Le 12 novembre 2007 – Les femelles écureuils roux d'Amérique du Nord ont des différences de personnalité! C'est ce que conclut une recherche effectuée par Adrienne Boon, étudiante à l'Université d'Alberta et qui vient de terminer ses études de maîtrise en biologie à l'UQAM, sous la direction conjointe des professeurs Denis Réale, du Département des sciences biologiques de l'UQAM et de Stan Boutin, de l'Université d'Alberta. Les trois scientifiques ont publié un article à ce sujet, The interaction between personality, offspring fitness and food abundance in North American red squirrels dans la revue Ecology Letters.
La recherche
En s'intéressant à une population du Yukon, les chercheurs ont
démontré que les femelles écureuils roux d'Amérique
du Nord avaient des différences de personnalité. Certaines sont
plus agressives, d'autres sont plus actives ou exploratrices. Les femelles
agressives sont généralement aussi plus actives et exploratrices.
Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont mesuré
l'activité et l'exploration des femelles écureuils, de même
que leur agressivité, en les mettant individuellement dans une boîte.
Ils ont d'abord mesuré l'activité et l'exploration en plaçant
l'animal dans une boîte où un miroir était caché.
Pendant environ cinq minutes, ils ont observé ses réactions. Puis
ils ont découvert le miroir et observé les réactions de
l'écureuil face au miroir durant encore cinq minutes. Ils ont ainsi pu
mesurer l'agressivité. Les chercheurs ont noté que les femelles
les plus actives cherchaient à explorer la boîte. Elles bougeaient
beaucoup, se déplaçaient et sautaient. À l'autre extrême,
certaines femelles étaient paralysées par cette nouvelle expérience.
Les femelles agressives avaient tendance à attaquer leur image, alors que d'autres
évitaient tout contact avec celle-ci. Dans les deux cas, les chercheurs
ont montré que ces différences individuelles de comportement persistaient
au cours du temps, ce qu'ils définissent comme des traits de personnalité
des écureuils. Leur conclusion : une femelle dite agressive voudra toujours
attaquer son image. Inversement, une femelle non agressive ne l'attaquera pas. Autre
découverte digne de mention : l'agressivité de la mère affecte
la croissance et la survie de ses jeunes. Les chercheurs ont trouvé que les
jeunes avaient un meilleur taux de survie dans le nid lorsque leur mère
était moins agressive. Par contre, une fois sortis du nid, après un
mois, ceux dont les mères étaient plus agressives survivaient mieux.
Pour plus de détails consulter les liens Internet suivants :
Article du Sciences Express
sciences.uqam.ca/scexp/5nov07/vol7_no3_art_rech2.html
Article d'Ecology Letters
www.blackwell-synergy.com/doi/pdf/10.1111/j.1461-0248.2007.01106.x
Renseignements :
Denis Réale, professeur
Département des Sciences biologiques
UQAM
Tél. : 514 987-3000, poste 2265
Courriel : reale.denis@uqam.ca
![]()
Source : Claire Bouchard, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tél. : (514) 987-3000, poste 2248
bouchard.claire@uqam.ca
07-375
![]()