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Selon une étude de l'UQAM
Les fabricants de meubles du Québec doivent affronter un nouveau contexte concurrentiel

Montréal, le 7 novembre 2002 -- Une étude réalisée pour le compte de l'Association des fabricants de meubles du Québec par Vincent Sabourin, professeur au Département de stratégie des affaires de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM et responsable du Groupe de recherche en management stratégique, démontre qu'une bataille importante s'engage pour la conquête du marché américain de l'industrie du meuble. Les fabricants de meubles du Québec ont traversé une importante période de restructuration lors de la dernière récession et ont tiré remarquablement leur épingle du jeu avec le libre-échange.

La concurrence s'aiguise

Toutefois, l'étude montre que le marché américain est en voie d'être structuré et son entrée sera protégée par de plus importantes barrières qui rendront plus difficile l'entrée et le développement des jeunes fabricants québécois aux États-Unis. Les chaînes de magasins de meubles font de plus en plus l'objet de programmes et d'ententes exclusives de la part des grands fabricants de meubles. Les places sont restreintes et le prix du ticket d'entrée pour occuper une place aux États-Unis est de plus en plus élevé.

Malgré les succès des Shermag, Dutaillier, Canadel et Artopex sur le marché américain, les fabricants québécois font face à la concurrence d'autres pays industrialisés. Les efforts de concertation propres aux entreprises québécoises et réalisés notamment avec l'Association des fabricants de meubles du Québec et les différents niveaux de gouvernements, sont nécessaires pour mettre en place des initiatives collectives structurantes. L'étude des plans d'affaires des associations de fabricants des pays comme l'Australie, le Danemark, mais aussi ceux des pays dont l'économie est émergente comme la Chine, le Mexique et le Brésil montre que tous ces pays ont pour cible le plus important marché à l'exportation au monde, les États-Unis.

Face à cette situation, les fabricants québécois aiguisent leurs armes et investissent dans un design attrayant et un bon rapport qualité-prix. Ils s'estiment en mesure de répondre aux besoins des détaillants américains, notamment grâce à une main d'œuvre compétente, bien que difficile à trouver, un service après-vente impeccable et de bons délais de livraison.

Trouver un créneau

Dans ce contexte, l'étude estime que les fabricants québécois qui n'ont pas encore percé le marché américain, doivent bouger rapidement, pour faire leurs marques et prendre de façon structurelle une position avantageuse dans le marché américain, comme l'on fait les

industriels italiens dans les meubles de luxe ou le font présentement les Chinois dans les créneaux de bas et de moyen de gamme, où les stratégies de prix sont déterminantes. C'est pourquoi les fabricants québécois doivent cibler rapidement les magasins indépendants et les chaînes spécialisées, souvent négligés par les grands fabricants américains.

Les consommateurs québécois sont exigeants, ce qui a poussé au fil des ans les fabricants québécois à livrer un produit de meilleur qualité et un design plus contemporain. Aujourd'hui, ces fabricants disposent d'avantages concurrentiels significatifs sur le marché américain grâce à ces ajustements.

L'étude de l'UQAM met en relief que la route du succès des fabricants québécois repose sur une spécialisation de produits qui vise le haut du moyen de gamme en délaissant dans la mesure du possible toute stratégie orientée uniquement sur le prix. Pour ce faire, les fabricants québécois doivent utiliser toute la flexibilité que leur procure leur taille intermédiaire face aux géants américains. Ainsi les grands fabricants américains comme La-Z Boy, Furniture Brands International et Lifestyle Furnishing ont tous des ventes de plus de 2 milliards $ canadiens.

Contrôle américain

Cette bataille doit se faire dans un contexte où plusieurs entreprises québécoises ont des fondateurs qui avancent en âge et pourraient être tentés de vendre les joyaux de l'industrie à des concurrents américains bien placés pour faire une offre alléchante. La ventes des leaders aux américains pourrait avoir un effet domino sur la structure de l'industrie comme ce fut le cas avec Biotech Pharma dans l'industrie des biotechnologies. Cette situation est inquiétante pour les années à venir puisque plusieurs grands fabricants américains cherchent activement à faire l'acquisition des fabricants pour compléter leur gamme de produits. Ainsi, Lacasse, l'un des plus importants fabricants de meuble de bureau au Québec, a été récemment vendu à des intérêts américains. C'est pourquoi l'industrie compte sur les partenaires financiers de l'économie québécoise, tels la Caisse de dépôt et la Société générale de financement, pour procéder aux investissements qui permettraient de préserver le patrimoine économique québécois de l'industrie du meuble.

Copie de l'étude : www.unites.uqam.ca/esgcrg/midi.htm

Renseignements: - Jean-François Michaud, président-directeur général
Association des fabricants de meubles du Québec
Tél. : (514) 866-3631, poste 210 (jusqu'au 8 novembre)

- Vincent Sabourin, professeur
Département de stratégie des affaires, École des sciences de la gestion
Tél. : (514) 987-3000, poste 3996

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Source : André Valiquette, conseiller en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications de l'UQAM
Tél.:(514) 987-3000, poste 3268# / Courriel : valiquette.andre@uqam.ca

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