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Au Congrès de lAcfas, colloque :
« Lapport des sciences humaines
à la société du savoir : réalité,
perspectives et défis »
Lieu : 69e Congrès de lAcfas à
lUniversité de Sherbrooke
Date : Mardi, le 15 mai, de 9 h 30 à 17 h 45
Montréal, le 9 mai 2001 Robert Proulx, doyen de la Faculté
des sciences
humaines de lUQAM, organise le colloque Lapport des sciences humaines à la
société du savoir : réalité, perspectives et défis pour
situer les sciences humaines et déterminer leur rôle dans les nouvelles conditions de la
société de savoir.
M. Proulx explique les raisons qui lont poussé à
préparer ce
colloque : « Je me suis rendu compte quil y a un contraste entre la
contribution des sciences humaines à la société et la méconnaissance du
public. Cest un leurre de croire, par exemple, quon peut augmenter la vitesse sur
Internet sans se préoccuper des conséquences sur le plan humain. En organisant ce
colloque, jai voulu réunir des organismes publics, des conseils consultatifs et le
milieu universitaire pour faire le point sur la recherche et lenseignement en sciences humaines
et circonscrire leur apport à notre société, actuellement en grande
transformation. La réunion de ces parties permettra notamment dharmoniser les
représentations des sciences humaines et de concerter les efforts des acteurs
concernés. «
Nous vivons présentement lavènement de la
société du savoir qui
traduit une nouvelle dynamique socio-économique par laquelle les produits de la science et de
la technologie ainsi que les compétences transmises par léducation
supérieure se trouveraient particulièrement valorisés. Dans ce contexte
où les sciences naturelles et la technologie occupent régulièrement
lavant- scène, quadvient-il des autres secteurs du savoir et plus
particulièrement des sciences humaines? Assisterions-nous dans les faits à
lavènement de la société dun savoir ? Sans vouloir opposer
les sciences
humaines et les sciences naturelles, il est évident que le
développement
scientifique et technologique intense, de même que le processus de mondialisation et
douverture des marchés ne vont pas sans transformer les cultures, lorganisation
sociale et les systèmes de valeurs. Cette conjoncture fait ressortir limportance
des études de lhomme et de ses produits.
Au Québec, le processus de renouvellement des politiques publiques en matière de
recherche et déducation est un autre aspect de la conjoncture qui laissera son
empreinte sur les sciences humaines. Deux projets du gouvernement du Québec, sa politique
scientifique et sa politique à légard des universités appelleront de
nouvelles configurations de lorganisation universitaire et de lenseignement des
sciences humaines. Plusieurs intervenants universitaires se sont inquiétés que les
sciences humaines se trouvent négligées dans le projet de politique scientifique ou
quelles soient financées à un taux défavorable par rapport à
dautres secteurs.
Le colloque invite donc des acteurs des milieux universitaires, gouvernementaux et
socio-économiques, en plus dexaminer le rôle social des sciences humaines, de se
prononcer sur leur réalité et sur les enjeux relatifs à la restructuration des
systèmes de la recherche et de léducation. Parmi les thèmes
abordés, les questions suivantes se retrouveront au cur des débats :
Peut-on concevoir linnovation sociale en complément de linnovation
technologique ou traiter dun apport spécifique des sciences humaines dans la
société du savoir ? Quelles sont les compétences spécifiques des
sciences humaines qui sont susceptibles de favoriser les contributions à la
société et de favoriser larrimage avec le marché du travail ? Est-ce que
la programmation universitaire en science humaines est adéquatement structurés pour
répondre aux besoins sociétaux ?
Participeront à ce colloque : Camil
Bouchard, président du Conseil québécois de la recherche sociale; Yves Gingras,
directeur du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie;
Benoît Lévesque et Nancy Neamtan, codirecteurs de lAlliance de recherche
université-communauté en économie sociale; Pierre Lucier, président
de lUniversité du Québec; Mireille Mathieu, doyenne de la Faculté des
sciences humaines de lUniversité de Montréal; Carmen Miller, doyen de la
Faculté des arts de lUniversité McGill; Robert Proulx, doyen de la
Faculté des sciences humaines de lUQAM; Marc Renaud, président du Conseil de
recherche en sciences humaines du Canada; Céline Saint-Pierre, présidente du Conseil
supérieur de léducation du Québec; Hélène P. Tremblay,
présidente du Conseil de la science et de la technologie du Québec.
Le colloque est ouvert au public.
Pour une entrevue avec le doyen Robert Proulx :
Johanne Lainesse : tél. (514) 987-3000, poste 3636
Pour tout autre renseignement sur le colloque :
Nicolas Marchand : tél. (514) 987-3000, poste 8343
Source : Huguette Lucas, agente dinformation
Service de linformation externe de lUQAM
Tél. : (514) 987-3000, poste 3268; téléc. : (514) 987-3251
Courriel : lucas.huguette@uqam.ca
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