Le jeudi 14 juin 2007 - Le Conseil d'administration de l'UQAM a adopté hier le plan de redressement financier demandé par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Michelle Courchesne et préparé par la Direction, de concert avec des représentants des facultés et des unités administratives. Ce plan devra également recevoir l'approbation de l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec. La Direction de l'Université souhaite que le gouvernement du Québec reconnaisse dans ce plan, non seulement les efforts considérables exigés de l'ensemble de la communauté de l'UQAM pour revenir à la santé financière, mais également la situation de sous-financement chronique dans laquelle elle se trouve depuis des années et à laquelle il faut absolument remédier.
« Les sacrifices que nous nous imposons aujourd'hui ne représentent pas un choix auquel nous pouvons nous soustraire. C'est une obligation et une responsabilité que la communauté universitaire doit partager de la manière la plus équitable possible. Des années de sous-financement et des décisions récentes regrettables, voire téméraires, en matière d'investissements immobiliers ont placé l'UQAM dans une situation financière intenable. Le retour à la santé financière de l'Université est incontournable. Nous offrons notre entière collaboration à la ministre de l'Éducation pour faire en sorte que la réalisation de ce plan redonne à l'UQAM la marge de manœuvre indispensable à la poursuite de ses activités dans un climat serein, propice au renforcement de notre contribution au progrès du Québec », d'affirmer la rectrice par intérim, Mme Danielle Laberge.
La direction de l'UQAM estime que la présentation de ce plan à la ministre s'insère d'abord et avant tout dans le contexte particulier de son déficit de fonctionnement, situation dans laquelle se retrouve la plupart des institutions universitaires au Québec. À l'UQAM, le sous-financement se traduit, entre autres, dans des indicateurs comme le manque de professeurs, des dépenses salariales inférieures à la moyenne des universités québécoises pour toutes les catégories d'emplois, sauf les chargés de cours, et les faibles budgets des bibliothèques pour ne retenir que ces exemples.
Selon la direction de l'UQAM, l'insuffisance de son financement rend encore plus difficile le redressement nécessaire pour sortir de l'impasse, cette dernière étant aggravée par les charges découlant d'investissements immobiliers inappropriés. Pour la direction de l'UQAM, il est donc impératif d'avoir l'assurance d'obtenir un financement stable et équitable pour passer à travers la crise actuelle.
Le plan de redressement financier vise le retour à la santé financière et la stabilisation du financement de l'UQAM. Il propose un accroissement des revenus ainsi que des mesures d'économie. Sans les mesures contenues dans le plan de redressement, le déficit cumulé de l'UQAM atteindrait en 2011-2012, la somme de 303 M $ et représenterait un fardeau insupportable. Le plan de redressement propose plutôt de contenir ce déficit à 155 M $ au terme d'un horizon de 5 ans.
L'élaboration de ce plan a nécessité un examen minutieux et rigoureux des budgets administratifs autant que des dépenses d'immobilisation. La mise en œuvre de ce plan nécessitera également une analyse en profondeur des fonctions académiques en vue d'un redéploiement de la programmation. Ce travail, réalisé avec les unités académiques et les instances de l'Université, conduira à une mise à jour de l'organisation et des activités académiques, ouvrant de nouvelles perspectives de développement de la mission de l'Université.
Le plan de redressement prévoit aussi une réorganisation du travail dans l'optique d'une optimisation des ressources. Les hypothèses de travail et les mesures d'efficience proposées dans le plan devront faire l'objet d'ententes ou de négociations avec divers groupes de personnel. Le respect des conventions collectives, la sauvegarde des emplois, le maintien de la qualité de l'enseignement et de la recherche ainsi que des services aux étudiants sont les principes qui guideront ces discussions.
Le plan de redressement comprend diverses autres mesures, dont entre autres :
Le plan de redressement ne tient pas compte de l'impact financier du projet de l'Îlot Voyageur qui fait actuellement l'objet d'une révision complète par le biais de la négociation entreprise avec la firme Busac inc. et confiée à Me Lucien Bouchard et au cabinet Davies Ward Phillips & Vineberg.
Ce plan s'inscrit dans la foulée des efforts entrepris depuis décembre dernier pour faire face aux difficultés financières de l'UQAM. Qu'il s'agisse de la gouvernance, de la transparence des processus décisionnels, de la vérification et du contrôle des dépenses ou de l'établissement des revenus selon des normes réalistes en relation avec les coûts réels des services, tous les aspects du fonctionnement de l'Université sont passés en revue.
« Redresser la situation financière d'une université de la taille de l'UQAM est un défi qui nécessite des mesures énergiques de la part de l'ensemble de la communauté universitaire, mais également un appui sans équivoque du gouvernement du Québec, sans l'aide duquel il sera difficile pour l'Université de remplir sa mission de formation, de recherche et de création. Personne ne peut se mettre la tête dans le sable et chacun doit contribuer, à sa manière et selon ses moyens, à réunir les conditions propices, non seulement pour maintenir la qualité de notre enseignement et de notre recherche, mais également pour assurer notre développement dans un monde de savoir », de poursuivre Mme Laberge.
La rectrice par intérim a par ailleurs annoncé que l'ensemble du plan de redressement financier fera l'objet de discussions avec la ministre de l'Éducation, d'autres responsables au gouvernement du Québec, l'Assemblée des gouverneurs de l'UQ et les divers groupes du personnel de l'UQAM concernés, avant d'être rendu public. La Direction de l'Université juge que la réussite de ce plan nécessite une concertation intensive entre toutes les parties impliquées, loin des spéculations et des rumeurs.
La Direction de l'UQAM tient par ailleurs à préciser que la hausse des frais afférents est une décision conforme à la résolution adoptée par l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec en novembre 2006 et déjà mise en oeuvre par tous les établissements du réseau. Elle est en lien direct avec les coûts des services couverts par ces frais qui n'avaient subi aucune augmentation depuis 1994. La majoration proposée n'a aucun lien avec les problèmes relatifs à la gestion des biens immobiliers. La Direction de l'UQAM souligne également qu'en dépit de cette augmentation raisonnable, ses étudiants se trouveront à être ceux qui assumeront encore les coûts les plus faibles au Québec à ce chapitre.
La Direction de l'UQAM profite de l'occasion pour préciser que les cours dispensés actuellement au trimestre d'été, tant au campus central que dans les centres régionaux se déroulent normalement. Les préparatifs de la rentrée d'automne sont en cours.
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Source : Francine Jacques, directrice
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