|
Selon une étude du professeur Angelo Soares de l’ESG UQAM Un professionnel sur
trois est en risque de burn-out dans le réseau des commissions scolaires du Québec Montréal, le 13 décembre 2005 - Selon une étude menée par Angelo Soares, professeur au Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM (ESG UQAM), un professionnel sur trois est en risque de burn-out dans le réseau des commissions scolaires du Québec. Plus de la moitié d’entre eux (56%) sont en surcharge de travail et près du tiers (23,6%) ont une faible reconnaissance pour le travail accompli. Les résultats de cette étude ont été rendus public lors d’une conférence de presse organisée le lundi 12 décembre par la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ). La recherche, intitulée « Le travail dans la peau, mais l'âme maganée: la réalité des professionnelles et professionnels des commissions scolaires » a été réalisée auprès de 1 873 membres de la FPPE-CSQ. Dressant un triste portrait de la situation, l’enquête révèle que 41,3 % des répondants présentent des symptômes de détresse psychologique élevés. Dans la très grande majorité des cas, cette détresse n’est pas due à des événements personnels habituellement mis en cause et vécus au cours des douze derniers mois, par exemple un décès ou la maladie d’un être cher, un divorce ou de la violence conjugale, mais bien des événements stressants vécus au travail. Par ailleurs, la recherche indique que 54 % des répondants éprouvent déjà un sentiment d’injustice au travail et indiquent ne pas travailler dans un climat juste et équitable (où la charge de travail n’est pas équitable). Ce sentiment d’injustice peut être occasionné lorsqu’il y a iniquité en termes de charge de travail. De plus, 43 % ont du mal à s’endormir ou à dormir à cause des pensées ou des images liées à leur travail et 13 % ont fait des cauchemars à propos de leur travail au cours des sept derniers jours.
Méthodologie
Profil de la FPPE
Renseignements : Isabelle Gareau Source :
Jenny Desrochers, conseillère en relations de presse |