
René Laprise
Le 16 octobre 2007 - Vendredi dernier le prix Nobel de la paix a été attribué ex aequo à l'ancien vice-président des Etats-Unis, Al Gore et au groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Pour René Laprise, l'un des auteurs-leaders du 4e Rapport d'évaluation du GIEC, professeur au Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère et directeur du Centre pour l'étude et la simulation du climat à l'échelle régionale (ESCER), il s'agit d'une reconnaissance au plus haut niveau. On se souviendra que le 4e Rapport d'évaluation du GIEC, dont les conclusions avaient été rendues publiques en février dernier, avait fait grand bruit puisque pour la première fois, des scientifiques du monde entier affirmaient que les activités humaines avaient des conséquences importantes sur le climat.
À la suite de l'annonce de cette nouvelle, le président du GIEC, Ranchada Pachauri, a déclaré : « cet honneur revient à tous les scientifiques et auteurs qui ont contribué aux travaux du GIEC ». Quant au professeur René Laprise, il a tenu à exprimer sa profonde gratitude aux co-auteurs du chapitre 11 dont il avait sollicité la contribution, soit les chercheurs Ruby Leung (Pacific Northwest National Laboratory, U.S.), William Gutowski (Iowa State University), David Plummer (Evironnement Canada), Daniel Caya (Ouranos, Centre ESCER), Ramon de Elia (Ouranos, Centre ESCER) et Colin Jones (UQAM). Il a de plus rappelé que « le 4ème Rapport du GIEC transmet essentiellement un message, de façon claire et appuyée : l'humanité est en train de faire une expérience sans précédent et non préméditée. Les émissions des gaz à effet de serre, principalement par la combustion de carburant fossile, augmentent la rétention par l'atmosphère de l'énergie qui normalement s'échappe et agit comme un climatiseur sur notre planète, la seule que nous ayons. » Mentionnons également la participation du professeur associé à l'Institut des sciences de l'environnement, Éric Duchemin, à une équipe spéciale du GIEC, chargée de produire un guide méthodologique des inventaires nationaux de gaz à effet de serre.
Le GIEC a été créé en 1988 par l'Organisation
météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies
pour l'environnement (PNUE). Ce groupe a pour mission d'évaluer, sans
parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les
informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique qui
sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des
risques liés au changement climatique d'origine humaine, cerner plus
précisément les conséquences possibles de ce changement
et envisager d'éventuelles stratégies d'adaptation et
d'atténuation. Ses évaluations sont principalement fondées
sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est
largement reconnue.
www.ipcc.ch/languageportal/frenchportal.htm
Dirigé par René Laprise, le Centre ESCER a pour mandat
de développer des outils prévisionnels performants, qui
serviront à de nombreux organismes concernés par les
changements climatiques. Il a également pour objectif de former
les spécialistes dont ont besoin le Québec et le Canada
afin d'appréhender et de quantifier les incertitudes, pour développer
les meilleures stratégies d'adaptation aux répercussions de ces changements.
www.escer.uqam.ca
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Source : Claire Bouchard, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
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