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René Laprise
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Le professeur René Laprise seul Québécois parmi les signataires de la Déclaration des scientifiques sur le climat à l'occasion de la conférence de Bali

Le 6 décembre 2007 - René Laprise, professeur au Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère de l'UQAM et directeur du Centre pour l'étude et la simulation du climat à l'échelle régionale (ESCER), est l'un des 200 signataires de la Déclaration des scientifiques sur le climat à l'occasion de la conférence de Bali. Rendue publique aujourd'hui, cette déclaration a été préparée sous les auspices du Centre de recherches sur le changement climatique de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney, en Australie.

Les signataires de cette Déclaration adhèrent aux conclusions du rapport de 2007 du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), élaboré par plusieurs centaines de climatologues qui reconnaissaient sans équivoque la réalité du réchauffement climatique et en attribuait la principale cause aux activités humaines. Ils rappellent les conséquences prévisibles de ce réchauffement : « La concentration actuelle de dioxyde de carbone dans notre atmosphère dépasse de loin les variations naturelles qui se sont produites durant les 650 000 dernières années et augmente très rapidement à cause des activités humaines. Si cette tendance n'est pas bientôt arrêtée, plusieurs millions de personnes seront exposées aux risques associés à des événements extrêmes tels que vagues de chaleur, sécheresses, inondations et tempêtes; nos côtes et nos villes seront menacées par des élévations du niveau de la mer et un grand nombre d'écosystèmes, de plantes et d'espèces animales seront en grand danger d'extinction. »

Pour éviter ces effets désastreux, les climatologues affirment que les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites, d'ici 2050, d'au moins 50 % au dessous de leurs niveaux de 1990. À long terme, les concentrations de gaz à effet de serre doivent ainsi être stabilisées à un niveau bien inférieur à 450 ppm (parties par million, mesurées en concentration équivalente CO2). De manière à rester en dessous des 2º C de réchauffement, les émissions mondiales doivent atteindre leur plus haut niveau puis décroître au cours des 10 à 15 prochaines années.

La prochaine série de négociations sur un nouveau traité mondial sur le climat doit commencer ce mois-ci et se terminer en 2009. Dans cette optique, les signataires recommandent fortement aux négociateurs d'arriver à un accord prenant ces objectifs comme étant le minimum des conditions requises pour parvenir à un accord juste et efficace sur le climat planétaire.

www.climate.unsw.edu.au/bali
www.climate.unsw.edu.au/bali/pdf/french.pdf (Format PDF)

Renseignements : René Laprise, professeur
Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère
Faculté des sciences de l'UQAM
Tél. : 514 282-6464, poste 265
Courriel : laprise.rene@uqam.ca

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Source : Claire Bouchard, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Université du Québec à Montréal
Tél. : (514) 987-3000, poste 2248
bouchard.claire@uqam.ca

07-421

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UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : 6 décembre 2007