Le 28 mai 2007 - La direction de l'UQAM s'inscrit en faux contre les informations rapportées ce matin par le quotidien Le Devoir à l'effet que l'institution pourrait se retrouver en position de faillite dès le mois de juillet et qu'une hausse de 75 M $ de sa marge de crédit avait été demandée à l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec. Les propos tenus par le vice-président du Conseil d'administration et président du Comité de vérification dans le cadre d'une entrevue décrivent une situation difficile, mais dont on ne peut tirer la conclusion retenue par Le Devoir. L'UQAM tient à rassurer ses employés, ses partenaires et ses étudiants actuels et futurs et à réitérer sa volonté de tout mettre en œuvre pour être en mesure de traverser une période difficile sur le plan financier et surtout de remplir sa mission académique.
« La situation financière de l'UQAM est précaire, non seulement en raison des failles dans la gestion des immobilisations constatées par le rapport de KPMG publié vendredi dernier, mais également parce que l'institution souffre d'un déficit fonctionnel attribuable à un sous-financement chronique. Nous employons toutes nos énergies à prendre les mesures qui s'imposent pour redresser notre situation financière sans compromettre la qualité de l'enseignement offert à notre population étudiante », d'affirmer la rectrice par intérim, Mme Danielle Laberge.
La direction de l'UQAM rappelle que plusieurs mesures de resserrement des contrôles financiers ont déjà été mises en place depuis l'automne 2006. Elle souligne également que le Conseil d'administration a adopté jeudi dernier un budget provisoire de 353 M $ destiné à assurer les opérations et le bon fonctionnement de l'Université à compter du 1er juin prochain. Ce budget comprend, entre autres, des mesures d'économie de l'ordre de 6 M $ ainsi que des augmentations de revenus qui devraient permettre une amélioration de la situation financière de l'Université. Ce budget provisoire et la marge de crédit de l'Université doivent être soumis à l'approbation de l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec dès mercredi.
Par ailleurs la direction de l'UQAM travaille intensivement à l'élaboration du plan de redressement demandé par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Michelle Courchesne pour le 15 juin prochain. La direction de l'UQAM a bon espoir que les paramètres financiers de ce plan recevront l'aval du ministère de l'Éducation, ce qui permettrait d'assurer un rétablissement de la santé financière de l'Université à long terme. L'approbation de ce plan permettrait à l'UQAM de recevoir la subvention conditionnelle de 28,7 M $ pour l'année 2005-2006 retenue jusqu'à ce jour. D'autres sommes liées à d'autres subventions, au réinvestissement, à la variation des effectifs et aux comptes à recevoir du MELS pourraient ajouter près de 60 millions de dollars à ce montant. Actuellement, les sommes non versées par le gouvernement forcent l'Université à emprunter et à assumer des charges d'intérêts importantes.
« Nous vivons désormais dans une période d'austérité. Toute la communauté universitaire est interpellée et c'est en gardant la tête froide et en nous tenant loin des propos et des attitudes alarmistes que nous réussirons à redresser la situation de l'UQAM », de conclure Mme Laberge.
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Source : Francine Jacques, directrice
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