
Dans son avis de mai 2008 intitulé Des acquis à préserver et des défis à relever pour les universités québécoises, le Conseil supérieur de l’éducation plaide pour une hausse de la fréquentation des études de cycles supérieurs : le « taux d’accès à la maîtrise observé à 11,8 % en 2005-2006, devrait atteindre 15 % en 2017 et au doctorat passer de 3,1 % en 2005-2006 à 4 % en 2017. Cette orientation interpelle toutes les universités québécoises, dont l’UQAM qui offre déjà une gamme importante de programmes de 2e et 3e cycles. La hausse de la formation aux cycles supérieurs sera bénéfique tant pour les personnes que pour la société dans son ensemble et cela justifie des efforts appropriés des universités.
Par ailleurs, il est aussi avéré que plusieurs programmes de maîtrise et de doctorat refusent des candidats admissibles en raison de limites de la capacité d’encadrement des travaux de recherche ou de création requis par ces programmes.
Ainsi, en 2008-2009, dans une demi-douzaine de programmes de maîtrise ou de doctorat pour lesquels il y a une forte demande (p.ex. Ph.D. en psychologie ou en administration, maîtrise en gestion de projet ou en travail social), environ 325 candidats admissibles n’ont pu être admis faute de ressources professorales pour les encadrer dans leurs travaux de recherche.
Or, au cours de la période du Plan stratégique, le nombre de postes du corps professoral augmentera de près de 15 % (soit 145 postes par rapport au plancher d’emploi antérieur de 1010 postes). Cette augmentation se traduira par une capacité accrue de direction de mémoires et autres travaux de recherche et de création de 2e cycle et de direction de thèses de doctorat.
L’augmentation du corps professoral permettra donc d’accroître les admissions dans plusieurs programmes de 2e et 3e cycles et dans d’éventuels nouveaux programmes.
Dans ces conditions, au nom même de l’idéal de l’accessibilité, compte tenu de la demande étudiante et sur la base d’une augmentation de la capacité professorale d’encadrer les travaux de recherche et de création requis par des programmes d’études de 2e et 3e cycles, l’UQAM doit viser une croissance des effectifs étudiants de 2e et 3e cycles de l’ordre de 700 personnes inscrites (ou 378 EETP), soit un peu plus de 10 %, comme le pourcentage d’augmentation du corps professoral en 2013-2014.