», exprime avec conviction M. Lavoie.
Le Vice-rectorat aux Ressources humaines est impliqué dans les grandes réflexions stratégiques et financières de l'UQAM. Il participe ainsi à la rédaction du Plan stratégique 2009-2014 de l'UQAM et supervisera la consultation auprès de la communauté universitaire sur cette question.
Parmi les dossiers chauds du vice-recteur Lavoie, notons celui de la facultarisation. Il reste plusieurs questions à débattre comme celles de la décentralisation des processus administratifs et du rédéploiement des ressources humaines. Cela pourrait vouloir dire, par exemple, relocaliser des employés de certaines unités. «Rien n'est encore décidé, nous y travaillons», rassure Pierre-Paul Lavoie.
L'intégration Téluq-UQAM va également redevenir un sujet d'actualité avec la publication d'ici Noël du rapport de Me Pierre Brossard. Rappelons que ce dernier a reçu le mandat d'étudier les conditions d'intégration de la Téluq à l'UQAM. M. Brossard a été secrétaire général de l'UQAM de 1980 à 1986 et vice-recteur exécutif de 1986 à 1987.
Le dossier de la paye préoccupe particulièrement le vice-recteur Lavoie. «Le système d'information et de gestion en place pour produire la paye est obsolète. C'est important de le remplacer pour que tout le monde soit payé au bon moment.»
Qui dit introduction de nouvelles technologies, dit modifications des méthodes de travail. «Nous avons aussi la responsabilité de la gestion du changement. Pour que le personnel puisse faire les apprentissages nécessaires, nous allons offrir de l'information et de la formation», de poursuivre le vice-recteur.
La courbe démographique et la retraite des baby-boomers contribuent à la rareté de la main-d'œuvre. Dans ce contexte, la gestion de la relève est très importante. «Nous devrons identifier les secteurs où il y a pénurie de main-d'œuvre et tenter de trouver de nouvelles solutions aux problèmes.»
Mobiliser les employés pour les rendre heureux au travail, capables de s'investir, d'aller chercher ce qu'ils ont de mieux en eux pour l'Université, telle est la préoccupation du vice-recteur Lavoie et de son équipe.
Cette année sera ponctuée par le renouvellement de quatre conventions collectives : celles du Syndicat des professeurs et professeures de l'Université du Québec à Montréal (SPUQ), du SPUQ-maîtres de langues, du Syndicat des employées et employés de l'Université du Québec à Montréal (SEUQAM) et du Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s (SÉTUE). Ses nombreuses expériences de travail ont bien préparé Pierre-Paul Lavoie à cette tâche. Avocat de formation, il a pratiqué en droit du travail pendant de nombreuses années. Il a également enseigné les relations de travail à l'ENAP avant d'occuper les fonctions d'ombudsman pendant dix ans à l'UQAM. Il a été aussi directeur des relations de travail à l'Université.
Parmi ses nombreux dossiers, le vice-recteur Lavoie est particulièrement heureux d'avoir hérité de celui de la gestion environnementale. «Parmi mes objectifs, je voulais réviser la politique environnementale. Or, notre nouveau projet vient de passer au Conseil d'administration. La participation étudiante y a été notamment augmentée : il y aura un représentant étudiant par faculté.»
Quand on demande à Pierre-Paul Lavoie quelle est sa vision des ressources humaines, il répond : «J'aimerais qu'on parle non seulement de la gestion des ressources humaines, mais d'une gestion humaine des ressources. Il est important de recentrer nos activités sur l'humain, sur la personne qui travaille à l'Université. Les humains avec tout ce qu'ils sont, leurs capacités, leur inventivité, leur créativité, mais aussi parfois leurs difficultés. Je pense que c'est ainsi que nous allons réussir à mobiliser les gens, si nous les remettons au centre de nos préoccupations.»
![]()
Source : Journal L'UQAM, vol. XXXV, no 8 (8 décembre 2008)
Catégorie : Employés
![]()