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UQAM ›  Nouvelles ›  Doctorat honoris causa de l'Université de Montréal au recteur Roch Denis


Éloge de M. Luc Vinet

En décernant un doctorat honoris causa à Monsieur Roch Denis, l'Université de Montréal rend hommage aujourd'hui à un homme qui a apporté une contribution unique à la promotion et au développement de l'éducation supérieure au Québec.

Et c'est pour moi un insigne honneur de présenter à nos diplômés mon collègue de l'Université du Québec à Montréal, une université avec laquelle l'Université de Montréal entretient des liens d'amitié et de coopération depuis maintenant plus de 30 ans.

Monsieur Denis, je rappelle que vous avez amorcé vos études en sciences politiques dans les années 60 ici même, à l'Université qui vous honore aujourd'hui et qui a le privilège de vous compter parmi ses diplômés.

Comme beaucoup de vos contemporains, vous décidez de poursuivre votre formation universitaire en Europe, à l'Institut d'études politiques de Grenoble d'abord, puis à l'Institut d'études politiques de Paris, où vous obtenez un doctorat d'État.

Votre thèse fournit la première étude concrète des rapports entre la question nationale et le mouvement social dans le Québec de l'après-guerre. Elle traduit déjà chez vous un intérêt profond pour les assisses sociales du développement de la société québécoise.

En 1971, vous répondez à l'appel de l'Université du Québec à Montréal, qui vient tout juste d'ouvrir ses portes. Vous y devenez professeur au Département de sciences politiques.

Dès lors, votre parcours restera indissociablement lié à celui de l'UQAM.

Vous y dirigerez notamment le Programme d'études avancées en sciences politiques. Fidèle à vos intérêts de recherche pour les milieux syndicaux, vous assumerez également la présidence du Syndicat des professeures et professeurs de l'UQAM.

Pendant les années 90, vos fonctions de président de la Fédération québécoise des professeurs d'université et de secrétaire général du Centre de coopération interuniversitaire franco-québécois vous placent au cœur des grands enjeux du système universitaire québécois.

Vous présidez le comité scientifique et organisateur du Colloque national que la Fédération québécoise des professeurs d'université consacre en 1998 à la recherche universitaire et aux partenariats. Vous êtes le directeur éditorial de la revue Université.

Et vous participez à de nombreux colloques sur l'éducation supérieure, où la profondeur de vos analyses et la pertinence de vos commentaires sont appréciées de tous.

La réflexion originale que vous menez sur l'éducation supérieure culmine avec la publication, en 2000, d'un essai d'une grande rigueur intellectuelle : Les défis de l'université.

Cet ouvrage de référence synthétise votre pensée sur ce qu'est, et ce que doit être l'université québécoise au XXIe siècle.

Le conseil de l'UQAM vous désigne en 2001 pour devenir le 7e recteur de l'Université à laquelle vous avez consacré toute votre carrière de professeur.

Sous votre gouverne, l'UQAM, qui accueille cette année plus de 40 000 étudiants, n'a cessé d'affirmer sa place de grande université en sciences humaines, en sciences naturelles et en création.

Elle se classait l'an dernier 5e au concours des subventions du Conseil de recherches en sciences humaines et au premier rang des universités québécoises pour le nombre de bourses accordées par le CRSH à des étudiants de doctorat en sciences humaines.

Vos nouvelles fonctions ne vous détournent aucunement de ce qui se fait dans les autres universités du pays. En 2004, vous êtes l'un des cinq membres représentant les Amériques au conseil d'administration de l'Association internationale des universités.

Et depuis 2005, vous présidez avec dynamisme et rigueur la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec et, à ce titre, agissez comme porte-parole de l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur au Québec.

Vous êtes également membre du conseil d'administration de l'Association des universités et collèges du Canada, et membre du Conseil d'administration de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui plaide depuis plusieurs années en faveur d'un financement accru du réseau universitaire québécois.

Vos réalisations nombreuses sont justement récompensées, en 2004, du premier prix de la coopération universitaire franco-québécoise, le Prix Jacques-Rousseau André-Siegfried.

En 2005, le ministère français de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche vous remet les insignes d'officier de l'Ordre des palmes académiques.

Et la même année, l'Université Lumière Lyon 2 vous décerne un doctorat honorifique.

Tout dernièrement enfin vous acceptiez un renouvellement de mandat à la barre de l'UQAM.

Monsieur Denis, notre Université est heureuse d'ajouter aujourd'hui à ces honneurs.

Pour votre contribution majeure au rayonnement et à la promotion de l'éducation supérieure et pour votre engagement ferme dans le développement du réseau universitaire québécois, l'Université de Montréal vous dit son respect et sa reconnaissance, en vous décernant le titre de docteur honoris causa.

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 12 mai 2006