| |
|
|
-
Un fossile de béluga de plus
de 10 000 ans
exposé à la Faculté des sciences de lUQAM
Dévoilement : le jeudi 14
février 2002, à 11 heures
Dates de présentation : du 14 février au 2 mai 2002
Adresse : 201, avenue du Président-Kennedy
Montréal, le 12 février 2002 -- Le
Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère de lUQAM, la
Société de Paléontologie du Québec (SPQ) et la Faculté des
sciences ont signé un protocole de collaboration qui permettra la présentation,
dans le hall dentrée du pavillon Président-Kennedy, du 14 février au
2 mai, dun béluga fossile trouvé à l'été 2001 à
St-Félix-de-Valois, au nord de Joliette. Une cérémonie se tiendra dans ce
hall le jeudi 14 février à 11 heures, pour " dévoiler " ce
spécimen particulièrement bien préservé aux médias et au
public. Le pavillon est ouvert du lundi au vendredi, de 8 à 23 heures, et les samedi et
dimanche, de 8 à 18 heures.
La découverte a été faite par madame
Monique Hénault, avicultrice et productrice agricole, qui crut reconnaître des
vertèbres d'un fossile dans un champ de sa ferme familiale où elle faisait creuser un
fossé pour assainir ses terres. La Société de Paléontologie du
Québec était appelée sur les lieux. Sous la responsabilité de
ladministrateur Gilbert Pauzé, la SPQ concluait une entente avec la propriétaire,
puis appelait à la rescousse un professeur associé au Département des sciences
de la Terre et de latmosphère, larchéologue Serge Lebel, pour extraire le
béluga fossile du champ. Les ossements furent enlevés, emballés et mis en
sécurité à lUQAM, pour permettre un travail de nettoyage. Et voilà
Félix, le béluga (ou Félicité? les recherches en cours nous le
diront
) prêt à être présenté au public. Notons que les
traces de nombreux coquillages marins accompagnaient le squelette du mammifère, l'un des
plus complets découverts depuis plus de 150 ans.
Que faisait un béluga dans les basses terres laurentiennes?
Un peu de géologie et d'histoire climatique des derniers milliers d'années
Il y a plus de 35 000 ans, la dernière glaciation s'est étendue jusqu'à
New York. Sous le poids de 1 à 2 km de glace, le continent s'enfonçait doucement dans
les couches visqueuses profondes de la Terre. Comme le Groenland et l'Antarctique aujourd'hui, notre
territoire présentait une surface déprimée, bien au-dessous du niveau de la
mer.
Avec le réchauffement climatique, la glace a fondu et le niveau des océans s'est
mis à remonter plus vite que le continent, qui se trouvait soulagé par l'amincissement
et ce que l'on nomme le recul des glaciers. En fait les glaciers s'écoulent
généralement sans discontinuité, depuis les centres de glaciation vers leurs
périphéries. C'est donc la fonte accélérée du glacier
Laurentien qui a libéré les basses terres du Saint-Laurent, vers 12 000 ans. Ainsi
des lacs proglaciaires baignaient la marge de l'inlandsis en retrait: le Lac Vermont s'est alors
étendu sur le sud du Québec.
Mais voilà que les glaces fondent aussi au niveau de la ville de Québec,
libérant un passage entre les Appalaches, au sud, et les Laurentides, au nord. Alors, les
eaux marines de l'Atlantique ont remplacé les eaux douces lacustres : une mer
intérieure, appelée la Mer de Champlain s'installait pour 2 500 ans. Celle-ci
est à l'origine de la plus grande partie de nos bonnes terres agricoles : soit grâce
aux argiles fines, riches en minéraux nourriciers pour les plantes, soit grâce aux
sédiments plus sableux que les rivières et les vagues étendront en surface,
lors du recul de la mer, puisque le continent remontait vers son état d'équilibre en
chassant l'eau salée. C'est pendant cette phase de submergence de quelque 80 000
km2 du sud du Québec, de la vallée du Lac Champlain et des confins de
l'Ontario, que la vie marine a pu s'épanouir à St-Félix-de-Valois. On sait
aussi que, vers 11 000 ans, le glacier occupait une ligne qui s'étendait de Charlevoix
jusqu'au nord d'Ottawa, faisant une brève halte à St-Gabriel-de-Brandon. Ce qui
explique les importantes réserves de granulats au sud de la ville
La Mer de Champlain connaissait des conditions océanographiques similaires
à celles de l'actuelle Baie d'Hudson. La température de l'eau devait varier entre
0o et 8oC. Quant à l'environnement terrestre, il ressemblait à
celui du climat arctique, sans végétation. Puis la toundra et la forêt viendront
fixer progressivement les dépôts laissés par le glacier et les eaux. Vers 8 000
ans, les premiers Amérindiens s'installeront
Transposez le golfe du Saint-Laurent sur
la région montréalaise et vous pourrez imaginer les incursions des baleines au-dessus
de vos têtes
Bien sûr, certaines moururent et s'échouèrent dans les
boues du fond marin, au pied du delta de la rivière l'Assomption, qui s'avançait vers
St-Félix-de-Valois et Joliette.
- 30 -
Source : Francine Jacques, conseillère en relations de presse
Service de linformation externe, UQAM
Tél. : (514) 987-3000, poste 7954; téléc. : (514) 987-3251
jacques.francine@uqam.ca
02-014
![[Vers le haut]](http://www.uqam.ca/img/liste/flechehaut.gif)
|
|