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Au Centre de design, trois conférences publiques
sur « L'architecture et les technologies nouvelles »
Montréal, le 1er octobre 2002 - Le Centre de design de l'UQAM présente en octobre trois conférences publiques organisées conjointement avec le Centre international pour la ville, l'architecture et le paysage (CIVA) de Bruxelles, dans le cadre des accords Québec-Wallonie/Bruxelles. Les conférences auront lieu dans la salle d'exposition du Centre de design, à 18 heures, les 2, 9 et 16 octobre Programme des conférences Les conférences seront présentées à Montréal et à Bruxelles. Voici le programme des conférences de Montréal : Philippe Samyn - mercredi 2 octobre À Bruxelles, une conférence de Pierre Thibault intitulée Hybridation s'ajoutera à celles de MM. Samyn, Reeves et Hebbelynk. Technologie dans les projets récents de SAMYN and
PARTNERS Les projets s'élaborent à partir d'une longue analyse initiale de manière à formuler le plus clairement possible l'ensemble des questions abordées. Le projet découle du questionnement à l'exclusion de tout a priori formel. Ce travail est pluridisciplinaire et implique dès le début, la consultation par Philippe Samyn du plus grand nombre de spécialistes (de son équipe ou extérieurs à celle-ci) couvrant les disciplines telles que : aménagement du territoire et urbanisme, paysage et jardins, physique du bâtiment, éclairage naturel, acoustique, thermodynamique, mécanique des fluides, mécanique des matériaux, stablilité des constructions, etc. Chaque discipline influence directement la mise en forme du projet qui reste, avant tout, inspiré par le site, le maître de l'ouvrage et le contexte socio-culturel dans lequel il s'inscrit. La spécificité du bureau réside dans la méthodologie qu'il applique au développement des projets et non pas dans une spécialisation par type de construction. C'est ainsi que les programmes les plus variés sont abordés comme pour le moment : des hôpitaux, des immeubles de bureaux, des ponts, un centre de recherches, un musée, des logements et divers bâtiments pour services publiques. Philippe Samyn : notes biographiques Philippe Samyn, Docteur en sciences appliquées, architecte, ingénieur et urbaniste, est né à Gand en 1948. Sa démarche, tout comme son enseignement aux facultés des sciences appliquées de la VUB et de Mons ainsi qu'à la Cambre, est basée sur un questionnement permanent largement alimenté par ses nombreuses missions à l'étranger, la pensée latérale et ses travaux scientifiques. En particulier, sa découverte en 1997 des indicateurs de volume et de déplacement fait depuis l'objet de développements scientifiques continus conduisant à une théorie générale et ouverte sur la conception et le prédimensionnement des structures. Avec ses équipes d'architectes et d'ingénieurs, sa production architecturale se développe dans les secteurs les plus variés en Europe tant qu'outre-mer: d'un opéra à une pompe à essence, d'un hôpital à un pont, d'un centre de recherches à un plan d'urbanisme. Les deux derniers ouvrages publiés sur son oeuvre sont : Marc Dubois: Philippe Samyn, Architecture and engineering 1999-2000, Birkhäuser Verlag Basel-Berlin-Boston, 1999 ( ISBN 3-7643-6067-4) Philippe Samyn et Pierre Loze: Devenir Moderne? Entretien sur l'art de construire, Mardaga, édition Hayen, Liège, 1999 (ISBN 2-87009-714-4) Voir aussi www.samynandpartners.be Les terrifiants pépins de la lucidité : un
essai sur les mondes pseudo-infinis Au moyen de différents exemples et constats, dont certains fort récents, nous verrons que les univers numériques aujourd'hui employés pour la conception et la composition architecturales présentent avec le réel quelques analogies troublantes et encore mal élucidées. S'ils ne peuvent échapper à la finitude, ils peuvent se comporter à toutes fins pratiques comme des mondes infinis, dont la production échappe dès lors à la simple combinatoire et atteint à une fertilité souvent déniée aux espaces artificiels. Le développement de techniques informatiques de conception issues du domaine de la vie artificielle et directement applicables au processus de design pose de façon permanente, critique et exacerbée la question de la représentation des lieux architecturaux, en particulier au niveau des représentations dynamiques nécessaires à la conception et à la composition architecturales. En effet, les codages de différents niveaux utilisés par l'ordinateur pour représenter les données qui lui sont transmises évacuent toute trace de sens et de signification et réduisent l'infinie variété des lieux à une gamme discrète et limitée -bien que très grande- d'états strictement formels. Or, plusieurs méthodes permettent de travailler directement sur cette gamme d'états, pour l'amener à produire à volonté des formes et des espaces dépourvus de sens, résultant de simples combinatoires numériques, en une sorte d'ouvroir