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Frank Berninger
Frank Berninger

Rôle des activités humaines dans le bilan de carbone des forêts

Frank Berninger, professeur au Département des sciences biologiques, co-auteur d'un article dans la revue Nature

Le 18 juin 2007 – Frank Berninger, professeur au Département des sciences biologiques, est l'un des co-auteurs d'un article publié dans la revue Nature, édition du 14 juin. Intitulé The Human Footprint in the Carbon Cycle of Temperate and Boreal Forests, cet article fait état des résultats étonnants d'une équipe internationale de chercheurs dont fait partie le professeur Berninger, démontrant le rôle de l'activité humaine dans le bilan de carbone (CO2) des forêts, tant directement par l'aménagement forestier qu'indirectement par la pollution en oxydes d'azote et ammonium. Rappelons que le bilan de carbone des écosystèmes affecte l'ampleur des changements climatiques.

La pollution atmosphérique au secours du climat?
À partir des mesures effectuées par des chercheurs européens, canadiens et américains, cet article, dont l'auteur principal est Federico Magnani de l'Université de Bologne, démontre que le puits de carbone forestier, c'est-à-dire la quantité de CO2 absorbée par le sol, est largement redevable des activités humaines. Les aménagements forestiers, tels les coupes, tendent à augmenter les émissions de CO2 dans l'atmosphère.

Mais la surprise est de constater que la pollution atmosphérique, par l'émission d'oxydes d'azote et d'ammonium, a l'effet inverse. En effet, les oxydes d'azote et l'ammonium changent le bilan de carbone de la planète. Que se passe-t-il? La pluie, le brouillard, la neige, retournent une partie de cet azote à la terre. L'analyse de plusieurs sites des forêts boréales et d'Amérique du Nord, démontre que 400 kilogrammes de carbone sont absorbés pour chaque kilogramme d'azote déposé. Donc, le puits de carbone forestier s'en trouve augmenté. À première vue, ce résultat peut sembler positif. Toutefois, à long terme, les dépôts d'azote peuvent être nuisibles à l'écosystème des forêts. Et on ignore jusqu'à quel point l'effet des dépôts d'azote sur les puits de carbone sera maintenu dans le temps.

Le bilan de carbone des forêts
Lorsque les arbres croissent, ils absorbent du dioxyde de carbone et l'entreposent dans les parties ligneuses du tronc, des branches et des racines. Une partie du CO2 est transféré au sol où il se transforme en matière organique morte et se décompose lentement, retournant ensuite à l'atmosphère. Si les conditions sont favorables, les forêts absorbent le CO2 de l'atmosphère et réduisent l'ampleur des changements climatiques. Cette absorption peut être mesurée. Toutefois, il s'agit d'une tâche très complexe, puisque le type et l'âge des forêts peuvent faire varier largement la quantité de CO2 absorbé. Ainsi, les forêts de croissance rapide absorbent plus de carbone que les forêts à croissance lentes, telles les forêts boréales. Les forêts jeunes de quelques dizaines d'années ont également une plus forte absorption de CO2, alors que les vieilles forêts peuvent être qualifiées de « carbone-neutre ». Enfin, les coupes forestières ainsi que les feux de forêts sont causes d'émissions de CO2 dans l'atmosphère.

Adresse Internet Nature

Renseignements : Frank Berninger, professeur
Département des sciences biologiques
Tél. : 514-987-3000, poste 1644
Courriel : berninger.frank@uqam.ca
www.bio.uqam.ca/professeurs/berninger_f.htm

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Source : Claire Bouchard, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Université du Québec à Montréal
Tél. : (514) 987-3000, poste 2248
bouchard.claire@uqam.ca

07-240

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 18 juin 2007