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Les chercheurs de l'UQAM actifs dans la reconversion industrielle au
Québec
Montréal, le 27 mai 2002 - L'UQAM, qui est l'hôte du colloque international Rendez-vous Montréal 2002, intitulé Les initiatives de reconversion industrielle à partir de la société civile, du 28 au 31 mai, a soutenu plusieurs projets de reconversion industrielle au Québec, par des partenariats entre ses chercheurs et les groupes impliqués dans ces projets. Vous pouvez consulter le site du Colloque, à l'adresse suivante : www.aruc-es.uqam.ca/aruces/rvm2002 Montréal joue un rôle de chef de file mondial en matière de revitalisation des anciens secteurs industriels délaissés et les professeurs de l'UQAM ont contribué de manière remarquable à ce succès. Dans tous les projets, que ce soit le Technopôle Angus, en bonne voie de reconvertir l'immense terrain des anciens ateliers Angus du Canadien Pacifique ou, à l'autre bout de la ville, le projet pour la relance économique et sociale du sud-ouest de Montréal par le RESO, en train de faire revivre le secteur du canal Lachine, que ce soit pour la Cité des arts du cirque, sur le site de la carrière Miron ou pour le projet « Faites de la musique » ou encore à Sorel, les chercheurs de l'UQAM accompagnent les groupes et contribuent à enrichir et à diffuser les connaissances qui soutiennent ces activités de reconversion industrielle par la société civile. Ces initiatives constituent l'embryon d'un nouveau modèle de développement où s'engagent des entreprises sociales, oui, mais aussi des entreprises privées, sans exclure pour autant les investissements publics. Logée à l'UQAM, l'Alliance de recherche universités-communautés en Économie sociale (l'ARUC-ÉS), un des groupes organisateurs de Rendez-vous Montréal 2002, en est un bel exemple. Plusieurs professeurs de l'UQAM y travaillent à répondre aux besoins en recherche et en formation dans divers secteurs de la nouvelle économie sociale, en lien avec des chercheurs de trois autres universités : l'Université Concordia, l'Université du Québec à Hull (UQAH) et l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Les co-directeurs de l'ARUC-ÉS, sont Benoît Lévesque, professeur en sociologie et Nancy Neamtan du Chantier de l'Économie sociale, association qui chapeaute une vingtaine de groupes socioéconomiques. En tout, 90 chercheurs et une quarantaine de groupes forment l'ARUC-ÉS. Dans le cadre du chantier du développement local et régional, un des douze chantiers de l'ARUC-ÉS,le professeur Lévesque et ses collègues ont développé une réflexion sur la reconversion industrielle. Celle-ci a évolué dans un contexte où la société civile est devenue de plus en plus consciente de la nécessité de tisser des partenariats avec les institutions d'enseignement et de recherche, à mesure que prenaient forme des initiatives volontaristes de restructuration des espaces économiques « laissés orphelins » suite aux bouleversements engendrés par la mondialisation et la montée de la nouvelle économie. Située en plein coeur de la plus vieille zone industrielle au Canada, l'UQAM a fait sa marque à partir de valeurs liées au service public. Dès 1979, elle a adopté une politique institutionnelle de services aux collectivités. Elle est la seule université au Canada à s'Ítre dotée d'une telle politique qui favorise l'utilisation des ressources humaines, scientifiques et techniques de l'Université par des groupes non gouvernementaux, comme les organismes communautaires, les syndicats et les comités de citoyens. Ces groupes contribuent à la définition des projets de formation et de recherche et à la diffusion des savoirs dans leur milieu. Cette manière de concevoir le partenariat a fait école et a été source d'innovations méthodologiques dans la recherche. La collaboration entre universités a permis aux chercheurs de partager le fruit de leurs recherches et de s'impliquer en synergie dans des projets de reconversion industrielle. Pour le recteur de l'UQAM, M. Roch Denis, une coopération interinstitutionnelle renforcée contribuerait encore davantage au progrès de notre société et au progrès de Montréal, sur les plans économique, social, culturel et démocratique. M. Denis souhaite mettre l'accent dans les années qui viennent sur « la création d'un véritable pôle universitaire montréalais ». - 30 - Source Huguette Lucas, agente d'information |