
Monique Goyette, vice-rectrice aux Affaires administratives et financières.
Photo: Nathalie St-Pierre
Pour l'exercice financier 2009-2010, qui correspond à la première année du Plan de retour à l'équilibre 2009-2016, l'objectif de l'UQAM était de contenir son déficit à 16,7 millions $ sur un budget de fonctionnement d'environ 354 millions $. Mission accomplie : le déficit de fonctionnement de 13,6 millions $ est inférieur aux prévisions, tout en permettant de débuter ou de poursuivre des projets jugés essentiels pour l'UQAM, dont la consolidation d'espaces rendus nécessaires par la croissance de la population étudiante et l'embauche de nouveaux professeurs, la modernisation des systèmes d'information de gestion (SIG), l'amélioration de la sécurité physique du campus et de la sécurité informatique.
Sans les transferts de fonds vers ces projets d'immobilisation, le déficit de fonctionnement n'aurait pas été de 13,6 millions $, mais de 2 millions $ seulement. Différents facteurs ont contribué à réduire le déficit anticipé. «Tout d'abord, l'UQAM a pu compter sur une augmentation de 3,4 millions $ de sa subvention du ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) grâce à la révision des codes Clarder», indique la vice-rectrice aux Affaires administratives et financières, Monique Goyette, qui a beaucoup contribué à faire avancer ce dossier.
Maintenant qu'elle est libérée de ses dettes liées aux dossiers de l'Ilot Voyageur et du Complexe des sciences, l'UQAM a aussi bénéficié d'importantes réductions de ses frais légaux et d'honoraires (1,7 million $), ainsi que de ses frais d'intérêt (4,4 millions $). Finalement, les dépenses ont été moins élevées que prévu au chapitre de la masse salariale et du fonctionnement de diverses unités.
«La bonne nouvelle, dit Monique Goyette, c'est que l'UQAM respecte ses engagements par rapport au Plan de retour à l'équilibre et que nos résultats nous ont permis d'intégrer des projets jugés essentiels. Cela correspond à la stratégie de l'Université, qui était de revenir à l'équilibre budgétaire par le développement et non à coup de compressions. Cela fonctionne et nous en sommes très contents.»
À l'instar des autres organisations du secteur public (universités, collèges, hôpitaux, etc.), l'UQAM a dû, rétroactivement au 1er juin 2009, réviser ses états financiers conformément aux principes comptables généralement reconnus (PCGR). «On nous a demandé de nous conformer à ces principes à des fins de comparaison, explique la vice-rectrice. Il s'agit pour l'essentiel de comptabiliser dans nos états financiers la valeur des avantages sociaux futurs (vacances, régimes de retraite, congés de maladie, etc.), comme si nous devions fermer nos portes à la fin de l'année.»
L'application des PCGR a fait bondir le déficit cumulé de toutes les universités. Au 31 mai 2009, le déficit cumulé de l'UQAM a été rajusté de 72,9 $ millions à 150 $ millions, soit une augmentation de 77,1 millions $, pour tenir compte des avantages sociaux futurs. Pour les années suivantes, toutefois, seule la variation de ces coûts doit être inscrite. Or, à la fin de l'exercice 2009-2010, le montant comptabilisé à ce poste avait diminué de 1 million $. Par ailleurs, une subvention du MELS de 8,8 millions $ permettra de couvrir en partie les provisions liées aux avantages sociaux. «En tout, c'est un montant de 9,8 millions $ qui doit être retranché du déficit de fonctionnement de 13,6 millions $ pour l'exercice 2009-2010, ramenant celui-ci à 3,8 millions $, précise Monique Goyette. En tenant compte de l'effet des PCGR, le déficit cumulé augmente donc, à la fin de l'exercice 2009-2010, à 153,8 millions $.»
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Source : Journal L'UQAM, Journal L'UQAM, vol. XXXVII, no 11 (21 février 2011)
Catégorie : Employés
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