|
Exposition Cintres au Centre de design de l'UQAM
Montréal, le 26 novembre 2003 - L'exposition Cintres présentée au Centre de design de l'UQAM, du 15 janvier au 22 février 2004, comprend l'ensemble de la collection de cintres Daniel Rozensztroch, soit plus de 400 pièces s'échelonnant du milieu du XIXe siècle à nos jours. Le vernissage aura lieu le mercredi 14 janvier, à 18 heures. S'ajoutera à cette collection une série de cintres réalisés dans le cadre du concours Cintres, soit par les étudiants en design de l'UQAM, de l'Université de Montréal, de l'Université Concordia et de l'École supérieure de mode de Montréal, soit par des designers professionnels. Le jury de sélection composé de Daniel Rozensztroch, Sylvie Berkowicz, journaliste à l'émission D de la chaîne de télévision Musimax, Ying Gao, professeure à l'École supérieure de mode de Montréal, Frédéric Metz, professeur à l'École de design et directeur du programme de design graphique de l'UQAM, remettra les deux prix de 1 000 $ aux étudiants et designers lauréats. Daniel Rozensztroch nous raconte, dans le catalogue de l'exposition Cintres publié en 2002, à Paris, aux Éditions Le Passage, comment est née sa passion pour les cintres : « Il a fallu que, par hasard, un spectaculaire cintre en bois attire mon attention dans un vide-grenier, puis un autre encore, équipé d'un système imaginé par un inventeur fou, pour déclencher mon obsession. Surprise ! les cintres étaient innombrables. Sous leur simplicité, leur fonction si précise, ils cachaient une multitude de formes, de matières, des trésors d'invention et d'esthétique, une mine d'informations sur le cours de la vie quotidienne et l'évolution de la mode. » D'après des exemples isolés, le cintre semble avoir été, à ses débuts au XVIe siècle, exclusivement réservé aux armées et au clergé. Le seul meuble de rangement dans les villes et les campagnes était alors le coffre où l'on serrait les vêtements. C'est seulement à la fin du XVIe siècle qu'on prit l'habitude de dresser les coffres à la verticale pour y suspendre les vêtements. Le coffre devint armoire, mais celle-ci ne gagna tous les foyers qu'au XVIIIe siècle. Dans l'armoire, les vêtements étaient accrochés à une barre grâce à un porte-vêtement ou porte-habit, dessiné en fonction du vêtement qu'il devait soutenir. Le mot « cintre » apparaît en 1900, « inspiré du terme architectural qui caractérise les constructions en arc de cercle ». À travers les âges, le cintre a subi des transformations innombrables, adoptant des couleurs, des formes et des matériaux très variés pour devenir, à notre époque, plus synthétique. Aujourd'hui les créateurs, désirant le faire sortir de l'ombre du vêtement où il se cache depuis longtemps, le dessinent et le fabriquent dans d'étonnantes matières : plastiques de plus en plus sophistiqués, résine, fonte d'aluminium, carton, raphia, feutre, passementerie, cuir ou bois exotiques. L'exposition Cintres, tenue dans le cadre du programme de coopération franco-québécoise, a bénéficié du soutien financier de l'Association Française d'Action Artistique (AFAA) et du Consulat général de France à Québec. Adresse et heures d'ouverture Centre de design de l'UQAM Renseignements Téléphone : (514) 987-3395 Source : Huguette Lucas, agente d'information Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : (514) 987-3000, poste 6832# Téléc. : (514) 987-3251 lucas.huguette@uqam.ca 03-183 |
|||||||||||||||||||||