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Évacuation du pavillon Hubert-Aquin de l'UQAM
Montréal, 11 mars 2005 Le jeudi matin, 10 mars, un groupe restreint de personnes a entrepris des actions de blocage de l'accès au pavillon Hubert-Aquin de l'UQAM. Une partie du personnel (professeurs, chargés de cours, employés de soutien) de l'Université a été empêchée d'accéder à ses bureaux et de vaquer à ses occupations. De nombreuses portes à l'intérieur du pavillon ont été cadenassées et enchaînées et l'utilisation des ascenseurs a été entravée. Des services importants comme les bibliothèques, un laboratoire informatique et les cafétérias de ce pavillon ont dû cesser leurs activités. Aucune de ces actions n'a été organisée par des associations étudiantes dûment reconnues au sein de l'Université. Face à cette situation, l'Université a fait appel au Service de sécurité incendie de Montréal qui, après une visite des lieux, a conclu qu'il y avait entrave aux voies des issues du pavillon. À plusieurs reprises au cours de la journée et de la soirée, les individus qui participaient à ce blocage ont été avisés des dangers de leurs actions pour la sécurité des personnes et des biens. Malgré des appels répétés, ils ont refusé d'obtempérer. Ils ont enfin été informés directement qu'une telle action de blocage devait cesser sur-le-champ, à défaut de quoi ils s'exposaient à des sanctions institutionnelles et à des poursuites. Devant leur refus de répondre à la demande de lever le blocage, l'Université a fait appel aux services de la Police de Montréal, qui a procédé dans la nuit du 10 au 11 mars à la récupération des locaux de l'Université et à l'arrestation de 48 personnes. Rappelons que depuis sa fondation, l'UQAM garantit en son sein la libre expression des points de vue et le libre exercice des droits démocratiques incluant la liberté académique. Ces principes qui la gouvernent sont tout aussi essentiels aujourd'hui que par les années passées. L'UQAM entend continuer d'en garantir l'exercice et le respect. Cependant, le droit à la liberté d'expression, le droit de manifester, le droit de prendre position et la liberté de critique n'incluent pas le recours à l'intimidation, à la violence et aux agressions, ou l'atteinte au bien public, sous quelque forme que ce soit. Ils en constituent, au contraire, la négation. Ces actions de blocage sont intolérables et ne seront pas tolérées. L'ensemble des membres de la collectivité de l'UQAM, toutes les organisations, toutes les associations sont interpellés. Tous ensemble, nous ne pouvons accepter une telle situation. C'est notre engagement commun, solidement affirmé et partagé en faveur des libertés qui peut seul en garantir le plein respect et le plein exercice. Jacques Desmarais Mauro F. Malservisi - 30 - Source : Francine Jacques, directrice 05-059 |