La Chaire René-Malo en cinéma et en stratégies de production culturelle de l'UQAM présente, en collaboration avec les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) et la Cinémathèque québécoise, deux ateliers donnés par Leonard Retel Helmrich sur ses méthodes de tournage. Cet événement est rendu possible grâce à la collaboration du Consulat général des Pays-Bas.
Les ateliers se dérouleront de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, le 15 novembre devant des professionnels, et le 16 novembre devant des étudiants, au local J-2730 du pavillon Judith-Jasmin, situé au 405, rue Sainte-Catherine Est, à Montréal. L'atelier sera gratuit pour les étudiants et un montant de 50 $ sera demandé aux professionnels. Ces derniers peuvent s'adresser aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) pour s'inscrire, www.ridm.qc.ca
Né en 1959 aux Pays-Bas, Leonard Retel Helmrich est connu comme réalisateur, scénariste, directeur de la photographie, producteur, monteur et acteur. Il a entamé sa carrière de cinéaste par la fiction, en 1990, avec The Phoenix Mystery. Mais c'est avec son documentaire Moving Objects (1991) qu'il a remporté son premier succès international. Il se consacre désormais au documentaire. Ces films les plus connus, outre ceux déjà mentionnés, sont : Jules Unlimited (1992), Windhuisjes (1992), Wormern (1994), Jemand auf der Treppe (1994), Art Non Blok (1995), Why Do Fools Fall in Lava (1997), Poetry in a Moving Frame (1997), The Body of Indonesia's Conscience (1999), The Eye of the Day (2001), Flight >From Heaven (2003), Shape of the Moon (2004).
Helmrich, celui qui a donné des ailes à la caméra, s'est donné les moyens de traduire la réalité avec une fluidité exceptionnelle. Bricoleur, il a mis au point diverses déclinaisons de la « steadycam », cette petite caméra dont il déplie les « ailes », une sorte de guidon articulé permettant à l'appareil d'effectuer toutes sortes de mouvements latéraux et de loopings. Une autre de ses caméras, juchée au sommet d'un long mât de bambou, est pilotée par un volant, dispositif permettant de prendre de la hauteur dans les prises de vues. Cette méthode de tournage originale est tout aussi économique que spectaculaire. Le documentariste est aussi le premier à avoir tourné un film entier en un seul plan, en 1994, soit avant L'arche russe, de Sokourov.
La fluidité de la caméra est l'image de marque de Helmrich. Ce qu'il cherche, avec ses caméras améliorées, c'est une fluidité émue qui rend compte de la réalité de la scène. Ses techniques lui permettent de ne pas se cacher derrière l'appareil, mais d'évoluer à côté de lui et de participer à l'action, à la vie des gens qu'il rencontre. Il dit préférer manipuler les mouvements de caméra plutôt que les gens et rappelle que la technologie doit être au service d'une morale.
Il a remporté des prix dans les grands festivals internationaux de documentaires (IDFA Amsterdam, Sundance, Chicago), de même que le prix du public aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (RIDM) en 2005.
La Cinémathèque québécoise présentera une rétrospective des films de Leonard Retel Helmrich, du 26 octobre au 3 novembre 2007. Son tout dernier film, Promised Paradise, sera projeté en première montréalaise dans le cadres des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), le 15 novembre, à 20 h 30, et le 16 novembre, à 17 h 15.
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Source :
Huguette Lucas, conseillère en relations de presse
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