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Communiqués de presse

Selon le professeur Léo-Paul Lauzon
Bell Canada : de mauvais placements ont entraîné des pertes de 47 milliards $ au détriment des consommateurs et des contribuables

Montréal, le 18 juin 2003 - Selon le professeur Léo-Paul Lauzon, titulaire de la Chaire d'études socio-économiques et professeur au Département des sciences comptables, la stratégie de diversification sectorielle et géographique de Bell Canada Entreprises (BCE) a fait perdre aux contribuables, aux consommateurs et à la collectivité 47 milliards $ en mauvais placements depuis 14 ans. Le professeur a analysé les états financiers de Bell de 1989 à 2002 et trace un profil détaillé de l'évolution financière et des placements de BCE. Il met aussi en relief que le jugement de l'opinion publique et des médias est beaucoup plus sévère pour les entreprises publiques qui encaissent des pertes que pour les entreprises du secteur privé dans la même situation et recommande en conclusion l'instauration d'un partenariat public-privé du service téléphonique résidentiel.

Une diversification coûteuse

BCE a opéré une diversification sectorielle de ses activités en prenant des participations dans des entreprises telles : Téléglobe, Bell Canada International, Montréal Trustco, BCE Dévelopment, Excel, Transcanada Pipelines, Alex, Nortel Networks, SBC Ameritech, Encor et Daon Development. Un montant colossal de 47 milliards $ a été perdu dans ces transactions au détriment des consommateurs, des employés, des régions et de la collectivité sans compter le coût fiscal de 10 milliards $ entraîné par ces pertes pour les contribuables canadiens.

Les résultats de la diversification géographique de BCE ne sont pas plus encourageants, du Mexique à l'Angleterre et de l'Asie au Brésil, alors qu'en 2002 Bell a retiré ses investissements à l'étranger et a résolu de fermer sa division Bell Canada International. En 2002 également, BCE a effectué 95% de ses ventes au Canada, 4% aux États-Unis et à peine 1% ailleurs dans le monde.

Léo-Paul Lauzon remarque qu'à chaque fois que Bell s'est aventuré à l'extérieur de son monopole de la téléphonie résidentielle, ce fut un fiasco, aux dépends principalement des abonnés au service résidentiel de Bell, qualifiés de vache à lait du holding financier. Pendant ce temps, note encore l'étude, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté continuellement en 14 ans, ainsi que les rémunérations des dirigeants et les primes de départ.

Pour renseignements ou pour obtenir copie de l'étude (33 pages) :
Léo-Paul Lauzon, titulaire, Chaire d'études socio-économiques
Tél. : (514) 987-3000, poste 7841# ou (450) 228-2712

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Source : André Valiquette, conseiller en relations de presse
Téléphone : 987-3000, poste 3268#
Télécopieur : 987-3251

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