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Les projets fous d'Hexagram UQAM


À gauche: l'un des quatre automates cubiques volants créés par le professeur Nicolas Reeves, de l'École de design. À droite: Infrasense, Robert Saucier et The KIT Collaboration, 2002/03. Photo reproduite avec l'aimable permission des artistes.

Par Pierre-Etienne Caza

Le grand public était invité à une incursion dans le domaine des recherches en arts médiatiques lors de la Journée Hexagram, qui avait lieu le 26 février dernier, à l'Agora Hydro-Québec du Complexe des sciences Pierre-Dansereau. Les chercheurs-créateurs d'Hexagram UQAM y ont présenté leurs créations que le public a pu manipuler.

À la fin de la journée, l'avatar du vice-recteur à la Recherche et à la création, Yves Mauffette, a été créé à l'aide du logiciel Evolver, conçu par le professeur associé Michel Fleury, de l'École de design. «Le résultat final était réussi et me mettait tellement bien en valeur que j'avais presque l'air de James Bond», relate en riant M. Mauffette.

Des artistes «techno»

«Hexagram UQAM est d'abord et avant tout une plateforme d'infrastructures et d'équipements qui permet aux chercheurs de créer des œuvres en arts médiatiques», rappelle avec fierté son directeur, Jean Gervais, professeur à l'École supérieure de théâtre. Les chercheurs-créateurs proviennent de différents horizons - arts visuels et médiatiques, bien sûr, mais aussi design, théâtre, communication, mode, danse et même informatique. «Ce qui nous rassemble, c'est le désir de créer des oeuvres d'art significatives, poursuit M. Gervais. Nous sommes des artistes, et non des scientifiques, et nous offrons une vision du monde poétique et spectaculaire qui fait appel aux nouvelles technologies.»

L'interdisciplinarité est au cœur de la démarche de ces chercheurs-créateurs, qui ont profité de la Journée Hexagram pour faire état de leurs nouvelles créations. «Le partage et l'échange, entre nous et avec le milieu artistique, permettent de faire avancer les idées... même les plus farfelues!», précise le directeur.

Les étudiants de 2e et 3e cycles participent en grand nombre aux projets de recherche d'Hexagram UQAM. «Nous effectuons également des démonstrations pour les étudiants de premier cycle, mais nous leur rappelons qu'ils doivent d'abord acquérir les connaissances de base de leur discipline avant de «tordre» les technologies comme nous le faisons», précise en riant Jean Gervais, qui a consacré ses recherches à la création d'un logiciel spécialisé pour la scénographie, entre autres.

Récemment, trois membres d'Hexagram UQAM - Ying Gao et Nicolas Reeves, de l'École de design, et Éric Raymond, de l'École des arts visuels et médiatiques - ont obtenu des subventions du programme Appui aux arts et technologies médiatiques, du Fonds de recherche québécois sur la société et la culture. «La haute couture interactive de Ying, les automates cubiques volants de Nicolas et les machines sensibles robotisées d'Éric Raymond sont des projets époustouflants, difficiles à décrire, mais qui ouvrent des portes sur des applications futures à surveiller», souligne Jean Gervais.

Nouveaux locaux

Hexagram UQAM a emménagé il y a moins d'un an dans de nouveaux locaux, au quatrième étage du pavillon des Sciences biologiques. L'équipe, composée de 25 chercheurs-créateurs (dont 19 proviennent de la Faculté des arts), partage également l'Agora Hydro-Québec et la Chaufferie avec le Cœur des sciences.

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXVI, no 12 (8 mars 2010)

Série thématique : Mois de la Faculté des arts

Catégories : Arts, Professeurs

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 8 mars 2010