Le 13 mai 2009 – L'UQAM est fière d'annoncer que le professeur Simon Harel, du Département d'études littéraires, est lauréat 2009 d'un prestigieux prix Trudeau d'une valeur de 225 000 $. Décerné par la Fondation Pierre Elliott Trudeau à des spécialistes des sciences humaines et sociales faisant preuve d'un engagement intellectuel hors du commun, ce prix récompense des lauréats qui se sont illustrés par leurs réalisations en recherche, leur créativité et leur engagement dans la vie publique. En remportant ce prix, Simon Harel devient le deuxième professeur de l'UQAM honoré par la Fondation Pierre Elliott Trudeau, rejoignant ainsi Joseph Yvon Thériault (lauréat 2007), professeur au Département de sociologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Mondialisation, citoyenneté et démocratie, au nombre des lauréats Trudeau.
« Je félicite le professeur Harel de cette prestigieuse distinction, a dit le vice-recteur à la Recherche et à la création de l'UQAM, Guy Berthiaume. Ses recherches sur l'exclusion et les migrations sont brûlantes d'actualité et elles illustrent de façon remarquable L'effet UQAM dans nos sociétés. »
« Les nouveaux lauréats Trudeau ont démontré hors de tout doute qu'avec de l'imagination et une conscience sociale authentique il est possible de mettre la plus grande rigueur scientifique au service des grandes questions qui préoccupent notre pays » a dit le président de la Fondation, Pierre-Gerlier Forest.
Outre le professeur Simon Harel, seul lauréat québécois en 2009, trois autres chercheurs reçoivent le prix Trudeau cette année. Il s'agit d'Isabella C. Bakker (Université York), de Beverley Diamond (Université Memorial de Terre-Neuve) et de Jeremy Webber (Université de Victoria).
Simon Harel
Professeur au Département d'études littéraires de l'UQAM depuis
1989, Simon Harel dirige à l'UQAM le Centre d'études sur les lettres,
les arts et les traditions (CELAT). Véritable pionnier de l'étude des
transformations de notre espace littéraire et culturel sous l'effet des
migrations, le travail de Simon Harel a une dimension éthique et sociale
qui lui confère une valeur universelle.
Chercheur et auteur prolifique, il a ouvert et développé un domaine de recherche inexploré sur les écritures migrantes, particulièrement en contexte minoritaire. L'œuvre de Simon Harel se situe aux frontières des études littéraires et des études culturelles. S'intéressant aux différentes formes du récit, ses travaux traitent des représentations limitrophes de l'altérité, des phénomènes d'exclusion et de problématiques interculturelles. Son ouvrage Voleurs de parcours, publié en 1989 et réédité en 1999 est reconnu comme l'un des livres les plus significatifs des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix dans le champ des études culturelles au Québec.
Intellectuel de premier plan et leader scientifique reconnu, Simon Harel a publié, en à peine vingt ans de carrière, plus d'une vingtaine d'ouvrages et au-delà de cent vingt articles scientifiques. Organisateur de plusieurs événements scientifiques et culturels d'envergure, il s'y révèle un communicateur enthousiaste et passionné. Il a représenté le Canada à plusieurs reprises dans des forums internationaux et est aussi régulièrement sollicité à titre de professeur invité en France, aux États-Unis et au Brésil.
Lauréat du prix Gabrielle-Roy en 1992 et du Prix du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal, catégorie littérature, en 1993, il a également accepté, au nom du CÉLAT qu'il dirige, le prix Nelson Mandela de l'Association des communautés culturelles et des artistes (ACCA) pour la diversité et l'inclusion en 2006. Monsieur Harel assume par ailleurs d'importantes responsabilités éditoriales. Il dirige notamment la collection « Théorie et littérature » aux Éditions XYZ et est membre du comité de lecture de Quebec Studies Journal– American Council for Quebec Studies (ACQS).
Parmi ses ouvrages les plus récents, signalons Braconnages identitaires. Un Québec palimpseste (2006), Les passages obligés de l'écriture migrante (2005) et Un boîtier d'écriture. Les lieux dits de Michel Leiris (2002).
Recherche et création : L'effet UQAM
La recherche scientifique et la création artistique de l'UQAM, depuis
leurs manifestations les plus fondamentales jusqu'à leurs incarnations
les plus appliquées, trouvent leur finalité dans l'intensité
de leur impact. Les professeurs, les chercheurs et les étudiants de
l'UQAM ont non seulement le souci de l'excellence, mais aussi celui d'optimiser
les retombées de leurs travaux, sur les plans scientifique,
économique, social, culturel et aussi en matière d'amélioration
de la qualité de vie. L'UQAM veut être un modèle en matière
de mobilisation des connaissances et elle ambitionne d'intensifier les collaborations
bidirectionnelles avec ses partenaires. Gouvernements, collectivités,
organismes à but non lucratif, entreprises, partenaires internationaux,
tous sont invités à tirer profit de L'effet UQAM.
www.effet.uqam.ca
À propos de la Fondation Pierre Elliott Trudeau
La Fondation Pierre Elliott Trudeau est un organisme de bienfaisance canadien,
indépendant et sans affiliation politique créé en 2001 par
la famille, les amis et les collègues de l'ancien premier ministre pour lui
rendre hommage. La Fondation soutient des personnes qui se distinguent en affrontant
les problèmes cruciaux de notre société. Octroyés au
terme d'un rigoureux processus de mise en candidature, les prix Trudeau sont
remis annuellement, et ce pour une durée de trois ans. À ce jour,
la Fondation a récompensé près de 200 personnes pour
souligner leurs réalisations, au Canada comme à l'étranger.
www.fondationtrudeau.ca.
![]()
Source : Jenny Desrochers, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tél. : (514) 987-3000, poste 7730
desrochers.jennifer@uqam.ca
09-157