Le 30 mars 2009 – L'œuvre murale Le passant de Thomas Corriveau, professeur à l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM, a été inaugurée, le 16 mars dernier, au Centre jeunesse de Lanaudière à Joliette. Cette œuvre d'art public a été sélectionnée et réalisée dans le cadre de l'application de la Politique d'intégration des arts à l'architecture du gouvernement du Québec.
L'œuvre
Onzième réalisation de l'artiste dans le cadre de cette politique,
Le passant est constitué de 27 tableaux peints à l'acrylique qui
se déploient sur trois murs de la salle polyvalente du Campus Jeunesse.
Les tableaux sont disposés suivant une grille répétitive,
basée sur une forme carrée de 50 centimètres de côté,
faisant alterner les vides et les pleins. Chaque petit tableau donne à voir
une représentation distincte et autonome, peinte à partir d'images
trouvées, publiées dans des journaux. Les traits rappellent certaines
conventions de la bande dessinée, faisant écho à la
prolifération de cases qui construit la composition. De plus, la figure
d'un passant apparaît à plusieurs reprises dans les trois ensembles
de tableaux, proposant une traversée dans la complexité du monde,
ce qui évoque le cheminement des jeunes en transition dans les Centres
jeunesse.
Art public et politique
La Politique d'intégration des arts à l'architecture du
gouvernement du Québec est une mesure gouvernementale qui consiste
à réserver une partie du budget de construction ou
d'agrandissement d'un bâtiment ou d'un site public à la
réalisation d'une ou de plusieurs œuvres d'art conçue
spécifiquement pour ces lieux ou, dans certains cas, à
l'achat d'une œuvre déjà réalisée. Depuis1981,
plus de 2 500 œuvres ont ainsi été réalisée
dans des lieux publics.
À propos de Thomas Corriveau
Thomas Corriveau a obtenu une maîtrise en beaux-arts de l'Université
Concordia en 1988. Il a enseigné pendant douze ans au département
d'arts visuels de l'Université d'Ottawa et est, depuis 2002, professeur
à l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM.
Il a reçu en 1996 le premier Prix Graff, récompensant le travail
d'un artiste québécois en mi-carrière.
La pratique de Thomas Corriveau conserve des liens conceptuels et formels très importants avec la peinture, dont elle est issue, mais elle se déploie dans une approche multidisciplinaire de l'image, qui déborde fréquemment vers des productions sculpturales, photographiques ou filmiques. S'intéressant plus récemment aux pratiques de l'estampe (sérigraphie et gravure en relief) ainsi qu'aux potentialités de l'image numérique, il poursuit ses recherches sur la fragmentation de l'image et invite toujours le spectateur à questionner ses habitudes perceptives.
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Source : Huguette Lucas, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
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