UQAM | Selon une étude de Léo-Paul Lauzon Les profits des pétrolières sont versés aux actionnaires plutôt qu’à l’exploration

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Selon une étude de Léo-Paul Lauzon
Les profits des pétrolières sont versés aux actionnaires plutôt qu’à l’exploration

Montréal, le 23 août 2005 – Selon une étude réalisée par Léo-Paul Lauzon, professeur au Département des sciences comptables de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et titulaire de la Chaire d’études socio-économiques, les profits des pétrolières Impériale-Esso, Shell Canada et Petro-Canada ont été versés aux actionnaires plutôt que vers des activités d’exploration, au détriment de l’emploi et de l’investissement au Canada.

L’étude, intitulée « Envol des prix et des profits dans le secteur pétrolier », et préparée en coopération avec le professeur Michel Bernard, met en évidence qu’au cours des 15 dernières années (1990-2004), ces trois compagnies pétrolières ont réalisé 27,2 milliards $ de profits, dont 67 % depuis les cinq dernières années. Seulement au cours des deux dernières années, elles ont réalisé 9,2 milliards $ de profits, soit 34 % des profits des 15 dernières années. Le taux de rendement après impôts sur l’avoir des actionnaires a été de 25,3 % en 2004 et de 13,6 % en moyenne depuis 1990.

Sur des profits de 19,9 milliards $ réalisés en 15 ans par l’Impériale-Esso et Shell Canada, 16,8 milliards $ ou 84 % des bénéfices ont été versés aux actionnaires en dividendes et en rachats d’actions, dont 13,5 milliards ou 68 % versés à l’étranger. De plus, on a identifié une chute graduelle, ces 15 dernières années, de la proportion des profits consacrée à l’exploration, de 36 % à 5 %, et à un désinvestissement au Canada. Les pétrolières ont versé leurs profits à leurs actionnaires d’ici et de l’étranger plutôt que d’investir et de créer de l’emploi au Canada.

On relève aussi une hausse de 585 % des profits depuis 15 ans pour les trois pétrolières, mais une baisse de 54 % de l’emploi, qui est passé de 32 162 en 1990 à 14 874 en 2004, soit une chute de 17 288 emplois. Pendant la même période, on assistait à la fermeture de 6 640 stations-service ou 57 % des 11 755 stations détenues en 1990, avec pour résultat qu’il en reste 5 115 en 2004.

Étude disponible sur demande pour les journalistes (98 p.).

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Source : André Valiquette, conseiller en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Université du Québec à Montréal
Tél. : (514) 987-3000, poste 3268#
Téléc. : (514) 987-3251
valiquette.andre@uqam.ca

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