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Texte de la présentation de Mme Danielle Laberge
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Rapport de l'UQAM et de la TÉLUQ transmis à la Commission de l'éducation
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La rectrice par intérim, Mme Danielle Laberge, et l'équipe de direction de l'UQAM, devant la Commission de l'éducation


Direction de l'UQAM

De gauche à droite
Arrière : Pierre Parent, vice-recteur aux Affaires publiques et au développement et secrétaire général, Claude-Yves Charron, vice-recteur aux Services académiques et au développement technologique, Louise Bertrand, directrice générale de la TÉLUQ, Michel Jébrak, vice-recteur à la Recherche et à la création
Avant : Carole Lamoureux, vice-rectrice aux Études et à la vie étudiante, Ginette Legault, vice-rectrice aux Ressources humaines, Danielle Laberge, rectrice par intérim et vice-rectrice à la Vie académique et vice-rectrice exécutive, Monique Goyette, vice-rectrice aux Affaires administratives et financières

Photo: François L. Delagrave


Le 7 février 2007 – La rectrice par intérim et vice-rectrice à la Vie académique et vice-rectrice exécutive de l'Université du Québec à Montréal, Mme Danielle Laberge, s'est présentée aujourd'hui à la Commission de l'éducation de l'Assemblée nationale. Mme Laberge était accompagnée, à cette occasion, des membres de la direction de l'Université.

Situation financière et projets immobiliers de l'UQAM

Mme Laberge a d'abord fait le point sur la situation financière et sur les projets immobiliers de l'UQAM. Au plan financier, après la résorption de son déficit cumulé, l'UQAM est retombée en déficit : 2,15 M $ pour 2004-2005, 16,9 M $ pour 2005-2006 et un déficit anticipé de 21,9 M $ pour 2006-2007. L'UQAM travaille intensément à la préparation d'un plan de redressement, en lien constant avec le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et l'Université du Québec.

Elle a ensuite expliqué, qu'en ce qui concerne les projets immobiliers, l'UQAM, qui connaît un déficit d'espace, revoit présentement l'ensemble de son parc immobilier afin de déterminer avec précision ses besoins à moyen et long termes. À cause des coûts additionnels de 40,6 M $ et d'un manque à gagner de 66,2 M $ lors du parachèvement du Complexe des sciences, l'UQAM a engagé une firme indépendante, KPMG, pour faire une analyse relative à la gestion de ce projet. Quant au projet de construction de l'Îlot Voyageur, l'UQAM réexamine présentement, de concert avec son partenaire Busac Immobilier, les conditions de rentabilité du projet. L'Université a pris de nombreuses autres mesures de contrôle et de révision de ses modes de fonctionnement, avec les membres de son Conseil d'administration, à qui elle rend hommage pour leur dévouement, leur engagement et leur solidarité.

Évolution de l'effectif étudiant et mission d'accessibilité

Mme Laberge s'est ensuite penchée sur l'évolution de l'effectif étudiant et la mission d'accessibilité de l'UQAM. Depuis 2004, l'UQAM est dans une période de stabilisation de son effectif étudiant, autour de 41 000 ou 25 500 EETP (étudiant équivalent à temps plein). Quant à la TÉLUQ, l'université à distance, elle connaît une croissance continue depuis six ans. La proportion des étudiants à temps complet est de 52 % et celle des étudiants à temps partiel de 48 %. Selon une enquête de l'Université du Québec, plus du tiers des étudiants fréquentant l'UQAM (35 %) étaient de retour aux études après les avoir interrompues pendant un certain nombre d'années. De plus, 70 % des étudiants font partie de la première génération, dans leur famille, à fréquenter l'université. Parmi les grandes universités montréalaises, l'UQAM est celle qui compte la plus forte proportion de femmes aux trois cycles; elle dépasse aussi la moyenne québécoise et canadienne à ce chapitre.

La recherche et la création

Le bulletin de santé du développement de la recherche et de la création à l'UQAM est excellent, si l'on se fie à l'indicateur du montant reçu en fonds de recherche, qui a connu une croissance de 65 % sur une période de 4 ans, passant de 25,2 M $ en 2000-2001 à 41,6 M $ en 2003-2004, pour se stabiliser autour de 38 - 39 M $ au cours des deux dernières années. Cette stabilisation s'explique principalement par les coupes budgétaires récurrentes au Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC) à partir de 2003-2004. Pour l'UQAM, ces compressions ont entraîné une perte annuelle de 1,5 M $.

