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L'UQAM adopte sa politique linguistique
Montréal, le 6 avril 2004 -- Dans le cadre de la politique linguistique adoptée aujourd'hui par son Conseil d'administration, l'UQAM s'affirme comme université francophone, attachée à son identité tout autant qu'à sa mission sociale d'ouverture et d'accessibilité, et désireuse de relever les défis de l'internationalisation. D'entrée de jeu, l'UQAM se déclare une université publique de langue française dont le rayonnement est international. « Je suis très heureux que cette politique, soumise à un examen systématique et à de larges consultations, ait été adoptée à l'unanimité par la Commission des études et le Conseil d'administration », a déclaré le recteur Roch Denis. En plus de confirmer sans ambiguïté le caractère francophone de l'UQAM, qui souhaite être particulièrement rigoureuse en matière de qualité de la langue, cette politique vise à faire de l'UQAM un milieu de formation ouvert au monde, inclusif. « Nous assumons pleinement et je dirais avec fierté, toutes nos responsabilités à cet égard », a-t-il poursuivi. Cette politique linguistique s'inscrit dans le cadre des nouvelles dispositions de la Charte de la langue française, adoptées par l'Assemblée nationale du Québec en juin 2002, qui obligent les universités québécoises à se doter d'une politique relative à l'emploi et à la qualité de la langue française d'ici le 1er octobre 2004. La politique s'articule autour de trois grands axes :
I. Emploi du français La politique confirme l'emploi du français dans l'ensemble des activités de l'Université, des documents officiels, de la communication, des publications institutionnelles, y compris les documents diffusés sur le Web, et des médias étudiants. Il en va de même pour le français langue de travail, la politique d'achats, la langue d'enseignement à tous les cycles d'études, le matériel pédagogique, les examens, travaux, mémoires et thèses. En ce qui concerne les langues secondes, dans le contexte d'internationalisation dans tous les domaines d'activités, l'UQAM reconnaît l'importance accrue pour les étudiants de maîtriser la langue anglaise ainsi que d'autres langues et elle prendra des mesures pour en favoriser l'apprentissage ou le perfectionnement. L'UQAM favorisera le recrutement et l'accueil d'étudiants d'autres communautés linguistiques, qu'il s'agisse d'étrangers ou d'anglophones et d'allophones du Québec et du Canada, ou de personnes issues des nations amérindiennes et inuite, et fait de cette ouverture un engagement d'accessibilité et d'inclusion. Par des procédures d'évaluation et des mesures de soutien appropriées, elle s'assurera que ces étudiants acquièrent une maîtrise adéquate du français qui réponde aux exigences du programme et qui facilite leur intégration dans la société québécoise. Au chapitre de la formation sur mesure, l'UQAM offre ses cours de formation en français, mais lorsque des demandes de formation dans une autre langue lui seront adressées par des groupes, elle négociera des ententes, selon les cas, en vue de répondre aux besoins exprimés et fera rapport sur ces accords, au moins une fois par année, au Comité consultatif permanent de la politique linguistique et à la Commission des études. Dès maintenant, l'UQAM entend adresser une requête au ministère de l'Éducation et au ministère de la Culture et des Communications responsable de la Charte de la langue française en vertu de laquelle elle demandera une interprétation sur la signification et la portée de la charte quant à l'offre de programmes ou de cours de formation continue ou de formation sur mesure dans d'autres langues que le français par les universités francophones québécoises. En ce qui a trait à la recherche et à la création, elle encourage fortement les professeurs et chercheurs à diffuser les résultats de leur recherche prioritairement en français ou, le cas échéant, à accompagner leur texte d'un résumé substantiel en langue française. En matière de recrutement du personnel, les professeurs devront maîtriser la langue française dès l'embauche, mais dans certains cas exceptionnels, des personnes ne possédant pas une compétence suffisante en français devront l'acquérir dans un délai convenu, avant de s'acquitter de leur tâche d'enseignement. Les chargés de cours devront maîtriser le français dès leur entrée en fonction. Les maîtres de langue devront maîtriser la langue qu'ils enseignent et le français, ou acquérir la maîtrise du français dans un délai convenu. L'Université offrira à ses enseignants des services de soutien pour atteindre le niveau requis de compétence linguistique en français et se dotera de moyens nécessaires pour l'évaluer. Quant au personnel de soutien, syndiqué et non syndiqué, et aux cadres, l'UQAM pourra exceptionnellement embaucher des personnes qui ne maîtrisent pas adéquatement le français, quand la nature des tâches le permet. Elle devra cependant s'assurer que, dans un délai convenu, ces personnes acquièrent les compétences linguistiques requises, condition du maintien du lien d'emploi. II. Qualité de la langue En plus de consolider l'emploi du français comme langue d'usage, l'UQAM entend en rehausser la qualité et renforcer les exigences linguistiques requises dans tous les programmes d'études et toutes les unités administratives, faisant ainsi de cet objectif une priorité. Pour les professeurs, chargés de cours et maîtres de langues, elle offrira un soutien particulier afin que les documents pédagogiques réalisés soient de grande qualité. Pour l'ensemble du personnel syndiqué, non syndiqué et cadre, l'Université accordera une attention constante à la qualité du français oral et écrit et prendra des mesures de soutien et de perfectionnement. L'UQAM soumettra dorénavant tous les étudiants de premier cycle à un test de français à l'entrée, sauf ceux qui ont déjà réussi l'examen du MEQ. De plus, des modalités particulières s'appliquent pour certains programmes où la maîtrise du français revêt une importance primordiale, entre autres en formation à l'enseignement. Lorsque les résultats obtenus sont jugés insuffisants, des mesures de développement des compétences linguistiques sont mises en œuvre, en collaboration notamment avec le Département de linguistique et de didactique des langues. Bureau de la qualité de la langue Le Bureau de la qualité de la langue assure la mise en œuvre de cette politique (no 21), sous l'autorité du Secrétaire général qui en répond devant la Commission des études. Enfin, un comité consultatif permanent de la politique linguistique, relevant du recteur, est mis sur pied pour veiller à son suivi et faire les recommandations qu'il juge utile. Site Web : http://www.instances.uqam.ca/politiques/Politique_40.html Source : Francine Jacques, directrice Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Université du Québec à Montréal Téléphone : 987-3000, poste 7954# Télécopieur : 987-3251 Courriel : jacques.francine@uqam.ca 04-062 |