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Communiqués de presse

Hommage à Roch Denis
à l’occasion de son admission dans l’Ordre des Palmes académiques
le 26 octobre 2005
au Consulat général de France à Québec


Pierre Lucier



Monsieur le Consul général,  François Alabrune,
Monsieur le Recteur de l’UQAM,  Roch Denis,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Nous avons entendu l’exposé des motifs de la décision du Conseil de l’Ordre des Palmes académiques et de son président, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, d’accueillir le recteur Roch Denis, à titre d’officier, dans l’Ordre des Palmes académiques. Notre présence autour de vous, monsieur le Consul, vous dit déjà que nous y applaudissons sans aucune réserve. Mais vous m’avez aussi autorisé à exprimer les raisons de cette approbation, une tâche dont je m’acquitterai volontiers.

Il y aurait beaucoup à raconter sur ce que presque cinquante années de compagnonnage et d’amitié m’ont appris de Roch Denis et qui a nourri mon estime et mon admiration, et celles de bien d’autres. Ainsi, il faudrait dire ses qualités de l’intelligence — intelligence des personnes, des situations, des enjeux, des tendances porteuses —, ses qualités du cœur — sensibilité, générosité, convivialité, fidélité —, ses qualités de leadership — vision, cohérence,  communication, persuasion —, ses qualités d’homme d’action — un instinct sûr, le sens de la stratégie, le courage, la ténacité.  En lien plus immédiat avec la nature de la décoration reçue aujourd’hui, il faudrait souligner surtout l’adhésion indéfectible de Roch Denis aux valeurs de l’esprit, de la culture, du savoir, de l’éducation, des libertés universitaires, de l’excellence en toutes choses.  Et sa volonté affirmée d’en faire la promotion dans le cadre d’un service public conçu comme un espace de droit, d’équité, de solidarité et de poursuite du bien commun.

J’ai côtoyé Roch Denis dans des contextes et des situations où nous occupions tous deux, parfois à tour de rôle, parfois en inversion de rôles, des fonctions et des responsabilités diverses. Ce qui m’a toujours fortement impressionné et que je tiens à partager avec vous, c’est cette façon qu’a Roch Denis d’être fidèle à lui-même  — ou mieux : d’être fidèle à ses valeurs de fond. C’est cette manière qu’il a, avec un je ne sais quoi de pouvoir de contagion, de traduire ces valeurs dans des décisions et dans des attitudes qui sonnent vrai. Il y a chez lui la stabilité et la permanence de ceux qui misent sur les valeurs que Fernand Dumont aimait nommer les « valeurs longues ». Avec Roch Denis, il n’y a pas de surprise; ou plutôt : pas de mauvaise surprise. Il est inventif, il évolue, il est vigilant, il détecte les mouvements. Il peut aussi étonner. Mais il intègre tout cela dans un cheminement intérieur marqué au sceau de la durée, de la consistance, de la réflexion critique, de la cohérence personnelle et de la capacité de passer à l’action.

Monsieur le Consul, ces valeurs ont d’étroites parentés avec l’esprit et les objectifs éducatifs et culturels de l’Ordre des Palmes académiques. Aussi, en même temps que nous exprimons notre attachement envers Roch Denis, tenons-nous à vous dire que, en l’honorant aujourd’hui, la France qu’il aime tant a pris une très bonne décision et que vous-même, en nous associant à cette cérémonie, vous nous faites grand plaisir.  Soyez-en remercié.

 

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