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Le Prix Raymond-Klibansky
remis à la professeure Esther Trépanier

Montréal, le 18 décembre 2000 -- Dans le cadre de ses Prix du livre savant 1999-2000, la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales (FCSHS) a remis le prix Raymond-Klibansky à Mme Esther Trépanier, pour son livre Peinture et modernité au Québec 1919-1939. Mme Trépanier est professeure à l’UQAM en histoire de l’art et directrice intérimaire de l’École supérieure de mode de Montréal.

Dans cet ouvrage paru aux Éditions Nota bene dans la collection « Essais critiques », Mme Trépanier présente une analyse de la modernité artistique telle qu’elle s’est élaborée au Québec durant la période de l’entre-deux guerres. Comme elle le démontre, en les situant dans leur contexte historique spécifique, les débuts de la modernité chez nous ne peuvent être confondus avec les débuts de l’abstraction (apparue un peu plus tard, dans les années 1940). Cette modernité s’élabore plutôt à travers une remise en question de l’académisme et d’un certain nationalisme en art, une démarche qui caractérise aussi bien le travail de critiques que d’artistes francophones, anglophones et d’immigration récente. Les œuvres figuratives produites au Québec dans les années 1920-1930, de même que les textes des critiques d’art de l’époque, même s’ils semblaient en retard sur le " modèle européen ", s’inscrivaient dans un courant « d’ouverture de la pensée esthétique québécoise à la modernité ».

Tout en demeurant influencés par les tendances européennes de l’impressionnisme et du post-impressionnisme, entre autres, les artistes et les critiques dutemps abordaient déjà des problématiques formelles nouvelles, notamment celles des muralistes mexicains et américains. Traversées par un questionnement sur la fonction sociale de l’art dans un contexte de crise économique et de montée du fascisme, cette modernité est à la fois ouverte sur l’expérience de la réalité contemporaine et sur les luttes menées à cette époque pour la liberté d’expression artistique. Cette modernité prélude à la reconnaissance du cubisme, du surréalisme et de l’abstraction sur la scène artistique québécoise de la fin des années 1930 et des années 1940.

L’analyse de Mme Trépanier se situe dans une remise en question de certains modèles de développement historique de l’art québécois basés sur le rapport à un idéal que serait l’art européen. La modernité québécoise a eu son histoire propre et déjà dans la période de l’entre-deux guerres se sont élaborées une pensée et des pratiques artistiques où " l’expression de la subjectivité de l’artiste et l’expérimentation formelle prennent de plus en plus la préséance sur le sujet peint. " L’ouvrage de près de 400 pages est enrichi de 120 illustrations et d’une importante bibliographie.

Les prix du livre savant institués en 1990 sont décernés aux meilleurs ouvrages en sciences humaines et sociales rédigés dans l’une des deux langues officielles et ayant reçu un appui financier du CRSH (Conseil de recherches en sciences humaines du Canada). Le prix Raymond-Klibansky est décerné chaque année au meilleur ouvrage, en français ou en anglais, en sciences humaines au Canada.

Note : Une photo de Mme Trépanier est disponible sur demande.

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Source : Huguette Lucas, agente d’information
Tél. : (514) 987-3000, poste 3733; téléc. : (514) 987-3251
Courriel : lucas.huguette@uqam.ca

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