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Discours de M. Roch Denis lors de la remise d'un doctorat honoris causa à M. Koïchiro Matsuura

Monsieur le chancelier de l'UQAM, monsieur Pierre Jeanniot,
Monsieur l'ambassadeur du Canada à l'UNESCO, l'honorable Yvon Charbonneau,
Monsieur le consul général du Japon, monsieur Shinomiya et messieurs, mesdames les membres du corps consulaire et diplomatique,
Monsieur le directeur général de la CREPUQ, monsieur Jacques Bordeleau,
Mesdames, messieurs les vice-rectrices et vice-recteurs, membres de la Direction de l'UQAM et madame la Directrice générale de la Télé-université,
Madame la doyenne, messieurs les doyens,
Madame et messieurs les professeurs titulaires de chaires UNESCO à l'UQAM,
Monsieur le secrétaire général de la Commission canadienne pour l'UNESCO, monsieur Daniel Walden,
Mesdames, messieurs les professeurs,
Membres du personnel de l'Université,
Chères étudiantes et chers étudiants,
Distingués invités,

L'Université du Québec à Montréal rend aujourd'hui hommage à Son Excellence / monsieur Koïchiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO, en lui attribuant le titre de docteur honoris causa, par décision de son Conseil d'administration.

L'UQAM veut ainsi reconnaître l'homme qui, aujourd'hui, anime, dirige et développe la plus grande organisation internationale dédiée à l'éducation, à la science, à la culture, aux communications et au patrimoine.

L'UNESCO et l'institution universitaire partagent en commun cette mission primordiale, celle de porter l'éducation et la culture au cœur du monde, au premier rang des valeurs du progrès social et de la démocratie et il s'impose que l'Université reconnaisse la place et le rôle joués par le premier représentant de cette grande organisation, ce véritable mouvement international qu'est l'UNESCO.

Né à Tokyo en 1937, diplômé en droit de l'Université de Tokyo et en économie du Haverford College, aux États-Unis, monsieur Matsuura débute sa carrière diplomatique en 1961 au Ghana. Après des missions diplomatiques à Washington et à Hong Kong et de nombreux postes prestigieux au ministère des affaires étrangères de son pays, il assume les fonctions d'ambassadeur du Japon en France, de 1994 à 1999. Avant de prendre la tête de l'UNESCO, il supervise la Conférence internationale sur le développement africain et préside le Comité pour le patrimoine mondial de l'UNESCO.

Élu huitième directeur général de l'UNESCO, le 15 novembre 1999, réélu pour un second mandat le 12 octobre 2005, monsieur Matsuura s'est engagé dans un programme de réformes visant à réaffirmer l'inspiration et l'élan de l'organisation. Sous sa direction, la réforme de l'UNESCO est devenue un processus permanent.

Monsieur le Directeur général,
En favorisant les approches novatrices et l'expérimentation de solutions nouvelles, en misant sur le croisement des méthodes et des disciplines, vous avez lancé une réflexion d'ensemble sur l'avenir de l'UNESCO et sa place à l'intérieur du système des Nations Unies. Votre message a été entendu. La décision des États-Unis de rejoindre l'organisation, 19 ans après l'avoir quittée et, plus généralement, le mouvement d'appuis renforcés dont jouit l'UNESCO, partout, sont la preuve tangible de sa reconnaissance sur la scène internationale.

Sous votre gouverne, la grande vocation de l'UNESCO, l'«Éducation pour tous» s'est élargie pour favoriser un apprentissage intégré qui tienne compte de tous les aspects, culturels, sociaux mais aussi environnementaux, de la vie en société. Vous avez fait de la «Décennie de l'éducation pour le développement durable» des Nations Unies l'occasion pour l'UNESCO de démontrer son rôle essentiel.

Dans le domaine de la bioéthique, vous êtes parvenu à faire de l'UNESCO un partenaire de discussion unanimement reconnu. Au chapitre de l'environnement, vous avez ciblé les graves enjeux du domaine de l'eau.

L'UNESCO, sous votre gouverne, a mis en place un système de prévention afin de répondre de façon cohérente aux différentes catastrophes naturelles. Il importe aussi, mesdames, messieurs, de souligner le rôle capital joué par Monsieur Matsuura dans le dossier de la préservation et de la promotion de la diversité culturelle qu'il a placée au rang de ses grandes priorités. Les générations montantes se souviendront que c'est pendant son mandat que fut adoptée la nouvelle Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles avec l'appui de la presque totalité des États membres. Le Québec et le Canada sont fiers d'avoir été des acteurs de premier plan de cette grande avancée.

Figurant parmi les maîtres d'œuvre du Sommet mondial sur la société de l'information, vous avez également, monsieur le Directeur général, fait vôtre le concept des «sociétés du savoir» en prenant soin de mettre l'emphase sur l'accès aux technologies de l'information et de la communication, afin que soit combattu l'écart entre les «inforiches» et les «infopauvres».

Des liens étroits unissent l'UQAM à l'UNESCO. Notre Université compte trois des cinq chaires UNESCO au Canada et elle héberge, depuis sa fondation en 1994, Orbicom, le réseau international des chaires en communication de l'UNESCO qui compte lui-même 250 membres associés dans 73 pays.

Mesdames, Messieurs,
Pour son travail inlassable en vue d'un monde meilleur, pour son humanisme indéfectible en ces temps d'incertitude, pour sa conviction que l'universel ne peut être construit que sur l'apport de nos diversités, pour sa contribution exceptionnelle aux valeurs de l'éducation, de la science et de la culture, des communications et du patrimoine, l'Université du Québec à Montréal veut honorer et saluer, aujourd'hui, son Excellence Koïchiro Matsuura, docteur honoris causa.

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 7 juin 2006