
Sylvain St-Amand
Photo: Nathalie St-Pierre
L'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a procédé, le 18 janvier dernier, au lancement officiel des festivités visant à souligner son 50e anniversaire. Créée à Montréal en 1961, l'Agence regroupe aujourd'hui 759 universités, dont l'UQAM, réparties dans 90 pays à travers le monde. L'AUF propose plusieurs programmes de coopération visant à soutenir l'enseignement supérieur et la recherche en français, prioritairement dans les pays francophones d'Afrique, du monde arabe, d'Asie du Sud Est, d'Europe et de la Caraïbe. Grâce à l'appui des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie, l'Agence distribue chaque année plus de 2 000 bourses de mobilité. Elle joue également un rôle important en formation à distance, ayant contribué à la création de 45 campus numériques (Sénégal, Tunisie, Lybie), et participe au rayonnement du français par la mise sur pied d'écoles d'été, comme celles d'Alexandrie, en Égypte, et de Damas, en Syrie. «Les universités francophones ne sont pas les seuls établissements membres de l'Agence, souligne Sylvain St-Amand, directeur du Service des relations internationales (SRI) à l'UQAM. L'AUF compte entre autres des universités latino-américaines qui offrent un nombre significatif de cours ou de programmes en langue française.»
Depuis 2000, le membership de l'AUF a progressé de 50 %. Selon le directeur du SRI, ce développement témoigne de la notoriété de l'Agence au sein des milieux universitaires, mais aussi de l'attrait du français comme langue de formation et de culture sur la scène internationale.
Entre 2002 et 2010, l'UQAM a participé à une quarantaine d'activités appuyées financièrement par l'AUF : recherches, colloques et conférences, missions d'enseignement et stages de formation. «Le Service des relations internationales reçoit les appels d'offres de l'AUF pour des projets de coopération, puis les diffuse auprès des professeurs, explique Sylvain St-Amand. Pour ceux qui sont particulièrement actifs sur la scène internationale, l'AUF est l'un des premiers bailleurs de fonds auxquels ils ont recours.»
Les projets sont diversifiés. Des professeurs de l'UQAM ont ainsi participé à une mission de recherche, d'enseignement et d'encadrement d'étudiants à l'Université de Yaoundé 1, au Cameroun, tandis que d'autres ont accueilli des conférenciers venus du Bénin, du Cameroun, du Burkina Faso, de l'Algérie et du Maroc, dans le cadre d'un congrès international sur la chaîne des médicaments. D'autres encore sont engagés dans une recherche sur la violence subie par les enfants et les adolescents dans les favelas brésiliennes. Ce projet, chapeauté par l'Université fédérale de Rio de Janeiro en collaboration avec l'Université d'État de Sao Paulo, l'Université de Buenos Aires, l'UQAM, l'Université de Montréal et l'Université Laval, traduit la volonté de l'AUF de créer dans les pays du Sud des pôles d'excellence régionaux en mobilisant un réseau d'expertises autour d'une même thématique.
L'AUF fêtera ses 50 ans en organisant divers événements, dont un grand colloque en septembre prochain, à Montréal, sur l'enseignement supérieur francophone en tant qu'outil de développement.
«En faisant parie de l'AUF, l'UQAM s'intègre à un réseau de partenaires potentiels et contribue à la solidarité entre les universités travaillant en français», conclut Sylvain St-Amand.
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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXVII, no 9 (24 janvier 2011)
Catégories : Communication, Développement durable, Étudiants
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