automatique d'architectures potentielles a priori toutes équivalentes. Par leur nombre astronomique, ces dernières définissent un vaste univers architectonique, compact et en apparence amorphe, dans lequel il n'est pas évident de dégager une organisation. Pour ce faire, un second ensemble d'outils, auto-organisants et évolutifs, est mis en oeuvre afin d'entamer une cartographie de cet univers, d'y déceler de grandes lignées formelles, et de procéder à une première taxonomie de ses architectones; le processus de conception architecturale devient alors assimilable à l'exploration des pistes les plus prometteuses des territoires ainsi défrichés. Exploitées par plusieurs concepteurs, de telles méthodes de conception sont décrites par d'autres comme étriquées, relevant de l'application stérile de règles combinatoires sur des ensembles de nombres. L'un des obstacles conceptuels les plus fréquemments mentionnés est la finitude des univers numériques, qui introduit de facto une limite à leurs possibilités de production. Que cette limite soit inaccessible ne change rien au problème posé par son existence, dont la puissance sur l'imaginaire a été mentionnée par plusieurs auteurs; Nietzsche, Baudelaire, ont évoqué l'aspect désespéré de ces systèmes où existent les moyens pour tout connaître, systèmes auxquels les objets et les événements du réel ne seront jamais réductibles. Au moyen de différents exemples et constats, dont certains fort récents, nous verrons que les univers digitaux présentent avec l'univers réel, au-delà d'une similitude de surface, quelques analogies troublantes; que s'ils ne peuvent échapper à la finitude, ils peuvent se comporter à toutes fins pratiques comme des mondes infinis, dont la production échappe dès lors à la simple combinatoire; et nous exposerons les procédés qui permettent d'induire à certains aspects de cette production une signification pertinente au projet d'architecture. Nicolas Reeves : notes biographiques Architecte, professeur à l'École de Design de l'UQAM (Montréal). Études d'architecture et de physique (U. de Montréal), Master of Science in Architecture Studies (MIT, Cambridge, 1988). Vice-président de la Société des Arts Technologiques. Dirige le laboratoire NXI GESTATIO (architecture / design / informatique) à l'UQAM, ainsi que l'axe Vie Artificielle et Arts Robotiques du nouvel Institut Hexagram pour les arts et technologies médiatiques. Démarche de création soutenue par un travail théorique qui interroge les fondements des notions d'ordre, d'information et d'organisation. S'intéresse en particulier au conditions qui permettent à un univers numérique autonome de développer des structures organisées. Collaborations régulières avec plusieurs laboratoires universitaires d'informatique et de robotique, au Canada, en Europe, aux USA. Présente en 1995 l'installation architectonique Morphologies Surrationnelles (Washington, congrès scientifique ISIS Symmetry; Montréal, ISEA95) qui situe d'emblée son travail à l'articulation architecture-sciences-technologies, position concrétisée par le projet Harpe à Nuages (1997-2002) au retentissement médiatique international. Poursuit par la suite le programme de recherche-création Architectones Informatiques, exploration de la morphogenèse urbaine et architecturale. Plusieurs installations en arts technologiques, à composante sonore, réagissant aux variations des phénomènes naturels: Le Jardin des Ovelyniers, La Chambre Forcluse, Le Mascarillon, Sixième Diffractale. Les travaux de Nicolas Reeves ont été présentés en France, en Allemagne, en Pologne, en Suisse, au Liban, aux USA et au Canada. Il est régulièrement invité comme conférencier ou sur des forums de discussion, et ses écrits sont publiés dans plusieurs revues d'art et de critique. Éloge de l'ombre La situation de la lumière et de l'ombre est au
centre de la perception spatiale. Elle échappe à toute convention
même si l'histoire de la peinture a tenté de la codifier. La charge
émotionnelle et la nature
terrestre, immatérielle de cette fuite du temps qu'est la lumière
m'a incité à recourir à des outils se situant entre
l'artisanat et le laboratoire. L'exposé fera part de ces recherches au
travers de projets concrets. Pierre Hebbelinck : notes biographiques Etabli à Liège, Pierre Hebbelinck est actif depuis 1981 en Belgique mais aussi à l'étranger tant dans le domaine de l'Architecture et de l'urbanisme que de la scénographie. Il a été lauréat de nombreux prix et dernièrement il remporte le premier prix pour une salle de spectacle à Mons. Parmi ses réalisations les plus récentes, on retient le Musée des Arts Contemporains au Grand Hornu. Son travail a été publié et exposé à de nombreuses reprises et notamment lors de la biennale de Venise en 1996. Il enseigne à Liège et donne des conférences dans de nombreuses universités européennes. Adresse et heures d'ouverture Source : Huguette Lucas, agente d'information |