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Nouveau baccalauréat unique au Canada
en génie microélectronique

Montréal, le 19 février 2002 — L’UQAM offrira, à compter de septembre 2002, un baccalauréat unique au Canada en génie microélectronique. Ce sera également le premier baccalauréat en génie de l’UQAM. Le programme, qui mène au grade de bachelier en ingénierie, a été conçu en tenant compte des exigences du Bureau canadien d’accréditation des programmes en ingénierie (BCAPI). Il formera des professionnels possédant les connaissances et les habiletés requises pour répondre aux besoins en main d’œuvre qualifiée de l’industrie de la microélectronique. Une demande d’accréditation sera présentée au BCAPI avec la première cohorte de diplômés et ces derniers pourraient être admis à l’Ordre des ingénieurs du Québec. Les demandes d’admission doivent être transmises au Bureau du registraire de l’UQAM d’ici le 1er avril 2002.

Depuis janvier 1988, l’UQAM offre un baccalauréat en microélectronique orienté vers la conception et l’utilisation des puces ou composantes microélectroniques. Face à la pénurie de diplômés en la matière et forte de son expertise dans le domaine, elle a initié un projet de baccalauréat en génie microélectronique de type coopératif qui a été accepté par le ministre de l’Éducation à l’automne 2001 et qui vient de recevoir l’approbation du Conseil d’administration de l’UQAM. Le programme s’échelonnera sur quatre ans et 4 mois (onze sessions) comprenant trois stages de quatre mois rémunérés en milieu de travail.

Ce baccalauréat est unique car l’élément dominant y est la microélectronique; les disciplines connexes (électricité, informatique et physique de l’état solide) y sont étudiées dans le but de mieux maîtriser la microélectronique ou comme supplément de formation. Dans les autres programmes existants au Québec, c’est plutôt l’inverse que l’on retrouve : l’élément dominant est soit l’électricité, l’informatique ou la physique du solide, et la microélectronique n’apparaît généralement que comme un complément de formation.

Qu’est-ce que la microélectronique?

La microélectronique est la science de la conception, de la fabrication et de la programmation de puces fortement miniaturisées, dites composantes microélectroniques, ainsi que la conception de systèmes microélectroniques qui intègrent une ou plusieurs de ces composantes. Ces dernières sont utilisées dans une multitude d’appareils électroniques, de l’ordinateur aux systèmes de sécurité, en passant par le téléphone, les jeux vidéo, les photocopieurs et les micro-ondes, à la maison, au bureau, dans l’auto, dans le monde de l’informatique. De plus, la microélectronique sert aussi les industries aéronautique et spatiale, en plus de celles des télécommunications et de l’électronique. Toutes ces industries sont importantes pour l’économie québécoise et canadienne.

Croissance fulgurante de l’industrie et pénurie de diplômés

Avec une croissance annuelle mondiale d’environ 18,5 %, l’industrie de la microélectronique est devenue le fer de lance de l’électronique. Au Canada, le Québec représente 25 % de la production totale de biens électroniques, avec des revenus estimés à plus de 4,1 milliards de dollars. Dans le domaine de la microélectronique, le Québec produit 50 % des semi-conducteurs et est responsable de 76 % des exportations canadiennes. En 1999, l’industrie québécoise de la microélectronique et des services de sous-traitance en conception et fabrication de composantes et de systèmes microélectroniques était composée de 88 entreprises, comparativement à 75 en 1997. Ces entreprises oeuvrent dans des domaines de la conception de circuits, de la fabrication de composantes, de l’assemblage de composantes sur les plaquettes de circuits imprimés et d’équipements de production en électronique. Cette industrie procurait un emploi à 12 017 personnes en 1999, comparativement à 8 631 en 1997, soit une croissance annuelle de 18 %.

Si l’industrie de la microélectronique se développe de manière exponentielle, l’augmentation des diplômés en ce domaine se fait de manière très linéaire. La main-d’œuvre totale doit passer de 8 000 en 1997 à 20 000 en 2005. De 1998 à 2005, les besoins de nouveaux diplômés des universités et des collèges se chiffrent à 18 000. Pour ces diplômés, les chances de se trouver un emploi sont plus qu’excellentes.

Demandes d’admission
Adresse : Université du Québec à Montréal, Registrariat, Service de l’admission
Case postale 6190, Succursale Centre-ville, Montréal (Québec), H3C 4N6
Téléphone : (514) 987-3132

Renseignements : Carole Lafortune, coordonnatrice, Faculté des sciences
Tél. : (514) 987-3000, poste 2090#

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Source : Huguette Lucas, agente d’information
Service de l’information externe de l’UQAM
Tél. : (514) 987-3000, poste 6832
lucas.huguette@uqam.ca
Francine Jacques, conseillère en relations de presse
Service de l’information externe, UQAM
Tél. : (514) 987-3000, poste 7954
jacques.francine@uqam.ca
Téléc. : (514) 987-3251

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