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Mobiliser les connaissances


À l’avant-plan, Dominique Robitaille, directrice du Service de la recherche et de la création, Caroline Roger, directrice du Service des partenariats et du soutien à l’innovation, et Sylvie de Grosbois, directrice du Service aux collectivités. À l’arrière-plan, Yves Mauffette, vice-recteur à la Recherche et à la création, et Marie Auclair, adjointe d’Yves Mauffette.
Photo: Nathalie St-Pierre

Par Claude Gauvreau

Depuis son entrée en fonction en octobre 2009, le vice-recteur à la Recherche et à la création, Yves Mauffette, s'est d'abord consacré à consolider et à unifier les trois services de l'UQAM qui sont sous sa responsabilité : le Service de la recherche et de la création (soutien aux professeurs dans la planification de leurs projets de recherche et demandes de subventions), le Service des partenariats et du soutien à l'innovation (développement des chaires de recherche-innovation et transfert de technologie) et le Service aux collectivités (appui à des projets en partenariat avec des groupes sociaux).

Ces trois unités ont notamment pour rôle de soutenir et de guider une nouvelle génération de chercheurs, souligne le vice-recteur. «Au cours des 10 dernières années, 50 % du corps professoral a été renouvelé à l'UQAM et 100 nouveaux postes seront créés prochainement. Il faut s'assurer que ces jeunes professeurs, déjà engagés dans différents projets de recherche, reçoivent tout le soutien financier dont ils ont besoin.»

Sous le signe du partage

L'équipe d'Yves Mauffette s'est aussi donné pour tâche d'élaborer une politique institutionnelle de mobilisation des connaissances pour l'an prochain, en lien avec les facultés. Depuis quelques années, rappelle le vice-recteur, les décideurs politiques et les organismes subventionnaires demandent aux universités d'accroître les partenariats avec les milieux pour maximiser les retombées des recherches. La mobilisation des connaissances représente un nouveau concept permettant d'intégrer les différentes façons de faire circuler le savoir.

Selon Yves Mauffette, «la mobilisation des connaissances prend des formes diverses et repose sur une coconstruction de savoirs par les chercheurs et leurs partenaires, qu'il s'agisse d'un groupe communautaire, d'un organisme public ou d'une entreprise privée. Elle permet également aux étudiants des cycles supérieurs de se familiariser avec un milieu de pratique.»

L'UQAM est bien placée pour s'acquitter de cette mission, poursuit le vice-recteur, puisqu'elle a été la première et demeure encore aujourd'hui la seule université à assumer une mission de services aux collectivités en appuyant des projets en partenariat avec des groupes sociaux qui, traditionnellement, n'ont pas accès aux ressources et au savoir universitaires : syndicats, organismes communautaires et populaires, groupes de femmes et autres associations sans but lucratif. Le Service des partenariats et de soutien à l'innovation, pour sa part, possède déjà une expertise dans l'établissement de liens entre les chaires de recherche et des partenaires de tous les horizons, dont des entreprises et des organismes publics et privés.

Reconnaître la diversité des recherches

Les attentes des décideurs économiques et politiques à l'égard des chercheurs universitaires s'expriment également à travers la nouvelle Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation, publiée en juin dernier par le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation. Au nom de la productivité et de la compétitivité, cette stratégie valorise la recherche appliquée, les innovations technologiques - génomique, biotechnologies, nanotechnologies -, les alliances entre les grandes entreprises, les PME et le milieu de la recherche, ainsi que les retombées économiques de la recherche.

Sans minimiser l'importance des innovations technologiques, Yves Mauffette appelle à la diversité des recherches et à l'équilibre entre recherche appliquée et recherche fondamentale. «Les recherches en sciences sociales et humaines et celles dans le domaine des arts stimulent les innovations sociales et peuvent aussi engendrer des retombées économiques, souligne le vice-recteur. Grâce à la recherche fondamentale, nous engrangeons des savoirs qui, tôt ou tard, permettront de bonifier une recherche appliquée, de répondre à un besoin social, de développer un outil technologique.»

Yves Mauffette plaide également pour un meilleur équilibre dans le financement de la recherche. Au Canada, les chercheurs universitaires oeuvrant en sciences sociales et humaines ont vu les fonds destinés à leurs recherches diminuer sensiblement. «Ce déséquilibre prend une importance particulière à l'UQAM, où les chercheurs en sciences sociales et humaines, ainsi qu'en arts et lettres, se partagent plus de la moitié des 60 millions $ que l'Université reçoit en subventions», observe le vice-recteur.

Se projeter dans l'avenir

Depuis trois ans, les efforts de l'UQAM en recherche et création sont orientés par le Plan stratégique de développement 2009-2014. Dès l'an prochain, Yves Mauffette et son équipe commenceront à réfléchir à une nouvelle stratégie. «Il faut être capable de se projeter dans l'avenir en s'interrogeant sur les enjeux importants auxquels l'UQAM sera confrontée dans 5 ou 10 ans. Le pôle de recherches en santé, par exemple, est appelé à se développer, notamment en raison de la création prochaine du CHUM à proximité de l'UQAM. Chose certaine, la présence d'une nouvelle génération de chercheurs nous aidera à nous définir dans l'avenir.»

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Source : Journal L'UQAM, Journal L'UQAM, vol. XXXVII, no 14 (4 avril 2011)

Catégorie : Employés

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 4 avril 2011