La recherche à l'UQAM se veut innovatrice. Avec des forces bien affirmées, en particulier dans les sciences humaines, la politique internationale, l'éducation, les arts médiatiques, les communications, les sciences de la gestion, les sciences de l'environnement et le domaine de la santé dans la société, les chercheurs de l'UQAM sont actifs dans tous les domaines identifiés comme de grands enjeux dans la Politique de l'innovation du Québec, des énergies durables aux changements climatiques, de l'écologie de la forêt à la gouvernance des organisations, de l'économie sociale à la télésanté. L'UQAM se veut aussi accessible, à ses étudiants d'abord, au public ensuite, par la diffusion des savoirs.

La formation : la culture scientifique et la formation des maîtres

L'UQAM apporte une contribution originale par son soutien au développement de la culture scientifique et à la promotion des sciences. Le Cœur des sciences est un lieu de diffusion qui s'adresse au grand public et dont le mandat vise non seulement à sensibiliser la population et à l'informer des derniers développements de la science et de la technologie, mais aussi à lui permettre de débattre de leurs enjeux sociaux, politiques et économiques. « Pourrait-on espérer que de tels projets, si on les juge utiles au développement scientifique de notre société, puissent être soutenus et encouragés par notre système d'éducation? », a demandé Mme Laberge.

Un autre défi concerne la formation des maîtres et l'insertion professionnelle des nouveaux enseignants. En vertu de sa Loi constitutive, l'UQAM s'est vu confiée une mission particulière à l'égard du développement des sciences de l'éducation. La Faculté des sciences de l'éducation accorde une grande importance à la diversité des modèles de formation et aux problématiques de l'éducation en milieu montréalais. « Le décrochage des jeunes enseignants demeure un problème très sérieux et socialement coûteux », a rappelé Mme Laberge, en invitant la Commission à s'intéresser à cette question qui déborde largement le cadre de l'université.

L'enjeu du financement des universités

Depuis plusieurs années, l'érosion de la capacité financière des universités a de nombreuses conséquences très concrètes : le manque de professeurs, le manque de personnel pour soutenir la mission académique de l'Université, et ce, malgré l'augmentation du nombre d'étudiants, la baisse de la compétitivité des salaires, la situation des bibliothèque qui laisse à désirer, etc. Sur la question des droits de scolarité, l'UQAM n'est pas disposée à discuter de cette question isolément. L'Université presse donc le gouvernement de revoir l'ensemble de la question du financement, en procédant à une analyse complète des besoins des universités et des étudiants.

La présence en région et l'excès de la concurrence

Bien que l'UQAM soit présente en Montérégie et à Laval depuis près de 25 ans, elle s'en tient à des interventions dans la grande région de Montréal et favorise les partenariats. Elle est l'établissement qui offre le plus de programmes en extension ou en collaboration avec d'autres établissements, principalement avec les universités du réseau de l'Université du Québec et aussi avec les autres établissements universitaires de Montréal. L'UQAM entend poursuivre sa coopération, tant en formation qu'en recherche. Des discussions sont d'ailleurs en cours avec l'Université de Montréal afin de mieux desservir ensemble la population de Laval.

Le phénomène de l'expansion territoriale ne se limite pas à « mieux desservir des populations en région », comme certains se plaisent à le dire trop souvent pour se justifier. Alors que Montréal compte quatre universités d'importance et plusieurs grandes écoles, comment justifier que certaines universités de l'extérieur de Montréal sont présentes sur l'île de Montréal? Les ressources des universités sont rares. Les développements actuels résultent en un déploiement anarchique et favorisent le dédoublement des cours et des programmes. Alors que les universités devraient mettre leurs efforts à lier la qualité à l'accessibilité, elles mettent à risque cet objectif. « Elles sont poussées à remplacer la qualité au profit du volume pour des fins de financement, cela au détriment de leur mission académique », de poursuivre Mme Laberge, en souhaitant que l'offre de programmes soit balisée par des paramètres stricts de complémentarité avec ce qui se fait déjà, particulièrement lorsque les infrastructures coûteuses sont mises en place.

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Source : Francine Jacques, directrice
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tél. : (514) 987-3111
Téléc. : (514) 987-3251
jacques.francine@uqam.ca

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 8 février 2007