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Gala Forces AVENIR 2010


Julien Pelletier-David et Marc-Antoine Cloutier, étudiants au baccalauréat en droit et respectivement vice-président et président de la Clinique juridique Juripop.

Par Pierre-Etienne Caza

Avec huit prix récoltés au cours des deux dernières années, l'UQAM a l'habitude de faire bonne figure au Gala Forces AVENIR, qui aura lieu cette année le 10 novembre au théâtre Granada, à Sherbrooke. Deux projets étudiants à caractère social y sont finalistes : le Collectif de recherche sur l'aménagement paysager et l'agriculture urbaine durable (CRAPAUD) et la Clinique juridique Juripop.

Catégorie environnement

Le CRAPAUD, chapeauté par le Groupe de recherche d'intérêt public (GRIP-UQAM), a célébré l'hiver dernier sa première année d'existence. «Notre mission est principalement de promouvoir l'agriculture urbaine», explique Marie-Ève Julien-Denis, coordonnatrice du CRAPAUD.

Le CRAPAUD, ce sont d'abord et avant tout six jardins au sol dans la cour intérieure du complexe des sciences Pierre-Dansereau, de même que deux terrasses sur les toits, au cinquième étage du pavillon Président-Kennedy et au sixième étage du pavillon de Design. «Nous y plantons et récoltons tomates, aubergines, radis, carottes, poivrons, piments, fraises, bleuets, framboises, fines herbes et des plantes médicinales», explique Marie-Ève Julien-Denis, étudiante à la maîtrise en géographie. L'été dernier, le CRAPAUD a converti ses jardins en jardins collectifs. «Dix jardiniers ont participé à l'entretien et se sont partagé les récoltes», ajoute-t-elle.

Le CRAPAUD s'occupe également des composteurs que l'on retrouve au Complexe des sciences et a établi des partenariats avec l'église St. John the Evangelist, juste au sud du complexe, et l'entreprise paysagiste Strathmore afin de composter leurs résidus organiques.

Le CRAPAUD soutient aussi la recherche sur l'agriculture urbaine et fait œuvre d'éducation et de sensibilisation avec son École d'agriculture urbaine, dont la deuxième édition a attiré l'été dernier près d'une centaine de participants venus d'ici, mais aussi d'Europe et d'Afrique. «L'École consiste en cinq jours d'ateliers et de conférences. Il s'agit de la seule initiative francophone du genre au monde», note fièrement la coordonnatrice du CRAPAUD. Cette école a même été intégrée au cours «Agriculture urbaine : concepts, enjeux, impacts et défis», crédité au deuxième cycle.

«Sensibiliser les gens à se réapproprier leurs espaces en ville me motive à poursuivre l'aventure au sein du CRAPAUD, car l'agriculture urbaine deviendra selon moi un incontournable d'ici quelques années», conclut Marie-Ève Julien-Denis.

Catégorie entraide, paix et justice

La Clinique juridique Juripop, à Saint-Constant, sur la rive-sud, offre un service juridique gratuit à tous ceux qui, malgré leur faible revenu, ne sont pas admissibles au programme d'aide juridique du gouvernement du Québec. «Il y a plus de 5 000 demandes d'aide juridique refusées par année sur la rive-sud, souligne le cofondateur de l'organisme, Marc-Antoine Cloutier. C'est très grave qu'autant de gens ne puissent pas être représentés, car ils ont ainsi moins de chance de gagner leur cause. Il en va de l'accessibilité de notre système de justice.»

Juripop se distingue des autres services d'assistance juridique qui existent dans plusieurs universités par le fait qu'elle n'offre pas uniquement des conseils et des avis juridiques. «Le client a accès à une avocate-conseil, Me Louise Boyd, soutenue par des étudiants en droit qui préparent la procédure judiciaire, laquelle sera remise aux avocats bénévoles qui le représenteront devant le tribunal le cas échéant», explique Marc-Antoine Cloutier, lui-même étudiant au baccalauréat en droit. Une quarantaine d'étudiants de l'UQAM, de l'Université de Montréal et de l'Université McGill sont impliqués dans l'aventure. Les types de causes traitées par Juripop touchent au droit familial, au droit du travail, au droit du logement et au droit administratif. Depuis l'ouverture en octobre 2009, en tenant compte de l'engagement des bénévoles, l'équivalent de plus d'un demi-million de dollars en services ont été rendus à la communauté. À ce jour, 120 dossiers ont été ouverts et l'équipe a remporté trois procès.

Juripop se présente comme une entreprise d'économie sociale, car elle finance ses services par la vente de conférences d'information juridique auprès, par exemple, d'organismes populaires, de PME, d'écoles ou d'entreprises en démarrage. Marc-Antoine Cloutier espère ouvrir une deuxième clinique Juripop à Montréal dans un avenir rapproché. «Il y a un besoin pour ce genre de service et notre modèle fonctionne à merveille. Pourquoi ne pas poursuivre dans cette voie?»

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXVII, no 5 (1 novembre 2010)

Catégories : Politique et droit, Sciences, Sciences humaines, Développement durable, Étudiants

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 1 novembre 2010