Françoise Sullivan
Rappelons que Françoise Sullivan, danseuse, chorégraphe, peintre et sculpteure, fut l'un des membres fondateurs du groupe des Automatistes et signataire du Refus global. Paul-Émile Borduas intégra d'ailleurs au manifeste révolutionnaire de 1948, le texte intégral de la célèbre conférence de Mme Sullivan, La danse et l'espoir. Une des pionnières de la danse moderne au Québec, elle monte à la fin des années 40 plusieurs spectacles très avant-gardistes qui changeront pour toujours le paysage chorégraphique montréalais. Les œuvres de son répertoire toujours vivant ont été moult fois portées à la scène. En arts visuels, elle crée des installations bien avant l'heure, monte des performances et fut parmi les premières à proposer le décloisonnement des genres, une avenue qui s'est avérée des plus fécondes en art.
Les œuvres de Françoise Sullivan ont été exposées dans des galeries et centres d'art importants dans de nombreux pays, entre autres aux États-Unis, en France, en Italie, en Belgique, en Allemagne, au Danemark et au Japon. Le Musée d'art contemporain de Montréal (1980), le Musée national des beaux-arts du Québec (1992) et le Musée des beaux-arts de Montréal (2004) lui ont également dédié des rétrospectives majeures. Cette artiste émérite a reçu de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, dont le Prix Paul-Émile Borduas (1987), l'ordre du Québec (2001) et l'Ordre du Canada (2005). En 1998, l'université York lui décerne un doctorat honoris causa, geste que réitère en 2000 l'UQAM pour souligner son parcours exceptionnel, la richesse et la diversité de son œuvre créatrice, sa contribution à l'ouverture du Québec aux valeurs artistiques, ses qualités d'humaniste et son engagement personnel.
Françoise Sullivan a exposé à plusieurs reprises à la Galerie de l'UQAM dans des expositions solo ou collectives : Présences, une exposition collective, en 1997; Éclats de rouge, en solo, en 1998, qui faisait suite à une exposition collective L'art inquiet. Motifs d'engagement où le public pouvait déjà apprécier les tableaux resplendissants de rouge de Sullivan. En 2004, la Galerie de l'UQAM présentait l'exposition Le touché de la peinture, qui regroupait des œuvres de Françoise Sullivan, Monique Régimbald-Zeiber et Aïda Kazarian. Mme Sullivan a également fait partie, en janvier et février 2007, de l'exposition libre < échange, extraits de la collection, qui montrait des acquisitions de fraîche date de la collection récente de l'UQAM. Louise Déry et Monique Régimbald-Zeiber publiaient Françoise Sullivan. La peinture à venir, en 2003, aux Éditions les petits carnets.
Une monumentale murale de l'artiste, Montagnes, surplombe le hall d'entrée du pavillon Président-Kennedy du Complexe des sciences Pierre-Dansereau de l'UQAM. L'Université a également acquis une de ses œuvres, Rouge-terre, pour sa collection. Cette œuvre s'inscrit dans les recherches sur la monochromie que l'artiste poursuit depuis sa série des Éclats de rouge (1997).
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Source : Huguette Lucas, conseillère en relations de presse
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