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Photo: Nathalie St-Pierre

Luc-Alain Giraldeau
Photo: Nathalie St-Pierre

La santé humaine à l'UQAM


Par Marie-Claude Bourdon

Les subventions dans le domaine de la recherche en santé augmentent depuis 2004 à l'UQAM, en particulier grâce aux fonds provenant des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en forte croissance, alors que ceux du Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) sont demeurés relativement stables. Voilà l'un des nombreux aspects méconnus de la recherche en santé à l'UQAM qui ont été dévoilés lors d'une Journée de la recherche en santé humaine organisée le 26 novembre dernier par le vice-décanat à la recherche de la Faculté des sciences, en collaboration avec la Faculté des sciences humaines et l'Institut santé et société. Le recteur Claude Corbo était présent pour l'inauguration de cette journée, ainsi que les vice-recteurs Robert Proulx, Yves Mauffette et Chantal Bouvier.

Deux pôles complémentaires

Le rapport produit à la suite de cette journée par le vice-doyen à la recherche de la Faculté des sciences, Luc-Alain Giraldeau, et son adjointe Josée Savard, montre bien que les chercheurs en santé de l'UQAM se regroupent autour de deux pôles complémentaires: un premier actif en recherche biomédicale et environnementale, principalement à la Faculté des sciences, et un autre orienté vers les aspects préventifs et sociaux de la santé, principalement à la Faculté des sciences humaines. Au cours des dernières années, en raison du financement provenant des IRSC, ce sont les départements de psychologie, de sexologie et de kinanthropologie qui ont enregistré les plus fortes augmentations de leurs fonds de recherche, alors que le financement des sciences biomédicales a chuté depuis trois ans.

À la Faculté des sciences, les chercheurs en santé se regroupent au sein de l'Institut des sciences de l'environnement, de centres comme le BioMed, le TOXEN, Pharmaqam ou le Groupe de recherche en activité physique adaptée (GRAPA), dont les travaux portent sur des aspects aussi divers que l'identification de substances toxiques dans les cours d'eau, la prévention, la découverte de bio-marqueurs et le développement de substances thérapeutiques pour le cancer.

À la Faculté des sciences humaines, la recherche est moins tributaire de centres de recherche institutionnels et les recherches menées en partenariat sont plutôt en lien avec des ministères provinciaux, des agences gouvernementales comme les Centres de santé et de services sociaux (CSSS) et d'autres institutions comme l'Hôpital Sainte-Justine ou l'Institut de cardiologie de Montréal.

Parmi les autres unités de l'UQAM impliquées dans la recherche en santé, le CINBIOSE (Centre de recherche interdisciplinaire sur la biologie, la santé, la société et l'environnement), rattaché à la Faculté de communication, s'intéresse à des questions de santé au travail et de santé environnementale et intègre des ressources de six facultés dans une perspective interdisciplinaire qu'on souhaite encourager.

Maillages souhaités

Les possibilités de maillage entre les chercheurs des différentes facultés de l'université restent, en effet, relativement peu explorées. Or, l'un des buts de la journée sur la recherche en santé était justement de réfléchir aux moyens de favoriser l'émergence naturelle de ces maillages et de voir comment l'Institut santé et société, dont c'est l'une des principales missions, peut mieux accomplir son rôle de passerelle entre les facultés. On croit, en effet, que le renforcement de la recherche biomédicale à la Faculté des sciences pourrait passer par une plus grande concertation de la recherche en santé à l'échelle de l'UQAM.

Au cours du lunch organisé au cours de cette journée, les participants en provenance des différents départements de l'UQAM impliqués dans la recherche en santé ont pu établir de nouveaux contacts. Ils ont ensuite discuté en ateliers de pistes de solutions pour améliorer le financement de la recherche, la coopération interfacultaire et le développement de la recherche en santé à l'UQAM.

L'une des conclusions de cette journée est que l'engagement de l'UQAM dans le domaine de la recherche en santé gagnerait à être mieux connu dans la société en général, mais également des personnes impliquées dans la gestion de la santé au Québec, ainsi que des dirigeants d'organismes subventionnaires.

Une deuxième journée en sciences

Les participants se sont également entendus sur la nécessité de tenir une seconde journée de réflexion sur la recherche en santé à l'UQAM qui porterait plus spécifiquement sur la recherche biomédicale. «La recherche en santé se porte bien à l'UQAM, mais le financement est en baisse à la Faculté des sciences, dit le vice-doyen Luc-Alain Giraldeau. Nous devons réfléchir à des moyens de parvenir à une meilleure adéquation entre nos orientations de recherche et ce que les organismes subventionnaires sont prêts à financer.»

Le vice-doyen insiste également sur la nécessité pour la Faculté des sciences d'élaborer de nouvelles stratégies pour augmenter le nombre de ses partenariats avec l'industrie et avec les donateurs privés, par l'entremise de la Fondation de l'UQAM. «Un exemple de cela, c'est le grand succès de la Chaire de recherche en prévention et traitement du cancer du professeur Richard Béliveau, du Département de chimie, souligne Luc-Alain Giraldeau. On veut d'autres succès comme celui-là.»

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Source : Journal L'UQAM, vol. XXXVII, no 10 (7 février 2011)

Catégories : Sciences, Sciences humaines, Santé

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 7 février 2011