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Monique Brodeur
Photo : Nathalie St-Pierre

Plus d'argent pour le soutien en français


Par Claude Gauvreau

Une entente interfacultaire est intervenue pour bonifier l'aide financière au Centre d'aide à la réussite (CARÉ) en français de la Faculté des sciences de l'éducation, dont le budget se chiffrera entre 200 000 et 250 000 $. L'aide fournie permettra notamment de renforcer les activités de monitorat et d'embaucher une agente de gestion en appui à la directrice du CARÉ, Nicole Beaudry.

La mission du Centre d'aide à la réussite consiste à offrir du soutien en français pour améliorer les compétences linguistiques non seulement des étudiants des trois cycles en éducation, mais aussi des étudiants qui, dans d'autres facultés, se destinent à l'enseignement des arts et des sciences, rappelle Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation. Le Centre organise des ateliers et des activités de tutorat et de monitorat, tout en dispensant des services de soutien à l'apprentissage et d'intégration aux études universitaires.

«De concert avec l'association étudiante facultaire, nous réfléchissons à différents scénarios pour que les étudiants continuent de contribuer au financement du CARÉ», note la doyenne. Ces derniers doivent débourser actuellement 20 $ par session pour participer aux différentes activités.

Les pressions sont fortes

Le CARÉ aide surtout les étudiants à se préparer pour réussir le Test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFÉE), épreuve obligatoire pour l'obtention du baccalauréat en enseignement. Implanté en 2008, le TECFÉE est beaucoup plus exigeant que l'ancien test SEL.

L'examen comporte deux volets. Le premier porte sur l'orthographe grammaticale et lexicale, la syntaxe, le vocabulaire et la ponctuation, et le deuxième sur la rédaction d'un texte. Les étudiants ont droit à quatre essais pour réussir le test. S'ils échouent au dernier essai, ils ne pourront pas effectuer leur troisième stage en milieu scolaire et risquent d'être expulsés de leur programme. Actuellement, 45 % des étudiants de la cohorte 2008 n'ont pas atteint le seuil de réussite de 70 % exigé pour chacun des deux volets. À l'UQAM, le test sera bientôt informatisé pour permettre un meilleur suivi des étudiants en difficulté, assure Monique Brodeur.

Le Centre, dont le budget a beaucoup fluctué au cours des dernières années, traverse présentement une période de transition, poursuit la doyenne. «Nous travaillons en collaboration avec la direction de l'Université et les différentes unités de programme de la faculté pour revitaliser le CARÉ et assurer sa stabilité, tant sur le plan financier que sur celui de ses infrastructures, dit-elle. Notre priorité est d'offrir des services de qualité afin de répondre adéquatement aux nombreuses demandes d'aide des étudiants.»

Monique Brodeur se dit consciente de l'ampleur de la tâche. «Les pressions internes et externes sont fortes pour que les futurs enseignants maîtrisent mieux la langue française. Notre faculté, qui forme plus de 60 % des diplômés en éducation sur l'île de Montréal et quelque 26 % des maîtres à l'échelle du Québec, assume une grande responsabilité.»

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXVII, no 2 (20 septembre 2010)

Catégorie : Éducation

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 20 septembre 2010