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Selon la Chaire d'études socio-économiques

Esso et Shell exportent des profits records et désinvestissent au Canada

Montréal, le 28 janvier 2003 - Une étude réalisée par le professeur Léo-Paul Lauzon, titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM, met en relief que les compagnies pétrolières Impériale-Esso et Shell Canada ont réalisé des profits records ces dernières années. L'analyse publiée par la Chaire, fondée sur les données des rapports annuels, avance que, pour la période de 12 ans allant de 1990 à 2001, ces compagnies ont versé des milliards de dollars à leurs actionnaires canadiens et surtout étrangers. Pour y arriver, elles ont coupé des emplois au Canada, désinvesti dans leurs installations et diminué les frais d'exploration, cela afin de maintenir l'offre au plus bas niveau et d'augmenter artificiellement les prix de l'essence. Les compagnies pétrolières, en l'absence de concurrence significative et en profitant d'une intégration verticale complète de leurs activités, se comporteraient comme des oligopoles, selon cette étude.

Augmentation record des profits
Ces deux dernières années (2000 et 2001) ont vu les profits d'Impériale-Esso et de Shell Canada passer de 2,2 milliards (1998 et 1999) à 4,5 milliard $, soit plus du double. Entre les six premières années couvertes par l'étude (1990-1995) et les six dernières années (1996-2001), on observe d'impressionnantes augmentations des profits de 224 % pour Impériale-Esso et de 273 % pour Shell Canada.

Le taux de rendement après impôt sur l'avoir des actionnaires d'Impériale-Esso a été extraordinaire au cours des deux dernières années, soit de 32,4 % en 2000 et de 28,4 % en 2001. Shell Canada affiche aussi des rendements étonnants, avec des taux de 22,1 % en 2000 et de 23,3 % en 2001. Ces six dernières années (1996-2001), les taux de rendement moyens d'Impériale-Esso (20,1 %) et de Shell Canada (18,2 %) ont aussi fait un bond spectaculaire par rapport aux six premières années (1990-1995) couvertes par l'étude (4,5 % pour Impériale-Esso et 6,1 % pour Shell Canada).

Rendement pour les actionnaires étrangers
Au cours des 12 dernières années, Impériale-Esso a versé à ses actionnaires 137 % de ses bénéfices réalisés au Canada. Ce taux dépassant 100 % s'explique par une réduction des investissements, dans l'exploration et les installations, ce qui a permis une remise accrue aux actionnaires. Quant à Shell Canada, elle a versé 66 % de ses profits à ses actionnaires au cours des 12 dernières années. La majeure partie de ces énormes profits a été versée aux actionnaires étrangers de ces firmes. À titre d'exemple, pour les 12 dernières années, Impériale-Esso a versé huit milliards $ aux actionnaires étrangers sous forme de dividendes et de rachats d'actions. Une partie importante des dépenses d'essence des consommateurs canadiens enrichit ainsi des actionnaires étrangers.

Désinvestissement au Canada et perte d'emplois
Impériale-Esso et Shell Canada ont réduit leurs immobilisations au Canada de 2,5 milliards $ en 12 ans, soit une réduction de 15 %. Quant à leur actif total canadien, il a diminué de 11 %. Pendant ce temps, les frais d'exploration sont passés de 23 % à 2 % des profits nets pour Impériale-Esso et de 66 % à 5 % en ce qui concerne Shell Canada.

Alors que les bénéfices connaissaient un bon fulgurant ces 12 dernières années, le nombre d'employés au Canada a diminué de 56 % durant cette période pour Impériale-Esso (6 740 employés en 2001) et de 48 % pour Shell Canada (3 674 employés en 2001). Le nombre de stations service détenues par les deux compagnies a diminué globalement de 52 % (4 096 stations service).

Pour se procurer l'étude : (514) 987-3000 poste 7841 (prix pour le public : 15 $)

Renseignements : Léo-Paul Lauzon, professeur
Département des sciences comptables
Tél. : (514) 987-3000 poste 3954# (bur.) ou (450) 228-2712 (rés.)

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Source : André Valiquette, conseiller en relations de presse
Service des communications
Tél. : (514) 987-3000, poste 3268#
Téléc. : 987-3251


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