Le 17 avril 2008 – La Direction de l'UQAM croit tout à fait injustifiable d'utiliser les budgets dédiés à la réalisation des missions académiques de l'Université pour assurer la survie de certains services auxiliaires qui sont déficitaires depuis quelques années. C'est pourquoi la Direction procédera à la fermeture du bar « L'Après-cours » le 25 avril prochain. La fermeture de ce bar est d'autant plus justifiée que l'UQAM s'inscrit dans un environnement urbain qui permet à sa communauté d'avoir accès à un tel service.
Signalons que la situation n'est pas meilleure du côté du magasin le « Bureauphile » qui accumule les déficits depuis 2003-2004. Dans ce dernier cas, l'UQAM entretient des pourparlers avec le Syndicat des employées et employés (SEUQAM) afin d'élaborer, à très court terme, un plan d'action qui permettrait de résorber le déficit du magasin, et ce, de façon récurrente.
Quant aux Services alimentaires qui connaissent un déficit annuel de l'ordre de 500 000 $, un plan de retour à la rentabilité étalé sur deux ans sera implanté dès l'exercice budgétaire 2008-2009, débutant le 1er juin prochain.
Rappelons que les Entreprises auxiliaires de l'UQAM, auxquelles sont rattachés « L'Après-cours », le « Bureauphile » et les Services alimentaires, ne sont pas subventionnées par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Elles doivent donc minimalement s'autofinancer et générer des profits à être réinvestis pour améliorer les missions académiques de l'Université, ce qui n'est malheureusement pas le cas depuis plusieurs années. La Direction de l'UQAM ne croit pas judicieux d'utiliser les budgets de l'Université consacrés à la réalisation des activités d'enseignement, de recherche, de création, et de services aux collectivités pour maintenir des activités périphériques déficitaires.
La Direction de l'UQAM tient à réitérer que la fermeture de « L'Après-cours » et la réduction des effectifs aux Services alimentaires se feront dans le plus strict respect des droits des personnes affectées par ces mesures. L'UQAM respecte et respectera les dispositions de la convention collective applicable. Des échanges ont donc lieu avec tous les intervenants concernés pour une application juste et équitable de la convention collective, dans le respect des personnes touchées par ces décisions. L'UQAM continuera à prendre tous les moyens possibles pour protéger les personnes œuvrant dans les services concernés.
Pour la Direction de l'UQAM, le retour à la santé financière dépend d'un meilleur financement par l'État mais aussi d'une meilleure gestion de ses ressources qui interpelle la collaboration de toutes les composantes de sa communauté. L'UQAM a raison de demander un meilleur financement, mais elle ne peut le faire de façon crédible sans faire la preuve d'une gestion responsable et rigoureuse.
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Source : Daniel Hébert, directeur
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