Si Goethe avait été notre contemporain, la première strophe de son plus célèbre poème aurait pu débuter par : «Connais-tu le pays où...le mur est tombé?» Ainsi, dans le cadre de la Semaine allemande à l'UQAM qui sera célébrée du 6 au 13 mars 2009, le poète ne nous aurait pas entretenus des pays méditerranéens, mais bien plutôt de l'Allemagne d'avant et d'après le Mur.
C'est d'ailleurs précisément de ce thème que M. Martin Düspohl, directeur du Museum Kreuzberg (Berlin) s'inspirera pour la conférence qui donnera le coup d'envoi de cette semaine de festivités. Le fameux Mur fera aussi l'objet d'une autre conférence, dans la soirée du 9 mars. Cette fois, c'est M. Pierre Grosser, directeur des études de l'Institut diplomatique du ministère des Affaires étrangères de la France, qui traitera de l'accélération et de la globalisation de l'histoire en relation avec la chute du mur.
Bien sûr, les organisateurs de cette semaine allemande ne traitent pas uniquement du «mur de la honte». À la suggestion du Consulat général de la République fédérale allemande et avec la participation du Goethe-Institut, de la Chaire de recherche du Canada en études allemandes et européennes de l'Université de Montréal, du Département d'histoire de l'Université Concordia et de l'Office allemand d'échanges universitaires, Christel Keller-Segovia et Britta Starcke, deux maîtres de langues de l'UQAM, ont élaboré un vaste programme d'activités. À l'ordre du jour : pas moins de huit conférences, deux projections de films, autant d'expositions du photographe allemand Peter Frischmuth et du professeur de design, Börkur Bergmann, une table-ronde, un concours de photos destiné aux étudiants et, enfin, un récital du pianiste Pierre Jasmin, professeur au Département de musique.
Prenant prétexte du 60e anniversaire de la promulgation de la Loi fondamentale qui a donné naissance à la République fédérale allemande, en 1949, et du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, en 1989, les organisatrices de cette semaine germanophile avaient plusieurs messages à lancer. «Nous ne souhaitons pas seulement faire la promotion de la langue allemande à l'UQAM, dit Christel Keller-Segovia. Nous voulons favoriser l'internationalisation des étudiants de l'UQAM dans chacune de leurs disciplines respectives.»
Trop peu d'étudiants connaissent, en effet, les possibilités qui leur sont offertes en matière de stages et de cours à l'étranger. Pensons, par exemple au programme d'assistants de professeurs de français, langue étrangère, en Allemagne. Ce programme d'une durée de huit mois permet aux stagiaires de jouer le rôle de motivateur de français à des groupes d'adolescents de langue allemande. «Les étudiants savent-ils aussi que l'UQAM dispose d'un centre d'études, à Berlin?», demande Britta Starcke qui, dans le cadre du cours Langue et culture allemande, y donnera elle-même en juin, un cours sur l'histoire, la politique et la littérature allemande. En français, s'il vous plaît!
Pour tous les détails, visiter le site www.ieim.uqam.ca/allemagne
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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXV, no 12 (23 février 2009)
Catégorie : Communication
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