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Cérémonie de remise du diplôme et des insignes
d’Officier de l’Ordre des Palmes Académiques
à M. Roch Denis,
Recteur de  l’Université du Québec à Montréal 
à la Résidence, le mercredi 26 octobre 2005 à 17 h 00

Monsieur le Recteur, Cher Roch, Cher ami,

Vous êtes né à Montréal où vous faites vos études jusqu’au baccalauréat en sciences politiques, à l’Université de Montréal.

De 1966 à aujourd’hui, votre relation à la France se tisse, se développe. Elle fait de vous l’un des meilleurs connaisseurs de notre système universitaire et, de façon plus large, l’un des grands experts de la relation franco-québécoise.

En effet, vous obtenez un diplôme de sciences politiques de l’Université de Grenoble avant de faire, quelques années plus tard, votre doctorat à Sciences Po, à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris ; une thèse qui porte sur  « la lutte des classes et la question nationale au Québec ».

Nous sommes en 1979. Votre carrière d’universitaire vous conduit régulièrement en France, à Paris notamment dans le cadre de l’UNESCO ou de conférences sur le devenir international des universités, quand, en 1999, le gouvernement vous nomme Secrétaire général du CCIFQ, le Centre de Coopération Interuniversitaire franco-québécoise, organe intergouvernemental créé en 1984. Au CCIFQ, avec votre collègue français, Jean-Pierre Bardet, vous oeuvrez à consolider, à renforcer les relations entre établissements d’enseignement supérieur français et universités québécoises. Les résultats sont ceux que nous connaissons aujourd’hui. Plus de 5.500 étudiants français au Québec, 850 étudiants québécois en France, et aussi des relations de travail et d’amitié exemplaires entre universitaires et chercheurs qui permettent de dire que, dans ce domaine également, la relation entre la France et le Québec est une relation privilégiée.

Mais il me faut revenir quelque peu en arrière pour retracer à grand trait votre carrière qui débute dans ce qui est alors une jeune université : je veux parler de l’UQAM, l’Université du Québec à Montréal.

Professeur, vous devenez, en 1983, Directeur du programme d’études avancées du département de sciences politiques, puis en 1986 Président de la Société québécoise de sciences politiques avant d’exercer la présidence de la Fédération des professeurs d’université. Enfin, à votre retour de Paris, après vos mandats au CCIFQ, vous êtes nommé Recteur de l’UQAM et plus récemment vous êtes élu à la présidence de la CREPUQ (la Conférence des Présidents d’Université).

Monsieur le Recteur, votre parcours est jalonné de convictions, d’engagements dans la sphère syndicale voire politique, mais surtout au sein de l’Université où vos écrits et communications témoignent d’un attachement sans limite à un système d’enseignement et de recherche fort, indépendant, ayant les moyens d’assurer la formation des décideurs du Québec, mais aussi des citoyens de demain.

Dans votre université, enfin, vous n’avez eu de cesse de développer, dans tous les domaines, des relations sans égales avec la France, comme en témoigne  - et je ne citerai que cet exemple -  la création, cette année, du premier programme international conjoint en muséologie, médiation et patrimoine avec l’Université des pays du Vaucluse en Avignon. Votre université est, sur un plan plus général, un lieu d’accueil exceptionnel pour les plus talentueux et médiatisés penseurs français, un lieu de débats où la pensée univoque n’a pas droit de cité. Et là encore, je ne donnerai qu’un exemple tiré de l’actualité des prochains jours. Jean Baudrillard est votre invité à un colloque autour de la terreur et des terrorismes, sujet d’actualité, comme l’est votre université : une université ouverte sur le monde dans laquelle la France et ses penseurs, ses scientifiques (je pense à Axel Kahn, à Philippe Kourilsky… et je pourrais en citer bien d’autres) tiennent une place dont nous vous sommes particulièrement reconnaissants.

Aussi, Monsieur le Recteur, pour votre engagement sans relâche dans la relation universitaire franco-québécoise, au nom du Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, je vous remets les insignes d’Officier  des Palmes Académiques.

 

 

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