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LE MONDE D’ALFRED, au Centre de design de l’UQAM
Dates : 24 novembre au 18 décembre 2005 Montréal, le 7 novembre 2005 – Le Centre de design de l’UQAM produit et présente l’exposition Le monde d’Alfred, qui propose d’illustrer plus de 20 ans de création graphique de l’affichiste et professeur Alfred Halasa ainsi que son influence sur les jeunes graphistes ayant suivi ses enseignements. L’exposition offre 40 affiches créées par Halasa et 40 affiches de 22 anciens étudiants eux-mêmes devenus des designers réputés. Les graphistes présentés sont : François Beauchamp, Robert Bigras, Dominique Boudrias, Nathalie Ciccocioppo, Suzanne Côté, Anne Desrosiers, Stéphane Halmai-Voisard, Stéphane Huot, Hélène L’Heureux, Jocelyn Laplante, Mathieu Lavoie, LINO (Alain Lebrun), Louise Marois, Jason Martin, Philippe Meunier, Réjean Myette, Luc Parent, François Picard, Alain Reno, Alexandre Renzo, Christopher Scully, Tomasz Walenta. Des textes affichés expliqueront « Le monde d’Alfred », ses sources d’inspiration, sa démarche et ses techniques de création, ses pensées sur l’affiche, ainsi que les lignes maîtresses de son enseignement. Ils cerneront d’autre part les influences qu’il a exercées et exercent toujours sur nos créateurs contemporains actifs dans ce domaine. « Le monde d’Alfred » Le monde d’Alfred Halasa, c’est celui dans lequel il vit et dont il s’imprègne, ce sont les idées et les images qui l’habitent et qui en surgissent, ce sont plus d’une centaine d’affiches créées tout au long d’une carrière de designer, puis de professeur. Ce monde, c’est aussi plus de 4000 étudiants en design graphique de l’UQAM qui, depuis près de 30 ans, sont restés fascinés par ce curieux personnage au langage haché – coupé/collé comme sa technique de création -, un peu ésotérique, à la discipline d’un autre temps – comme un père qui te dit : « Tu ne te lèves pas avant d’avoir fini ton assiette. Tu t’assois jusqu’à temps que tu aies pondu ton œuf » (Lino), « Vous pas café, vous plus esquisses. Recommencer » (Tomasz Walenta), mais un père à la fraîcheur et à la jeunesse toujours intacte. Pas de recette magique pour aboutir, sinon la nécessité d’explorer encore et encore les diverses possibilités. Avec un goût « ouvrier » pour le travail bien fait, mais la démarche d’Alfred est avant tout intellectuelle. Les questions culturelles et symboliques sont toujours présentes. Les associations d’idées, les rapprochements d’images et les hasards de la création sont recherchés, provoqués. Entre narration et abstraction, analogies et métaphores, le jeu des formes et des icônes et leur agencement contribuent à un langage visuel au service d’un message à plusieurs degrés s’adressant au plus grand nombre. L’affiche doit être directe, avoir même un impact brutal, mais jamais vulgaire. La simplicité et parfois même un certain minimalisme sont recherchés. Le discours du client, les contraintes de coût et des techniques d’impression - le plus souvent la sérigraphie en 2 ou 3 couleurs - sont assimilés, intégrés avec souplesse au processus créatif. Car si l’affiche a les mêmes racines que « l’art graphique », elle n’est pas destinée au musée mais à la rue. Elle doit répondre aux attentes du client et faire passer son message. Elle doit provoquer une certaine émotion et être facile à mémoriser. Son vocabulaire relève du cirque, non pas du grand théâtre, et les couleurs, souvent vives, participent de ce langage. « Depuis près de 30 ans que je côtoie Alfred et ses affiches, nous dit Marc Choko, directeur du Centre de design et commissaire de l’exposition, je me demandais ce qu’il y avait dans sa tête, comment émergeaient ses affiches. Je voyais bien que le tout relevait d’une démarche et d’un style particulier à son auteur, constituait un ensemble fort, cohérent, avec des réussites remarquables. Je sais maintenant que l’affiche du monde d’Alfred est également un rébus, une intrigue, dont les indices s’étalent avec bonheur sur le papier et dont les clefs exigent culture et imagination fertile. » Dans ce monde d’Alfred, il y a de multiples anciens étudiants, explorant des sentiers parallèles ou radicalement différents, qui se demandent encore 5, 10 et même 20 ans après « Qu’est-ce que Monsieur Halasa en penserait? » (Stéphane Huot), ou qui ne peuvent s’empêcher d’imaginer Alfred en ange gardien les réprimandant « pas assez travail, pas assez esquisses » (Alain Reno). Alfred Halasa Né à Zawada, Pologne, le 6 février 1942, Alfred Halasa étudie, de 1962 à 1968, à l’Académie des beaux-arts de Cracovie, où il obtient une maîtrise en architecture, puis une autre en design industriel en 1971. Il s’installe à Paris en 1973 et travaille pour l’Agence parisienne d’esthétique industrielle, puis pour la Société d’études coordonnées. Il émigre au Canada en 1976 et devient professeur à l’École de design de l’UQAM l’année suivante. En 1980, il fonde avec Frédéric Metz et Georges Singer le laboratoire de graphisme Bretelle. On trouve ses œuvres dans plusieurs musées, bibliothèques et collections privées partout dans le monde. Il a remporté plusieurs prix au Canada, en Europe et au Japon. Adresse et heures d’ouverture
Centre de design de l’UQAM Renseignements
Téléphone : (514) 987-3395 Photos : http://www.uqam.ca/nouvelles/2005/exposition-design.htm Source :
Huguette Lucas, agente d’information |